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Voici la listes des églises
"Protestantes" et qui adhèrent à la confession
de Foi Protestante et au credo du Symbole
des Apôtres.
Le symbole des Apôtres
Je crois
en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel
et de la terre.
Je crois
en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur,
qui a été conçu du Saint-Esprit, et qui est né de la
Vierge Marie. Il a souffert sous Ponce Pilate, il a été
crucifié, il est mort et il a été enseveli, il est
descendu aux enfers. Le troisième jour il est ressuscité
des morts, il est monté aux cieux. Il siège à la
droite de Dieu, le Père tout-puissant, et il viendra de
là juger les vivants et les morts.
Je crois
en l'Esprit-Saint ; je crois la sainte Église
universelle, la communion des saints, la rémission des
péchés, la résurrection de la chair et la vie éternelle.
Amen.
Le symbole de Nicée-Constantinople
| Le
concile de Nicée
fut convoqué en 321
après Jésus-Christ par l'empereur Constantin,
sur la demande d'Eusèbe de Césarée. 250 à
300 évêques représentant la chrétienté
d'alors furent réunis près de la capitale de
l'empire.
Le but de ce concile était d'effectuer une mise
au point et une clarification doctrinale pour
lutter contre les déviations et les hérésies
de toutes natures apparues dans la récente
histoire de l'Église. L'hérésie
arienne (relative à la doctrine
d'Arius; l'arianisme niait la divinité du
Christ et sa préexistence éternelle)
notamment, avait fortement divisé l'église et
l'empire. Ce concile s'acheva le 19
juin 325; les idées orthodoxes défendues
par Athanase triomphèrent et Arius fut bannis.
Peu après, l'hérésie refit surface et
Athanase fut à son tour bannis.
En 381, l'empereur Théodose
1er convoqua un nouveau concile à Constantinople
pour régler cette querelle. L'orthodoxie
triompha grâce à Basile
le grand et Grégoire
de Nyzance. Le texte élaboré lors du
concile de Nicée fut complété pour affirmer
la divinité du Saint-Esprit. L'arianisme
disparut de l'empire romain (mais subsista chez
les Goths).
Voici le texte intégral du symbole de Nicée-Constantinople,
qui exprime encore à ce jour la foi de tous les
chrétiens.
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Nous croyons
en un seul Dieu, le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre,
de toutes choses visibles et invisibles.
Nous croyons en un seul Seigneur, Jésus-Christ,
le Fils unique de Dieu,
né du Père avant tous les siècles,
Dieu venu de Dieu,
engendré et non créé,
d'une même substance que le Père
et par qui tout a été fait ;
qui, pour nous les hommes et pour notre salut,
est descendu des cieux
et s'est incarné par le Saint-Esprit dans la vierge
Marie
et a été fait homme.
Il a été crucifié sous Ponce Pilate,
il a souffert et il a été mis au tombeau.
Il est ressuscité des morts le troisième jour,
conformément aux écritures :
il est monté aux cieux où il siège à la droite du
Père.
De là, il reviendra dans la gloire pour juger les
vivants et les morts
et son règne n'aura pas de fin.
Nous croyons en l'Esprit-Saint,
qui règne et donne la vie,
qui procède du Père (par le Fils),
qui a parlé par les prophètes,
qui, avec le Père et le Fils, est adoré et glorifié.
Nous croyons l'Église une, sainte,
universelle et apostolique.
Nous confessons un seul baptême pour la rémission
des péchés ;
nous attendons la résurrection des morts et la vie
du monde à venir. Amen
La confession de foi des églises réformées de France
dite confession de foi de la Rochelle (1559)
Confession
de foi faite d'un commun accord par les Français qui désirent
vivre selon la pureté de l'Evangile de notre Seigneur Jésus-Christ
1. Nous
croyons et confessons qu'il y a un seul Dieu (Dt 4.35,
39; 1 Co 8.4, 6), qui est une seule et simple essence (Gn
1.3; Ex 3.14) spirituelle (Jn 4.24; 2 Co 3.17), éternelle
(Rm 1.20), invisible (1 Tm 1.17), immuable (Ml 3.6; Nb
23.19), infinie, incompréhensible (Rm 11.33; Ac 7.48;
17.23), ineffable, qui peut toutes choses (Jr 10.7, 10;
Lc 1.37), qui est toute sage (Rm 16.27), toute bonne (Mt
19.17), toute juste (Jr 12.1; Ps 119.137), et toute miséricordieuse
(Ex 34.6-7).
2. Ce Dieu
se manifeste tel aux hommes, premièrement par ses
oeuvres, tant par la création que par la conservation
et conduite d'icelles (Rm 1.19-20). Secondement et plus
clairement par sa parole (Rm 15.4; Jn 5.39; He 1.1),
laquelle au commencement révélée par oracle (Gn 15.1;
3.15; 18.1), a été puis après rédigée par écrit ès
livres que nous appelons Ecriture Sainte (Ex 24.3-4; Rm
1.2).
3. Toute
cette Ecriture Sainte est comprise ès livres canoniques
du Vieil et Nouveau Testament, desquels le nombre
s'ensuit. Les cinq livres de Moïse, savoir est: Genèse,
Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome. Item Josué,
Ruth, le premier et second livres de Samuel, premier et
second livres des Rois, premier et second livres des
Chroniques, autrement dits Paralipomènon, le premier
livre d'Esdras. Item Néhémie, le livre d'Esther, Job,
Psaumes de David, Proverbes ou sentences de Salomon, le
livre de l'Ecclésiaste, dit Prêcheur, Cantique de
Salomon. Item les livres d'Esaïe, Jérémie,
Lamentations de Jérémie, Ezéchiel, Daniel, Osée, Joël,
Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie,
Aggée, Zacharie, Malachie. Item le saint Evangile,
selon saint Matthieu, selon saint Marc, selon saint Luc,
et selon saint Jean. Item le second livre de saint Luc,
autrement dit les Actes des Apôtres. Item les épltres
de saint Paul: aux Romains une, aux Corinthiens deux,
aux Galates une, aux Ephésiens une, aux Philippiens
une, aux Colossiens une, aux Thessaloniciens deux,
Timothée deux, Tite une, Philémon une. Item l'épître
aux Hébreux, l'épître saint Jacques, la première et
seconde épîtres de saint Pierre, la première, deuxième
et troisième épîtres de saint Jean, l'épître de
saint Jude. Item l'Apocalypse ou révélation de saint
Jean.
4. Nous
connaissons ces livres être canoniques et règle très
certaine de notre foi (Ps 12.7; Ps 19.8-9), non tant par
le commun accord et consentement de l'Eglise, que par le
témoignage et persuasion intérieure du Saint-Esprit
qui les nous fait discerner d'avec les autres livres
ecclésiastiques. Sur lesquels, encore qu'ils soient
utiles, on ne peut fonder aucun article de foi.
5. Nous
croyons que la parole qui est contenue en ces livres est
procédée de Dieu (2 Tm 3.16-17; 1 P 1.11-12; 2 P
1.20-21), duquel seul elle prend son autorité, et non
des hommes (Jn 3.26-31; Jn 5.33-34; 1 Tm 1.15). Et
d'autant qu'elle est règle de toute vérité, contenant
tout ce qui est nécessaire pour le service de Dieu et
notre salut (Jn 15.15; Jn 20.31; Ac 20.27), il n'est
loisible aux hommes, ni même aux anges, d'y ajouter,
diminuer ou changer (Dt 4.2; 12.32; Ga 1.8; Pr 30.6; Ap
22.18-19). Dont il s'ensuit que ni l'antiquité, ni les
coutumes, ni la multitude, ni la sagesse, ni les
jugements, ni les arrêts, ni les édits, ni les décrets,
ni les conciles, ni les visions, ni les miracles ne
doivent être opposés icelle Ecriture Sainte (Mt 15.9;
Ac 5.28-29). Ainsi au contraire toutes choses doivent être
examinées, réglées et réformées selon icelle (1 Co
11.2, 23). Et suivant cela nous avouons les trois
Symboles, savoir des Apotres, de Nicée et d'Athanase,
parce qu'ils sont conformes la parole de Dieu.
6. Cette
Ecriture Sainte nous enseigne qu'en cette seule et
simple essence divine que nous avons confessée il y a
trois personnes: le Père, le Fils et le Saint-Esprit (Dt
4.12; 10.17; Mt 28.19; 1 Jn 5.7). Le Père, première
cause et principe et origine de toutes choses. Le Fils,
sa parole et sapience éternelle. Le Saint-Esprit, sa
vertu, puissance et efficace. Le Fils, éternellement
engendré du Père. Le Saint-Esprit, procédant éternellement
de tous deux. Les trois personnes, non confuses mais
distinctes, et toutefois non divisées, mais d'une même
essence, éternité, puissance et égalité (Mt 28.19;
Jn 1.1; Jn 17.5; Ac 17.25; Rm 1.7; 1 Jn 5.7). Et en cela
avouons ce qui a été déterminé par les conciles
anciens, et détestons toutes sectes et hérésies qui
ont été rejetées par les saints docteurs comme saint
Hilaire, saint Athanase, saint Ambroise, saint Cyrille.
7. Nous
croyons que Dieu en trois personnes coopérantes par sa
vertu, sagesse et bonté incompréhensible, a créé
toutes choses, non seulement le ciel, la terre et tout
ce qui y est contenu, mais aussi les esprits invisibles
(Gn 1.1; 3.1; Jn 1.3; Col 1.16; He 1.2), desquels les
uns sont déchus et trébuchés en perdition (2 P 24;
Jude 6), les autres ont persisté en obéissance (Ps
103.20-21). Que les premiers, s'étant corrompus en
malice, sont ennemis de tout bien, et par conséquent de
toute l'Eglise (Jn 8.44). Les seconds, ayant été préservés
par la grace de Dieu, sont ministres pour glorifier le
nom de Dieu et servir au salut de ses élus (He 1.7-14;
Ps 34.8; 91.11).
8. Nous
croyons que non seulement il a créé toutes choses,
mais qu'il les gouverne et conduit, disposant et
ordonnant selon sa volonté de tout ce qui advient au
monde (Ps 104; 119.89-96; 147; Pr 16.4; Mt 10.29; Ac
2.23; 4.28; 17.24, 26, 28; Rm 9.11; Ep 1.11), non pas
qu'il soit auteur du mal ou que la coulpe lui en puisse
être imputée (Ps 5.5; Os 13.9; 1 Jn 2.16; 3.8), vu que
sa volonté est la règle souveraine et infaillible de
toute droiture et équité (Jb 1.22), mais il a des
moyens admirables de se servir tellement des diables et
des méchants qu'il sait convertir en bien le mal qu'ils
font et duquel ils sont coupables (Ac 2.23-24; 4.27-28).
Et ainsi en confessant que rien ne se fait sans la
providence de Dieu, nous adorons en humilité les
secrets qui nous sont cachés, sans nous enquérir
par-dessus notre mesure (Rm 9.19-20; 11.33); mais plutot
appliquons notre usage ce qui nous est montré en l'Ecriture
Sainte, pour être en repos et sureté, et autant que
Dieu, qui a toutes choses sujettes soi, veille sur nous
d'un soin paternel, tellement qu'il ne tombera point un
cheveu de notre tête sans son vouloir (Mt 10.30; Lc
21.18), et cependant tient les diables et tous nos
ennemis bridés, en sorte qu'ils ne nous peuvent faire
aucune nuisance sans son congé (Gn 3.15; Jb 1.12; 2.6;
Mt 8.31; Jn 19.11).
9. Nous
croyons que l'homme ayant été créé pur et entier, et
conforme l'image de Dieu (Gn 1.26; Ecc 7.29; Ep 4.24),
est par sa propre faute déchu de la gr ce qu'il avait
reçue (Gn 3.17; Rm 5.12; Ep 2.2-3), et ainsi s'est aliéné
de Dieu qui est la fontaine de justice et de tous biens,
en sorte que sa nature est du tout corrompue (Gn 6.5;
8.21), et étant aveuglé en son esprit et dépravé en
son c|ur, a perdu toute intégrité sans en avoir rien
de résidu. Et combien qu'il ait encore quelque discrétion
du bien et du mal (Rm 1.20-21; 2.18-20), nonobstant nous
disons que ce qu'il a de clarté se convertit en ténèbres
quand il est question de chercher Dieu, tellement qu'il
n'en peut nullement approcher par son intelligence et
raison (Rm 1.21; 1 Co 2.14). Et combien qu'il ait volonté
par laquelle il est incité faire ceci ou cela,
toutefois elle est du tout captive sous péché (Rm
6.16-17; 8.6-7), en sorte qu'il n'a nulle liberté bien,
que celle que Dieu lui donne (Jr 10.23; Jn 1.12; 3.6;
8.36; 15.5; Rm 7.18; 1 Co 4.7; 2 Co 3.5; Ph 2.13).
10. Nous
croyons que toute la lignée d'Adam est infectée de
telle contagion, qui est le péché originel et un vice
héréditaire (Gn 6.5 ; 8.21; Jb 14.4 ; Ps 51.7; Mt
15.19 ; Rm 5.12-18) et non pas seulement une imitation,
comme les Pélagiens ont voulu dire, les- quels nous détestons
en leurs erreurs. Et n'estimons pas qu'il soit besoin de
s'enquérir comme le péché vient d'un homme l'autre,
vu que c'est bien assez que ce que Dieu lui avait donné
n'était pas pour lui seul, mais pour toute sa lignée,
et ainsi qu'en la personne d'icelui nous avons été dénués
de tous biens, et sommes trébuchés en toute pauvreté
et malédiction.
11. Nous
croyons aussi que ce vice est vraiment péché, qui
suffit condamner tout le genre humain, jusqu'aux petits
enfants dès le ventre de la mère, et que pour tel il
est réputé devant Dieu (Ps 51.7; Rm 3.9-12, 23; 5.12;
Ep 2.3), même qu'après le baptême c'est toujours péché
quant la coulpe, combien que la condamnation en soit
abolie aux enfants de Dieu, ne la leur imputant point
par sa bonté gratuite (Rm 7) Outre cela, que c'est une
perversité produisant toujours fruits de malice et rébellion
(Rm 7.5), tels que les plus saints, encore qu'ils y résistent,
ne laissent point d'être entachés d'infirmités et de
fautes pendant qu'ils habitent en ce monde (Rm 7.14-19;
2 Co 12.7).
12. Nous
croyons que de cette corruption et condamnation générale
en laquelle tous hommes sont plongés, Dieu retire ceux
lesquels en son conseil éternel et immuable il a élus
par sa seule bonté et miséricorde en notre Seigneur Jésus-Christ,
sans considération de leurs |uvres (Jr 1.5; Rm 8.28-30
et tout le ch. 9; Ep 1.4-5; Rm 3.28; 2 Tm 1.9; Tt 3.5),
laissant les autres en icelle même corruption et
condamnation, pour démontrer en eux sa justice (Ex
9.16; Rm 9.22; 2 Tm 2.20), comme ès premiers il fait
luire les richesses de sa miséricorde (Ep 1.7; Rm
3.22-23; 9.23). Car les uns ne sont point meilleurs que
les autres, jusqu' ce que Dieu les discerne selon son
conseil immuable, qu'il a déterminé en Jésus-Christ
devant la création du monde (Ep 1.4; 2 Tm 1.9), et nul
aussi ne se pourrait introduire un tel bien de sa propre
vertu, vu que de nature nous ne pouvons avoir un seul
bon mouvement, ni affection, ni pensée, jusqu' ce que
Dieu nous ait prévenus, et nous y ait disposés (Jr
10.23; Rm 9.16; Ep 1.4-5; 2 Tm 1.9; Ph 2.13 ; Tt 3.3).
13. Nous
croyons qu'en icelui Jésus-Christ tout ce qui était
requis notre salut nous a été offert et communiqué.
Lequel nous étant donné salut, nous a été quant et
quant fait sapience, justice, sanctification et rédemption
(1 Co 1.30; Ep 1.7; Col 1.13-14; 1 Tm 1.15; Tt 2.14), en
sorte qu'en déclinant de lui, on renonce la miséricorde
du Père, o il nous convient avoir notre refuge unique (Jn
3-18; 1 Jn 2.23).
14. Nous
croyons que Jésus-Christ, étant la sagesse de Dieu et
son Fils éternel, a vêtu notre chair, afin d'être
Dieu et homme en une personne (Jn 1.14; Ph 2.6-7), voire
homme semblable nous (He 2.17), passible en corps et en
me, sinon en tant qu'il a été pur de toute macule (2
Co 5.21). Et quant son humanité, qu'il a été vraie
semence d'Abraham et de David (Ac 13.23; Rm 1.3; 8.3;
9.5; He 2.14-15; 4.15), combien qu'il ait été conçu
par la vertu secrète du Saint-Esprit (Lc 1.28, 31, 35;
2.11; Mt 1.18). En quoi nous détestons toutes les hérésies
qui ont anciennement troublé les Eglises, et notamment
aussi les imaginations diaboliques de Servet, lequel
attribue au Seigneur Jésus une divinité fantastique,
d'autant qu'il le dit être idée et patron de toutes
choses, et le nomme Fils personnel ou figuratif de Dieu,
et finalement lui forge un corps de trois éléments
incréés, et par ainsi mêle et détruit toutes les
deux natures.
15. Nous
croyons qu'en une même personne, savoir Jésus-Christ,
les deux natures sont vraiment et inséparablement
conjointes et unies, demeurant néanmoins chacune nature
en sa distincte propriété, tellement que comme en
cette conjonction la nature divine retenant sa propriété
est demeurée incréée, infinie et remplissant toutes
choses, aussi la nature humaine est demeurée finie,
ayant sa forme, mesure et propriété (Mt 1.20-21; Lc
1.31, 32, 35, 42, 43; Jn 1.14; Rm 9.5; 1 Tm 2.5; 3.16;
He 5.8), et même combien que Jésus-Christ en
ressuscitant ait donné immortalité son corps,
toutefois il ne lui a ôté la vérité de sa nature (Lc
24.38-39; Rm 1.4; Ph 2.6-11; 3.21). Et ainsi nous le
considérons tellement en sa divinité, que nous ne le dépouillons
point de son humanité.
16. Nous
croyons que Dieu envoyant son Fils a voulu montrer son
amour et bonté inestimable envers nous, en le livrant
la mort et le ressuscitant pour accomplir toute justice
et pour nous acquérir la vie céleste (Jn 3.16; 15.13;
1 Jn 4.9; Rm 4.25; 1 Tm 1.14-15).
17. Nous
croyons que par le sacrifice unique que le Seigneur Jésus
a offert en la croix nous sommes réconciliés Dieu,
pour être tenus et réputés justes devant lui (2 Co
5.19; Ep 5.2; He 5.7-9; 9.14; 10.10, 12, 14; 1 Tm 1.15),
parce que nous ne lui pouvons être agréables, ni être
participants de son adoption, sinon d'autant qu'il nous
pardonne nos fautes et les ensevelit (1 P 2.24-25).
Ainsi nous protestons que Jésus-Christ est notre
lavement entier et parfait (Ep 5.26; Tt 3.5), qu'en sa
mort nous avons entière satisfaction pour nous
acquitter de nos forfaits et iniquités dont nous sommes
coupables, et ne pouvons être délivrés que par ce remède
(He 9.14; 1 P 1.18-19; lJn 1.7; Rm 3.26).
18. Nous
croyons que toute notre justice est fondée en la rémission
de nos péchés, comme aussi c'est notre seule félicité,
comme dit David (Ps 32.1-2; Rm 4.7-8). Parquoi nous
rejetons tous autres moyens de nous pouvoir justifier
devant Dieu (Rm 3.19); et sans présumer de nulles
vertus ni mérites, nous nous tenons simplement l'obéissance
de Jésus-Christ, laquelle nous est allouée tant pour
couvrir toutes nos fautes, que pour nous faire trouver
gr ce et faveur devant Dieu (Rm 5.19; 1 Tm 2.5; 1 Jn
2.1-2; Rm 1.16). Et de fait nous croyons qu'en déclinant
de ce fondement tant peu que ce soit, nous ne pourrions
trouver ailleurs aucun repos (Ac 4.12), mais serions
toujours agités d'inquiétude, d'autant que jamais nous
ne sommes paisibles avec Dieu, jusqu' ce que nous soyons
bien résolus d'être aimés en Jésus-Christ, vu que
nous sommes dignes d'être haïs en nous-mêmes.
19. Nous
croyons que c'est par ce moyen que nous avons liberté
et privilège d'invoquer Dieu, avec pleine fiance qu'il
se montrera notre Père (Rm 5.1; 8.15; Ga 4.6; Ep 3.12).
Car nous n'aurions pas aucun accès au Père, si nous n'étions
adressés par ce Médiateur, et pour être exaucés en
son Nom, il convient tenir notre vie de lui comme de
notre chef (Jn 15.16; Rm 5.2; Ep 2.13-15; 1 Tm 2.5; He
4.14).
20. Nous
croyons que nous sommes faits participants de cette
justice par la seule foi, comme il est dit qu'il a
souffert pour nous acquérir salut, celle fin que
quiconque croira en lui ne périsse point (Jn 3.16), et
que cela se fait d'autant que les promesses de vie qui
nous sont données en lui sont appropriées notre usage,
et en sentons l'effet quand nous les acceptons, ne
doutant point qu'étant assurés par la bouche de Dieu,
nous ne serons point frustrés. Ainsi la justice que
nous obtenons par foi dépend des promesses gratuites
par lesquelles Dieu nous déclare et testifie qu'il nous
aime (Rm 3.24, 25, 27, 28, 30; 1.16-17; 4.3; 9.30-32;
11.6; Ga 2.16, 21; 3.9, 10, 18, 24; 5.4; Ph 3.9; 2 Tm
1.9; Tt 3.5-6; He 11.7; Ac 10.43; Jn 17.23-26).
21. Nous
croyons que nous sommes illuminés en la foi par la gr
ce secrète du Saint-Esprit (Ep 1.17-18; 1 Th 1.5; 2 P
1.3-4), tellement que c'est un don gratuit et
particulier que Dieu départ ceux que bon lui semble (Rm
9.16, 18, 24, 25; 1 Co 4.7), en sorte que les fidèles
n'ont de quoi s'en glorifier (Ep 2.8), étant obligés
au double de ce qu'ils ont été préférés aux autres,
même que la foi n'est pas seulement baillée par un
coup aux élus pour les introduire au bon chemin, ains
pour les y faire continuer aussi jusqu'au bout (1 Co
1.8-9). Car comme c'est Dieu de faire le commencement,
aussi c'est lui de parachever (Ph 1.6; 2.13).
22. Nous
croyons que par cette foi nous sommes régénérés en
nouveauté de vie, étant naturellement asservis péché
(Tt 3.5; 1 P 1.3; Rm 6.17-20; Col 2.13; 3.10). Or nous
recevons par foi la gr ce de vivre saintement et en la
crainte de Dieu, en recevant la promesse qui nous est
donnée par l'Evangile, savoir que Dieu nous donnera son
Saint-Esprit. Ainsi la foi non seulement ne refroidit
l'affection de bien et saintement vivre (Jc 2.17, 26),
mais l'engendre et excite en nous, produisant nécessairement
les bonnes oeuvres (Ga 5.6, 22; 1 Jn 2.3-4; 2 P 1.5-8).
Au reste, combien que Dieu pour accomplir notre salut
nous régénère, nous reformant bien faire (Dt 30.6; Jn
3.5), toutefois nous confessons que les bonnes oeuvres
que nous faisons par la conduite de son Esprit ne
viennent point en compte pour nous justifier ou mériter
que Dieu nous tienne pour ses enfants (Lc 17.10; Ps 6.2;
Rm 3.19-20; 4.3-5), parce que nous serions toujours
flottants en doute et inquiétude, si nos consciences ne
s'appuyaient sur la satisfaction par laquelle Jésus-Christ
nous a acquittés (Rm 5.1-2).
23. Nous
croyons que toutes les figures de la Loi ont pris fin la
venue de Jésus-Christ (Rm 10.4; Ga 3 et 4; Col 2.17; Jn
1.17). Mais combien que les cérémonies ne soient plus
en usage, néanmoins la substance et vérité nous en
est demeurée en la personne de celui auquel gît tout
accomplissement (Ga 4.3, 9; 2 P 1.19; Lc 1.70; Jc 5.10).
Au surplus il nous faut aider de la Loi et des Prophètes,
tant pour régler notre vie que pour être confirmés
aux promesses de l'Evangile (2 Tm 3.16; 2 P 3.2).
24. Nous
croyons, puisque Jésus-Christ nous est donné pour seul
avocat (1 Jn 2.1-2; 1 Tm 2.5; Ac 4.12) et qu'il nous
commande de nous retirer privément en son Nom vers son
Père (Jn 16.23-24), et même qu'il ne nous est pas
licite de prier sinon en suivant la forme que Dieu nous
a dictée par sa parole (Mt 6.9ss.; Lc 11.2ss.), que
tout ce que les hommes ont imaginé de l'intercession
des saints trépassés n'est qu'abus et fallace de Satan
pour faire dévoyer les hommes de la forme de bien prier
(Ac 10.25-26; 14.15; Ap 19.10; 22.8-9). Nous rejetons
aussi tous autres moyens que les hommes présument avoir
pour se racheter envers Dieu, comme dérogeant au
sacrifice de la mort et passion de Jésus-Christ.
Finalement nous tenons le purgatoire pour une lllusion
procédée de cette même boutique, de laquelle sont
aussi procédés les voeux monastiques, pèlerinages, défenses
du mariage et de l'usage des viandes, l'observation cérémonieuse
des jours, la confession auriculaire, les indulgences,
et toutes autres telles choses par lesquelles on pense mériter
gr ce et salut (Mt 15.11; 6.16- 18; Ac 10.14-15; Rm
14.2; Ga 4.9-10; Col 2.18-23; 1 Tm 4.2-5). Lesquelles
choses nous rejetons non seulement pour la fausse
opinion du mérite qui y est attachée, mais aussi parce
que ce sont inventions humaines, qui imposent joug aux
consciences.
25. Or
parce que nous ne jouissons de Jésus-Christ que par l'Evangile
(Mt 10.27; Rm 1.16-17; 10.17), nous croyons que l'ordre
de l'Eglise qui a été établi en son autorité doit être
sacré et inviolable (Mt 18.20; Ep 1.22-23), et pourtant
que l'Eglise ne peut consister sinon qu'il y ait des
pasteurs, qui aient la charge d'enseigner, lesquels on
doit honorer et écouter en révérence quand ils sont d
ment appelés et exercent fidèlement leur office (Mt
10.40; Jn 13.20; Lc 10.16; Rm 10.14-15; Ep 411-12). Non
pas que Dieu soit attaché telles aides ou moyens inférieurs,
mais pour ce qu'il lui plaît nous entretenir sous telle
charge et bride. En quoi nous détestons tous
fantastiques qui voudraient bien, en tant qu'en eux est,
anéantir le ministère et prédication de la parole de
Dieu et des sacrements.
26. Nous
croyons donc que nul ne se doit retirer part et se
contenter de sa personne, mais tous ensemble doivent
garder et entretenir l'unité de l'Eglise, se soumettant
l'instruction commune et au joug de Jésus-Christ (Ps
5.8; 22.23; 42.5; Ep 4.12; He 2.12), et ce en quelque
lieu que Dieu aura établi un vrai ordre d'Eglise,
encore que les Magistrats et leurs édits y soient
contraires; et que tous ceux qui ne s'y rangent, ou s'en
séparent, contrarient l'ordonnance de Dieu (Ac 4.17,
19, 20; He 1025).
27.
Toutefois nous croyons qu'il convient discerner
soigneusement et avec prudence qu'elle est la vraie
Eglise, pour ce que par trop on abuse de ce titre Ur
7.4, 8, 11, 12; Mt 3.8-10; 7.22, 24; 1 Co 3.10-11; Mi
2.10-12). Nous disons donc, suivant la Parole de Dieu,
que c'est la compagnie des fidèles qui s'accordent
suivre icelle Parole et la pure religion qui en dépend,
et qui profitent en icelle tout le temps de leur vie,
croissant et se confirmant en la crainte de Dieu, selon
qu'ils ont besoin de s'avancer et marcher toujours plus
outre (Ep 2.19-20; 4.11-12; 1 Tm 3.15; Dt 31.12); même,
quoi qu'ils s'efforcent, qu'il leur convient avoir
incessamment recours la rémission de leurs péchés (Rm
3). Néanmoins, nous ne nions point que parmi les fidèles
il n'y ait des hypocrites et réprouvés, desquels la
malice ne peut effacer le titre d'Eglise (Mt 13; 2 Tm
2.18-20).
28. Sous
cette croyance nous protestons que l o la Parole de Dieu
n'est reçue et qu'on ne fait nulle profession de
s'assujettir icelle, et o il n'y a nul usage des
sacrements, parler proprement, on ne peut juger qu'il y
ait aucune Eglise (Mt 10.14-15; Jn 10; 1 Co 3.10-13; Ep
2.19-21). Pourtant nous condamnons les assemblées de la
Papauté, vu que la pure vérité de Dieu en est bannie,
èsquelles les sacrements sont corrompus, ab tardis,
falsifiés ou anéantis du tout, et èsquelles toutes
superstitions et idol tries ont la vogue. Nous tenons
donc que tous ceux qui se mêlent en tels actes et y
communiquent, se séparent et retranchent du corps de Jésus-Christ
(2 Co 6.14-16; l Co 6.15). Toutefois parce qu'il reste
encore quelque petite trace d'Eglise en la Papauté, et
même que la substance du baptême y est demeurée,
joint que l'efficace et vertu du baptême ne dépend de
celui qui l'administre (Mt 3.11; 28.19; Mc 1.8; Ac 1.5;
11.15-17; 19.4-5; 1 Co 1.13), nous confessons ceux qui y
sont baptisés n'avoir besoin d'un second baptême.
Cependant cause des corruptions qui y sont, on n'y peut
présenter les enfants sans se polluer.
29. Quant
est de la vraie Eglise, nous croyons qu'elle doit être
gouvernée selon la police que notre Seigneur Jésus a
établie (Ac 6.3- 4; Ep 4.11; 1 Tm 31-13; Tt 1.5-9; 1 Co
12), c'est qu'il y ait des pasteurs, des surveillants et
diacres, afin que la pureté de doctrine ait son cours,
que les vices soient corrigés et réprimés, et que les
pauvres et tous autres affligés soient secourus en
leurs nécessités, et que les assemblées se fassent au
nom de Dieu, èsquelles grands et petits soient édifiés.
30. Nous
croyons tous vrais pasteurs, en quelque lieu qu'ils
soient, avoir même autorité et égale puissance sous
un seul chef, seul souverain et seul universel évêque,
Jésus-Christ (Mt 20.20-28; 1 Co 3.4-9; 4.1; Ep 1.22;
Col 1.18-19). Et pour cette cause que nulle Eglise ne
doit prétendre aucune domination ou seigneurie sur
l'autre.
31. Nous
croyons que nul ne se doit ingérer de son autorité
propre pour gouverner l'Eglise, mais que cela se doit
faire par élection (Mt 28.19; Mc 16.15; Jn 15.16; Ac
1.21; 6.1-3; Rm 10.15; Tt 1.5), en tant qu'il est
possible et que Dieu le permet, laquelle exception nous
ajoutons, notamment parce qu'il a fallu quelquefois, et
même de notre temps, auquel l'état de l'Eglise était
interrompu, que Dieu ait suscité gens d'une façon
extraordinaire pour dresser l'Eglise de nouveau qui était
en ruine et désolation. Mais quoi qu'il en soit, nous
croyons qu'il se faut toujours conformer cette règle,
que tous pasteurs, surveillants et diacres aient témoignage
d'être appelés leur office (Ga 1.15; 2 Tm 3.7-10, 15).
32. Nous
croyons aussi qu'il est bon et utile que ceux qui sont
élus pour être superintendants avisent entre eux quel
moyen ils devront tenir pour le régime de tout le corps
(Ac 15.6-7, 25, 28; Rm 12.6-8) et toutefois qu'ils ne déclinent
nullement de ce qui nous en a été ordonné par notre
Seigneur Jésus-Christ (1 Co 14.40; 1 P 5.1-3). Ce qui
n'empêche point qu'il n'y ait quelques ordonnances
particulières en chaque lieu, selon que la commodité
le requerra.
33.
Cependant nous excluons toutes inventions humaines et
toutes lois qu'on voudrait introduire sous ombre du
service de Dieu, par lesquelles on voudrait lier les
consciences (Rm 16.17-18; 1 Co 3.11; Ga 5.1; Col 2.8),
mais seulement recevons ce qui fait et est propre pour
nourrir concorde et tenir chacun depuis le premier
jusqu'au dernier en obéissance. En quoi nous avons
suivre ce que notre Seigneur a déclaré quant
l'excommunication, laquelle nous approuvons et
confessons être nécessaire avec toutes ses
appartenances (Mt 18.17; 1 Co 5.45; 1 Tm 1.20).
34. Nous
croyons que les sacrements sont ajoutés la Parole pour
plus ample confirmation, afin de nous être gages et méreaux
de la gr ce de Dieu et par ce moyen aider et soulager
notre foi, cause de l'infirmité et rudesse qui est en
nous (Ex 12; Mt 26.26-27; Rm 4.11; 1 Co 11.23-24); et
qu'ils sont tellement signes extérieurs que Dieu
besogne par iceux en la vertu de son Esprit, afin de
nous y rien signifier en vain (Ac 22.16; Ga 3.27; Ep
5.26). Toutefois, nous tenons que toute leur substance
et vérité est en Jésus-Christ et si on les en sépare,
ce n'est plus rien qu'ombrage et fumée.
35. Nous en
confessons seulement deux, communs toute l'Eglise,
desquels le premier, qui est le baptême, nous est donné
pour témoignage de notre adoption, parce que l nous
sommes entés au corps de Christ, afin d'être lavés et
nettoyés par son sang, et puis renouvelés en sainte
vie par son Esprit (Rm 6.3-4; Ac 22.16; Tt 3.5; Ep
5.26). Nous tenons aussi, combien que nous ne soyons
baptisés qu'une fois, que le profit qui nous est l
signifié s'étend la vie et la mort, afin que nous
ayons une signature permanente, que Jésus-Christ nous
sera toujours justice et sanctification (Rm 4; 6.22-23).
Or combien que ce soit un sacrement de foi et de pénitence
(Mt 3.11; Mc 1.4; 16.16; Lc 3.3; Ac 13.24; 19.4), néanmoins
pour ce que Dieu recoit en son Eglise les petits enfants
avec leurs pères (Mt 19.14; 1 Co 7.14), nous disons que
par l'autorité de Jésus-Christ les petits enfants
engendrés des fidèles doivent être baptisés.
36. Nous
confessons que la sainte cène, qui est le second
sacrement, nous est témoignage de l'unité que nous
avons avec Jésus-Christ (1 Co 10.16-17; 11.24),
d'autant qu'il n'est pas seulement une fois mort et
ressuscité pour nous, mais aussi nous repaît et
nourrit vraiment de sa chair et de son sang, ce que nous
soyons un avec lui et que sa vie nous soit commune (Jn
6.55-57; 17.21; Rm 8.32). Or combien qu'il soit au ciel
jusqu' ce qu'il vienne pour juger tout le monde (Mc
16.19; Ac 1.2-11; 3.21), toutefois nous croyons que par
la vertu secrète et incompréhensible de son Esprit il
nous nourrit et vivifie de la substance de son corps et
de son sang (1 Co 10.16; Jn 6.35). Nous tenons bien que
cela se fait spirituellement, non pas pour mettre au
lieu de l'effet et de la vérité imagination ni pensée,
mais d'autant que ce mystère surmonte en sa hautesse la
mesure de notre sens et tout ordre de nature, bref, pour
ce qu'il est céleste, ne peut être appréhendé que
par foi.
37. Nous
croyons, ainsi qu'il a été dit, que tant en la cène
qu'au baptême Dieu nous donne réellement et par effet
ce qu'il y figure, et pourtant nous conjoignons avec les
signes la vraie possession et jouissance de ce qui nous
est l présenté. Et par ainsi tous ceux qui apportent
la table sacrée de Christ une pure foi, comme un
vaisseau, reçoivent vraiment ce que les signes y
testifient: c'est que le corps et le sang de Jésus-Christ
ne servent pas moins de manger et boire l' me que le
pain et le vin font au corps (Mt 26.26; 1 Co 11.24-25).
38. Ainsi
nous tenons que l'eau étant un élément caduc ne
laisse pas de nous testifier en vérité le lavement intérieur
de notre me au sang de Jésus-Christ par l'efficace de
son Esprit (Rm 6.3-4; 1 Co 6.11; Ep 5.26), et que le
pain et le vin nous étant donnés en la cène nous
servent vraiment de nourriture spirituelle, d'autant
qu'ils nous montrent comme l'oeil la chair de Jésus-Christ
nous être notre viande et son sang notre breuvage (Jn
6.51; 1 Co 11.24). Et rejetons les fantastiques et
sacramentaires qui ne veulent point recevoir tels signes
et marques, vu que Jésus-Christ prononce: "Ceci
est mon corps, et ce calice est mon sang" (Mt
26.26; 1 Co 11.24-25).
39. Nous
croyons que Dieu veut que le monde soit gouverné par
lois et polices, afin qu'il y ait quelques brides pour réprimer
les appétits désordonnés du monde (Ex 18.20-21; Mt
17.24-27; Rm 13.1-7). Et ainsi qu'il a établi les
royaumes, républiques et toutes autres sortes de
principautés, soit héréditaires ou autrement, et tout
ce qui appartient l'état de justice et en veut être
reconnu auteur, cette cause a mis le glaive en la main
des magistrats pour réprimer les péchés commis, non
seulement contre la seconde table des commandements de
Dieu, mais aussi contre la première. Il faut donc,
cause de lui, que non seulement on endure que les supérieurs
dominent, mais aussi qu'on les honore et prise en toute
révérence, les tenant pour ses lieutenants et
officiers, lesquels il a commis pour exercer une charge
légitime et sainte (1 P 2.13-14; 1 Tm 2.2).
40. Nous
tenons donc qu'il faut obéir leurs lois et statuts,
payer tributs, impôts et autres devoirs, et porter le
joug de sujétion d'une bonne et franche volonté,
encore qu'ils fussent infidèles, moyennant que l'empire
souverain de Dieu demeure en son entier (Mt 17.24; Ac
4.17-19). Par ainsi nous détestons ceux qui voudraient
rejeter les supériorités, mettre communauté et
confusions des biens, et renverser l'ordre de justice.
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