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Raccourcis
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Des
médecines alternatives
marginales
C'est
une mysticisme dérivé du bouddhisme et du taoïsme chinois.
Il doit ses lettres de crédit à l'éclat que lui a donné
"l'intelligentsia" nippone. À l'inverse des
philosophies s'attachant à tout ce que l'intelligence peut
rationnellement concevoir, à l'inverse également des
religions intéressées à des dogmes, le zen, par le biais
d'une méditation qui lui est propre, veut aider au dépassement
du "moi" conditionné par les limites de la raison,
mais aussi libérer et développer en l'homme sa personnalité
cachée, lui permettre de retrouver un accord profond avec les
"Énergies cosmiques" répandues dans l'univers.
Cette
perspective visant au bonheur éternel et à la liberté
infinie comporte des aspects moraux inspirés de ce que la vie
elle-même nous enseigne. Chaque créature, végétal,
animale, humaine, porte en elle une parcelle de vie, dans le
maintien et le développement de laquelle nous sommes interdépendants.
Cette solidarité requiert l'esprit de sacrifice des uns en
faveur des autres. La terre se sacrifie pour nourrir les
plantes, qui se sacrifient pour nourrir les animaux et les
hommes, qui eux-mêmes doivent se sacrifier pour instaurer la
vie véritable et à venir. Cette philosophie vise la guérison
de la totalité des créatures et de la Création.
L'un de ses promoteurs,
Georges Ohsawa, est connu par son livre: Le zen
macrobiotique .
(ED. libr. J.Vrin.)
Il enseigne un "régime alimentaire conforme à ses
conceptions philosophiques et morales".
Ayant établi un rapport entre
la nourriture et nos modes de vie, il veut corriger le malheur
de la civilisation occidentale par une cuisine qui "améliore
le jugement." Ce n'est pas une boutade. C'est au
contraire une science à l'origine de laquelle se retrouvent
les deux forces antagonistes de la philosophie religieuse
chinoise: le yin et le yang. Elles sont actives à l'arrière-plan
de tout ce qui existe, aussi bien des corps chimiques, des
températures, des couleurs, des tendances, des directions,
que des goûts, des sexes, des contrées, des saisons. L'équilibre
de ces deux forces, c'est la clé de la santé et du bonheur.
D'où la cuisine macrobiotique enseignant le dosage et la préparation
des éléments yin et yang des nourritures et des boissons, au
service de notre vie éternelle.
Le promoteur ne s'en cache
pas. Il veut remplacer l'Évangile "impraticable et périmé"
(p.
cit. p.208) Intéressante
et lucide intention. Les adeptes du "zen" ont peut-être
mieux écouté l'Évangile impraticable... que
nombre de christianisés qui, eux, l'ont apprivoisé,
domestiqué, églisé, occidentalisé et, sous cette mouture
convenable, le trouvent "praticable".
Jésus l'a clairement dit à
Nicodème, lui aussi troublé devant les absolus de l'Évangile:
"Il
faut que vous naissiez de nouveau..."
l'Évangile
n'est "vivable" qu'à partir de cette surnaturelle régénération.
Il s'agit donc d'une
intervention divine et non d'un équilibre à trouver à l'École
du yin et du yang.
À la question de savoir
pourquoi une telle philosophie et sa spiritualité
"macrobiotique", en dépit de leurs exigences et de
leurs subtilités, plaisent mieux à certains que le pain
ordinaire et quotidien de l'Évangile, il y a lieu de répondre
sans ambages:
Pareille à bien d'autres médications,
celle du zen permet d'éviter la nécessaire correction d'un
"Moi" complexe, égocentrique, prétentieux, souvent
désagréable aux autres. La fatuité aidant, on se ménage,
on s'épargne, on se tourne autour dans une préoccupation et
une recherche de soi valorisante, puisque, selon cette
sagesse, l'homme est d'essence divine. C'est encourageant! Et
jusque dans le choix de ses nourritures, l'homme est invité
à s'auto générer et à se promouvoir vers un Tout dont il
est déjà une infime partie. C'est éblouissant! Il n'y a
plus à s'encombrer d'humbles repentances et d'humbles
services des autres, au nom d'un amour désintéressé. Par
les techniques du zen macrobiotique, l'homme une fois de plus
s'occupe essentiellement de sa précieuse "divinité",
par dosages savants et raffinés. Pour une durée indéterminée,
il entre en état progressif de guérison et de divinisation!
En toutes choses, on peut
retenir ce qui est bon. Entre le yin de la
"bouffe" des uns, et le yang de la
"famine" des autres - ce qui les rend tous malades -
il y a place pour une alimentation diététique que l'Évangile
enseigne. Les recettes abondent. En voilà quatre, ignorées
des incrédules, restées théoriques à l'entendement de trop
nombreux croyants:
"Ne
vous tracassez pas en demandant: Qu'allons-nous manger pour
vivre... Dieu pourvoit à la
nourriture même des oiseaux. N'avez-vous pas bien plus de
valeur à ses yeux? Préoccupez-vous d'abord de son règne,
alors tout le reste vous sera donné par-dessus."
Matthieu 6.25-34
"La
vraie piété va de pair avec le contentement d'esprit. Nous
n'avons rien apporté dans ce monde... Tant
que nous avons nourriture et vêtement, estimons-nous
contents." Timothée 6.6-8
"Vous
avez liberté de manger de tout, car la terre entière
appartient au Seigneur avec tout ce qu'elle contient."
1 Corinthiens 10.25-26
"L'homme
ne vit pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort
de la bouche de Dieu." Matthieu 4.4
Faute de cette diététique,
que de gens malades, en effet!
Par sa technique -
elle date de 1912 - Schultz veut former le patient à une
autorelaxation conduisant à une autoguérison. On retrouve
l'un ou l'autre des principes de sa méthode dans l'autohypnose,
plus encore dans la sophrologie.
C'est à la fois
une gymnastique mentale, psychique et physique. Le patient,
yeux fermés, se voit en imagination dans une situation
favorisant sa détente. Il concentre son attention
successivement sur l'un ou l'autre de ses membres. Exemple: s'étant
répété à lui-même qu'il était parfaitement à l'aise et
détendu, il se convainc que se jambe gauche devient de plus
en plus lourde. Elle le deviendra jusqu'au point mort. Après
une minute de cette sensation devenue réelle, le sujet ramènera
sa jambe à la réalité. Ainsi de suite pour ses différents
membres, à une cadence progressive. Cette première action -
on devrait plutôt écrire désaction - conduit à cinq autres
étapes comprenant le contrôle de la relaxation vasculaire
(chaleur ou refroidissement d'un membre), cardiaque (régulation
des battements du cœur), respiratoire (amplitude du souffle
comparée à celle des vagues de la mer), du plexus solaire
(dit "creux de l'estomac" agissant sur les organes
abdominaux); enfin, une action visant à agir sur les nerfs
qui commandent la constriction ou la dilatation des vaisseaux
sanguins du cerveau. Après quelques mois de ce travail
reconnu de longue haleine, le patient, dit-on, pourra se
mettre en état régulier et contrôlé d'antistress, de vie
au ralenti, sinon de vie en hibernation.
Élémentaire
remarque: L'engouement contemporain pour tout technique de
relaxation est souvent lié au stress, à la recherche d'un
bien-être physique et moral, mais aussi aux ennuis de santé
résultant d'une hypertension nerveuse et musculaire. La
contraction puis la relaxation d'un muscle conduisent
progressivement à un repos de la zone correspondante de
cerveau.
Schultz procède
à la relaxation progressive de tous les muscles, celui du cœur
compris. Il a frayé la voie qu'élargira et étendra la
sophrologie de Caycedo, puis la dianétique de Ron Hubbard
dont il va être question.
Il convient préalablement
de le souligner: la relaxation participe de la gérance de la
santé. Repos et sommeil ont leur place dans notre quotidien.
Mais le facteur naturel du bien-être peut artificiellement être
provoqué. Somnifères, narcotiques, hypnose sont au nombre
des ingrédients de cette détente factice. Comme déjà dit
plus haut, à l'insu de celui qui consent à ces dopages s'opère
une modification progressive - porosité, vulnérabilité - du
terrain psychosomatique de la personne. Elle voit s'ouvrir
devant elle, si elle y consent, des perspectives quasi illimitées.
En particulier, celle de franchir la barrière du monde
visible.
En effet, ce développement
de la faculté de concentration puis de contrôle de soi peut
aboutir à un stade où l'homme mental, libéré de son être
physique et psychique, existe en dehors de lui-même. L'ultime
étape de ce processus est connue. Elle est pratiquée sous
les noms significatifs de "sortie hors du corps" ou
"voyage dans l'astral" ou "processus
d'hominisation".
Trêve de
commentaires sur ces sujets, sinon cette sobre déclaration:
"Le
training autogène est un premier pas d'une pérégrination
menant progressivement au royaume de l'Invisible."
Est-ce celui de la
lumière et de la vie? Ses adeptes en sont-ils la démonstration?
L'iridologie
Elle n'est pas une
thérapie. Elle est un diagnostic par l'observation de l'iris
des deux yeux. Tel le cadran d'une horloge, l'iris est considéré
comme un champ d'observation dans lequel l'iridologue prétend
lire l'état de santé des organes ou de parties précises du
corps humain. Cette lecture se fait à partir des taches de
couleurs, d'intensité et de formes diverses, repérables dans
ce champ. D'autres indications sont données par les anneaux
concentriques de l'iris, plus ou moins larges, faibles ou
forts. Ce tableau se parachève par le repérage du "centrement",
de la dilatation, de la contraction, de la déformation, de
l'inégalité des pupilles.
1. Les iridologues
ne s'accordent pas sur le nombre de segments qui partagent la
surface de l'iris ni sur la description et l'interprétation
des taches et des anneaux qu'il comporte. C'est déjà un
indice quant à la fiabilité relative de ce diagnostic. Autre
indice à retenir: la technique d'un bilan de santé par
l'examen des yeux est contestée par de nombreux médecins.
Certes, l'examen de la cornée, de la pupille et de la rétine
apporte des informations connues (en rapport avec la jaunisse,
diabète, I'hypertension, certaines affections des reins).
Mais au-delà de ces indications usuelles et limitées, ce
type de diagnostic est communément déclaré sans aucun
fondement scientifique.
2. Dans un article
du Dr U. Senn , médecin alémanique, on lit cette importante
remarque:
"Les
iridologues n'ont pas le droit de se plaindre si les
praticiens de la médecine scientifique les répriment ou
les ignorent... Des examens sérieux ont été faits
dans les hôpitaux par des hommes de science exempts de préjugés,
pour voir s'il n'y avait pas quand même quelque chose là-dedans.
Si l'efficacité de cette méthode avait pu être démontrée,
il serait du devoir de tous les médecins de I'appliquer à
leurs patients. Qui se donnerait la peine de soumettre les
malades à des examens longs et pénibles selon les méthodes
classiques s'il suffisait, pour arriver au même résultat,
de scruter à la loupe la profondeur de leurs yeux?"
(Revue Appel de minuit, Le Locle)
3.
Le Dr Samuel Pfeifer rapporte une autre constatation troublante:
"Les
iridologues nous assurent constamment qu'il n'y a qu'une
seule clé ou tabelle d'interprétation des signes observés
dans I'œil. Or un ophtalmologue allemand connu en a compté
jusqu'à... dix-neuf." Op. Cit. p.93. A la p.
98, il rajoute une liste impressionnante d'expériences et
conclut que dans aucune d'entre elles, les iridologues ne
purent étayer leurs affirmations de résultats conséquents.
4.I'iridologue peut-être
un chercheur et un observateur au
service d'un art qu'il veut rigoureusement scientifique, même
si des "confrères" se sont détournés de cet art,
convaincus qu'il n'en est pas un. Il est possible que,
consciemment ou inconsciemment, ce chercheur, longuement formé
à l'observation et à l'expérimentation à laquelle elle le
conduit, ait acquis un savoir qui, pour n'être pas
scientifiquement "démontrable", n'en est pas moins
réel, même s'il doit l'essentiel de sa connaissance à
une intuition ou à un don personnel. La sûreté
du diagnostic d'un médecin de médecine générale, elle non
plus, n'a pas toujours la science pour
seul critère. Dans la préface d'un important traité d'irido-diagnostic,
le professeur Jean Brossy de la faculté
de médecine de Montpellier reconnaît
l'effort des iridologues pour "relier les connaissances
scientifiques à l'empirisme de la méthode". Cet
empirisme est évident. Il explique donc la suspicion dont
l'iridologie est l'objet. Au mieux donc, cette méthode
d'examen doit être complétée et contrôlée
par telle autre méthode moins empirique.
5. Il ne faut pas confondre
l'iridologue et l'ophtalmancien. Le premier limite son examen
clinique à l'établissement d'un bilan de santé, c'est-à-dire
des dispositions pathologiques
du patient. Il veut donc ainsi prévenir la maladies et s'il découvre
une anomalies il établit le diagnostic par d'autres méthodes
d'investigation connues de toute médecine. Par contre, hors
le bilan de santé ou le discernement des maladies évoqués
plus haut, tout diagnostic par les yeux tient de l'ophtalmancie,
c'est-à-dire de la divination. En effet, il est des
iridologues qui ont constaté les "intéressantes"
coïncidences existant entre la carte iridologique d'un
oeil... et la carte zodiacale. Cette dernière, sous forme
d'un cercle semblable à un
oeil partagé en douze portions ou maisons, dira, elle aussi,
que la tête et les pieds sont à midi, les dernières vertèbres
à sept heures, etc. Un éminent astrologue, M. Barbault,
"a
constaté une concordance parfaite d'environ 70% entre la
localisation des signes iriens et la position des planètes."
Traité d'irido-diagnostic. René J.Bourdio Ed. Maisonneuve,
78141 Vélizy (F)
Cette
voie étant ouverte à I'astro-iridologie, beaucoup d'iridologues,
empiristes plus que médecins, l'empruntent avec un grand
"intérêt". Est-il besoin de dire qu'ils ont alors
franchi une frontière et qu'ils appartiennent non plus à la
confrérie des médecins mais à celle des occultistes... (A
ne pas confondre avec celle des... oculistes!)
des brûlures, l'arrêt des hémorragies,
la
disparition des verrues
Est-il
besoin de le préciser? Cette thérapie n'est enseignée ni
dans les facultés de médecine scientifique, ni dans les Écoles
de médecine alternative... ni dans les Écoles bibliques et
Facultés de théologie! Par ailleurs, l'information sur cette
prière peut se résumer en quelques lignes, lignes téléphoniques
comprises!
Ce jeu de
mots n'est pas fortuit. La douleur d'une brûlure, la menace
d'une hémorragie n'ont pas à être décrits. Celui qui en
serait victime fera tout pour en être soulagé ou épargné
dans le plus bref délai. A défaut de la présence du thérapeute
formé à ce type de soins, un coup de fil du patient
l'informera de l'urgence de son intervention. A distance et de
cette manière littéralement insolite ou stupéfiante, la thérapie
s'avèrera efficace. Dans les trois minutes, la brûlure ne
sera pas guérie et nécessitera les soins habituels, mais la
douleur, elle, disparaîtra. Sur-le-champ, de même, l'hémorragie
sera stoppée. Quant à la verrue, dans les jours qui suivent,
elle se desséchera et disparaîtra.
Explication? L'invocation
à l'une ou l'autre des Puissances célestes par le thérapeute
"initié" appelle la Force céleste invoquée à une
action de soulagement . Mais des lors et à son insu, le
patient se découvre progressivement influencé puis asservi
par des pouvoirs occultes. Le thérapeute "initié"
pâtit lui-même de cet asservissement.
II
peut paraître étonnant que ce mouvement soit rangé à
l'enseigne d'une médecine. Apparemment il n'en est pas une
puisqu'il est, avant tout, une philosophie et une religion.
Les
Rosicruciens constituent une fraternité qui situe ses
origines au XVIe siècle avant Jésus-Christ. Les textes
originaux dont elle s'inspire disent leur intention:
travailler à une rédemption du monde et de l'humanité. A
cet effet, la primauté est accordée à une recherche
englobant philosophies, sciences, religions. La plus large tolérance
en est la règle. L'occultisme sous toutes ses formes y est
admis. Tout penseur est honoré dans la mesure où sa
philosophie et sa spiritualité contribuent la maîtrise, par
l'homme, de son destin. La recherche de la santé inclut le
recours aux médecins, y compris les guérisseurs et leurs
pratiques magiques. Elle n'ignore pas la morale et l'ascèse,
elle porte un intérêt compatissant aux nécessités
d'autrui.
La
formation est liée à une initiation qui range le Rosicrucien
parmi l'élite promise à une communion aux Forces du Cosmos,
à une promotion qui, par réincarnations successives, permet
à I'homme de fusionner finalement avec I'Absolu cosmique.
Si
les Rosicruciens ont un respect des religions des pays ils
vivent leurs adeptes, c'est qu'ils tiennent ces religions pour
une étape primaire. Ils se considèrent comme les Maîtres de
connaissances métaphysiques infiniment supérieures. Ils les
partagent avec les initiés célèbres de I'antiquité, tels
Bouddha, Pythagore ou Mahomet. Jésus est aussi un de leurs Maîtres
à penser. Il serait une réincarnation de Zoroastre et, bien
sûr, sa biographie n'est pas celle des Écritures saintes.
Essénien zélé, Jésus (Joseph de son vrai nom)
aurait été initié aux mystères de l'Inde, du Tibet, de
Babylone, de la Grèce, enfin de I'Égypte. Il aurait disposé
d'une technique spirituelle dont ses miracles
sont la démonstration. Ses techniques
auraient permis a ses disciples, eux aussi initiés, de le réanimer
après Golgotha. Il aurait poursuivi son existence terrestre
dans une communauté cachée. II aurait vécu jusqu'à 70 ans.
Il aurait "transité dans le plan cosmique" où il
aurait rejoint I'Egrégore, c'est-à-dire "le
conclave" des Maîtres invisibles et hiérarchisés qui
constitue cette "Conscience pénétrant tout l'espace,
vitalisant toutes choses",
"ce
point focal de toutes les pensées positives transcendantes
et de toutes les conceptions des hommes".
Documents AMORC, 27110 Neubohrg
L'adhérent
connaît un noviciat, puis une initiation, puis une formation
de neuf degrés. Les réunions sont réservées
aux seuls membres de l'Ordre. Ils ont leur calendrier, leur
temple, leurs prières, leurs symboles (y compris la croix),
leurs mantras, leurs prédictions quant à la fin des temps.
Plus que I'Europe,
le continent noir est partout confronté au mouvement
rosicrucien appelé A.M.O.R.C. (Ancien et Mystique Ordre Rosae
Crucis). Parmi les chrétiens, beaucoup se sont laissé séduire
par ses propositions alléchantes.
Les Africains,
semblablement à beaucoup d'Européens, sont intéressés par
les pouvoirs de la sorcellerie appelée "magie
blanche". Elle tient une grande place dans la médecine
populaire. Les Rosicruciens sont vivement intéressés au développement
des pouvoirs parapsychologiques. Ils en usent au service d'une
guérison de I'homme, au maintien de sa santé, par le recours
simultané d'une part aux Énergies cosmiques, d'autre part
aux pouvoirs latents qui sont en l'homme.
Dans une époque où
le désarroi est la règle générale, il est séduisant de
s'intéresser à une métaphysique qui assure:
- le salut
face au mal, à l'échec, à la mort;
- la maîtrise
de soi-même et des autres par I'acquisition de pouvoirs
extraordinaires;
- la libération
et la guérison des inhibitions ou autres infirmités intérieures;
- une protection
surnaturelle mettant à I'abri de toutes les forces maléfiques;
-
une communion avec le monde invisible et la révélation des
richesses qu'on peut en recevoir. De quoi mettre au cœur de
tout homme souffrant le désir de ces médications, valables même
pour les bien portants!
Une
autre raison du succès de ce mouvement: tout adhérent voit
sa candidature agréée s'il consent à
"I'initiation" préalable. Elle le met au courant de
"secrets" révélés aux seuls initiés et le
promeut au rang d'une élite. En soi seul, c'est attirant.
Pour le moins, l'infantilisme humain le croit, en Afrique
comme en Europe. Ce "secret" initiatique est la note
générale non seulement de toutes les doctrines, mais de
toutes les activités du Mouvement.
Simple
question: comment des chrétiens pourraient-ils concilier ce
secret avec leur foi en Christ qui, lui, déclare:
"J'ai
parlé ouvertement au monde, j'ai toujours enseigné... et
je n'ai rien dit en secret." Jean 18:20
Fidèle
disciple, I'apôtre Paul s'écrie:
"Nous
avons dit non aux procédés secrets. Nous ne falsifions
point la Parole de Dieu... C'est en manifestant la vérité
que nous cherchons à gagner la confiance de tous les
hommes..." 2 Corinthiens 4:2
Il n'y a
aucune communion entre I'Évangile offert à tous, sans
distinction de race, de classe, de titre, de personnel et
cette métaphysique "supérieure à tout ce que peuvent
ense igner
les religions courantes" et accessible à une seule élite
d'"initiés".
Quel
rapport des chrétiens pourraient-ils jamais établir entre le
Dieu de Jésus-Christ et le "dieu ÉNERGIE infinie,
Conscience universelle qui réside en toutes ces choses"?
Quelle
commune mesure trouveraient-ils entre Jésus-Christ Fils du
Dieu vivant et le jésus rosicrucien "formé aux
techniques spirituelles du Tibet, des Indes et de l'Orient en
général... réchappé de la croix grâce à l'intervention
ultime de Pilate et réanimé grâce aux Forces cosmiques des
médecins esséniens"? (Version rosicrucienne de la résurrection!)
Il
y a totale disparité entre I'Évangile de Vendredi saint et
de Pâques et la loi rosicrucienne d'illumination et de
compensation (appelée Kharma) selon laquelle I'homme pécheur
doit se racheter dans cette vie déjà et, s'il le faut, par
une ou plusieurs réincarnations où il paiera le solde de ses
culpabilités.
Ces deux
techniques, assorties d'apports spirituels, ont leur place
dans l'ensemble des médecines alternatives. Elles assurent
conférer à leurs adeptes une guérison qui dépasse de
beaucoup la santé physique et psychique. Elles recourent,
elles aussi, aux bienfaits de l'Énergie cosmique et donnent
accès, par promotion, à une existence nouvelle, déclarée
divine.
Au premier chef,
en effet, le yoga vise à rétablir l'homme dans une profonde
communion avec Dieu. Mais il s'agit ici du dieu tel que le conçoit
l'hindouisme, d'autant plus difficile à caractériser qu'il
est "divin". A vouloir le nommer par un ou plusieurs
termes qui permettraient d'en saisir la véritable essence, on
le défigurerait. Car il est "l'Intelligence créatrice",
la "Conscience pure", "l'Absolu
impersonnel", "le Moi universel et cosmique",
"le Pur Esprit incréé".
Il est bien
la source de tout ce qui existe, mais il serait rabaissé au
niveau de la créature s'il existait concrètement. Il est
donc le Non-Existant.
Il est l'Existence même.
Par le yoga, on ne
rejoint pas Dieu, on devient dieu. On passe du petit moi
humain, individuel et personnel, au grand Moi ultimement
impersonnel, universel, cosmique, divin. Dans le nirvana (en
sanscrit: extinction), il atteint son état de sérénité
suprême, le multiple humain ayant fusionné avec un Tout
indistinct, illimité et éternel.
Le yoga est l'un
des chemins de cette divinisation, réalisable par de
successives réincarnations. Pour y parvenir, il s'agit littéralement
de désindividualiser, de dépersonnaliser, de dissoudre
I'homme, afin qu'il échappe aux limitations dans lesquelles
ce monde et cette vie l'enferment, et qu'il rejoigne ainsi son
état d'Absolu divin et impersonnel.
A cette fin
travaillent les poses et les exercices respiratoires du
hatha-yoga, la répétition des formules du mantra-yoga,
I'action du karma-yoga, la méditation du raja-yoga. Et il y a
encore d'autres yogas.
Une comparaison
peut illustrer cette divinisation par la fusion. La nature
humaine en son état précaire, distinct et dissemblable, peut
être comparée à un morceau de glace. Celui-ci rejoindra
d'autant mieux sa véritable unité impersonnelle et divine
qu'il deviendra eau, puis vapeur et gaz.
Les praticiens
occidentaux du yoga, dans leur très grande majorité,
ignorent volontairement cette visée et ne voient dans le
hatha-yoga, communément enseigné, qu'un moyen de relaxation
et de guérison.
Sa description est
instructive:
"Couché
sur le dos, jambes un peu écartées, mâchoires
entrouvertes, pensez au mot rien ou au chiffre zéro.
Ensuite, passez en revue tout ce qui pourrait être encore
crispé, reIâchez-le. Lorsque tous vos muscles répondront
absents, laissez la torpeur qui surviendra vous envahir
pendant quelques minutes. Voilà ce qu'est la décontraction..."
Yoga pour soi, E. Longue, M.C.L. Rue
Bergières Paris, p.34
Cette première
étape indispensable précède les autres étapes du yoga.
Celles-ci conduisent aux poses, elles-mêmes accompagnées
d'exercices particuliers de respiration.
Elles sont
garanties facteurs de guérison de la personne.
"La
respiration oxygène l'organisme mais parallèlement y
insuffle le prana, appelé ailleurs I'Énergie vitale
cosmique... Poses et respiration agissent sur toutes les
parties du corps, même sur les battements du cœur, la sécrétion
des glandes, I'afflux du sang dans un membre. Elles
travaillent donc au rétablissement, au maintien et à
I'accroissement de la santé. Cette maîtrise serait de
valeur relative si elle devait permettre uniquement de
durer.. dans I'attente de la mort. Le yoga l'enseigne: la
vie de l'univers tout entier est liée au rythme, I'échange
du courant né de la polarité. En I'homme, le pôle
positif, résidence de l'esprit, se situe dans la partie élevée
du crâne; le pôle négatif, concentration de la nature
divinisée, est à la hauteur de la dernière vertèbre.
Elle y est représentée comme un serpent enroulé sur lui-même.
Dans leur visée ultime, les exercices de yoga tendent donc
à éveiller le pôle négatif et à conduire l'Énergie qui
s'en dégage vers le positif, en empruntant des
condensateurs d'énergie situés le long de la colonne vertébrale...
Cette élévation intérieure conduit à la béatitude
recherchée, l'extase, l'état de plénitude et de
perfection. C'est le plan le plus élevé, celui où la
conscience individuelle se fond et ne fait plus qu'un avec
Dieu." Nom
au yoga. M. Ray. Ed. Ligue pour la lecture de la Bible. (Épuisé)
Si le hatha-yoga
est la base de lancement de cette recherche, le raja-yoga en
est l'étape suivante. Au dernier stade de sa démarche, il prétend
à la transfiguration de la matière en esprit. Sur le chemin
qui mène à l'infini, le yoga devient une technique de salut,
un affranchissement du monde physique, une réintégration au
monde de I'Absolu.
Un Yogi, Maharishi
Mahesh, en est le fondateur. La M.T n'est qu'une variante
moderne et occidentale du yoga. Ici encore, il faut rappeler
que I'hindouisme dont s'inspire la M.T ne fait pas de différence
essentielle entre matière et esprit. Il n'y en a pas non plus
entre la vapeur d'eau et la glace. Ce qui les distingue ne
tient pas à la nature (c'est de I'H20, dans les
deux cas), mais à des degrés de condensation ou de
dispersion, de solidité ou de fluidité. Donc, ici encore,
par une voie appelée "mécanique", le moi est entraîné
à rejoindre le Moi divin - Il n'en est qu'une émanation matérialisée
- par un processus identique à celui du yoga. Avec cette différence
- selon les propres termes de Maharishi - que "Ies
approches pour la réalisation du Dieu impersonnel" (c'est-a-dire:
la fusion en Lui ou la dissolution en Lui) ajoutent au yoga
habituel ou, sous la conduite d'un gourou, lui substituent le
mantra-yoga.
Dans une cérémonie
d'initiation à laquelle le "maître" préside, le
candidat reçoit son "mantra", formule phonétique
personnelle qu'il devra répéter chaque jour, si possible
durant deux fois vingt minutes.
Cette répétition
"est
destinée à agir à la manière des techniques de transe...
pour rétrécir le champ de conscience... et amener le sujet
à un état second... c'est-à-dire à le faire passer
progressivement de son état individuel à un état
universel, cosmique, divin" Le
yoga face à la croi. D. Clabaine, auteur et éditeur. M,
Sabathier, B. P 1. St-Christol. 34400 Lunel (F).
Donc, par ce
type de méditation, la personne, âme et corps, est mise en
condition afin de devenir champ opératoire de l'omniprésent
Absolu et de son flux vital cosmique. Le caractère
"religieux" de cette démarche est évident.
l'intermédiaire du gourou communiquant un mantra personnel en
est la démonstration.
Cette sommaire présentation
du yoga et de la M.T. s'applique à le faire comprendre:
Le yoga n'est pas
une gymnastique. II est un ensemble de postures étudiées et
exercées à des fins précises: captation (ou réception des
ondes) de I'Énergie céleste appelée prana, en
concomitance avec une respiration elle aussi captatrice de ce
même prana. Sa pratique est réglée de manière
à communiquer cette énergie vivifiante à toutes les parties
du corps, à chacun de ses organes en particulier. Parallèlement
et par étape, le yoga entraîne le patient vers une extase
ultime, sorte d'explosion de soi-même caractérisée comme
une fusion de I'être dans l'unique et multiple Dieu
Impersonnel qui n'est "ni Dieu ni non-Dieu", mais
"I'Éternel Absolu" dont l'impassible Bouddha est le
reflet pétrifié.
La Bible désigne
du nom de "chair" la condition humaine naturelle
mais mortelle. Elle l'enseigne clairement:
"l'affection
de la chair, c'est la mort... La chair a des désirs
contraires à I'Esprit." Romains
8.6; Galates 5.17
Jésus-Christ
n'appelle pas ses disciples à spiritualiser la chair, mais à
s'en séparer, à la laisser à la place définitive qui lui
est attribuée: crucifiée avec lui sur la croix. En retour,
I'Esprit Saint rend à l'esprit, à I'âme et au corps l'intégrité
de santé, de vie, de liberté à laquelle tout homme aspire.
En dénégation
à cette révélation de I'Évangile, le yoga comme la M.T
visent la divinisation de la chair. La respiration, les poses,
les mantras assujettissent l'esprit, I'âme et le
corps à cette visée. L'homme est
appelé à devenir un "surhomme", finalement un
petit dieu qui fusionne avec l'impersonnel Dieu.
En réalité,
sublimer la chair et la conduire à l'extase, ce n'est pas
parvenir à un état de haute spiritualité, c'est au
contraire parvenir a cet état de haut angélisme dont Pascal
a dit justement qu'il était la fusion avec la Bête,
imitation satanique de I'Agneau qu'est le Seigneur.
Le rachat de
I'homme et sa réconciliation avec Dieu par le Christ n'opèrent
pas une fusion de I'homme avec Dieu. Elle redonne à I'homme
sa place de créature, mais ne lui confère aucune divinité.
Elle établit une filialité avec un Créateur, révélé dans
la richesse de sa personnalité, Père, Fils et Saint-Esprit,
et non avec la vacuité silencieuse et éternelle d'une
Essence divine et impersonnelle.
Par le yoga et les
mantras de la M.T., le patient qui souffre de complexes d'infériorité,
de difficultés relationnelles, de faiblesses et d'infirmités
physiques et psychiques s'entend promettre, outre la guérison,
I'acquisition de pouvoirs supérieurs et I'assurance d'une
existence éternelle. Une seule condition: passer d'un état
conscient (solide) à un état désintégré (gazeux). Donc
parvenir à un état de médiumnité dépersonnalisée. Les
exercices "yoguiques" et la répétition des mantras
permettent que I'être tout entier entre en extase. Il a passé
sous le contrôle non plus de la conscience, mais du
subconscient, non plus de la force de la volonté propre, mais
de celle de la Volonté énergétique cosmique. Une béatitude
relaxée, déstressée, décontractée résulte de cet
euphorisant pour un temps limité en tout cas. Les adeptes du
yoga et de la M.T en témoignent et s'en réjouissent. Ils ont
part à une nouvelle condition d'existence. Ils ne sont pas
encore dans le ciel. Ils sont sur la terre, mais ils baignent
dans un état céleste intériorisé. Définitif ou illusoire?
Un titre insolite, adéquat
pourtant. Il recouvre l'ensemble des présupposés, puis des
techniques au service d'une thérapie très en vogue
aujourd'hui.
Ces présupposés n'ont
rien d'original. Ils décrivent l'homme aliéné, névrosé,
mutilé par la vie étouffante, stressante, opprimante que lui
impose la civilisation industrielle et citadine.
Cette civilisation n'est
pas seule mise en cause. Ce qui tient lieu de famille, d'éducation,
d'organisation socioprofessionnelle, voire de religion, est
aussi pris à partie. La guérison proposée emprunte des
chemins accessibles à tous. Leur enseigne est indicative.
Elle comporte généralement deux mots clés: retour et
revanche, accrochés à un anneau: la réhabilitation.
Retour à la nature;
à la liberté; à soi-même; parfois retour à Dieu.
Revanche: du droit
sur le devoir; de l'individu sur la masse; du permis sur le défendu;
du silence sur le bruit; de l'instinct sur la raison;
parfois de l'enfant sur les parents; de la femme sur l'homme;
de la spontanéité sur l'ordre. En bref, du corps sur l'âme
et l'esprit.
Avec ou sans meneur de jeu,
cette science et ses techniques, établies pour résoudre les
difficultés relationnelles envers soi-même ou le prochain,
veut rendre à la personne sa liberté et son originalité.
Pourquoi le corps est-il,
lui, l'objet de cette réhabilitation? Parce qu'il est la
forme et le reflet des particularités de l'être. Parce qu'il
est la caisse de résonance des pulsions naturelles. Parce
qu'il est le contenant et l'expression de la première identité.
Mais aussi parce qu'au
service de la personne, il s'avère atrophié, bridé, entravé
par les idéologies, les philosophies, les morales et les
spiritualités qui l'animent. Il convient donc de l'entendre,
de faire écho à ses remarques, de prendre en compte ses
protestations et ses désirs.
"II
s'agit d'une incitation à explorer et à écouter vivre son
corps à travers une série d'essais et d'exercices;
incitation aussi à exprimer gestuellement et parfois
verbalement le vécu de ses sensations internes et externes
ainsi que de ses affects envers le corps et le contact
d'autrui... Il s'agit d'une attention portée au soi
corporel comme lieu et médium de découvertes, émotion,
jouissance, et aussi reconnaissance d'autrui par tous les
sens (notamment de l'odeur et du goût de la peau de
chacun), à travers des expériences différenciatrices."
Le corps et le corpéisme aujourd'hui. Jean
Maisonneuve. Revue française de sociologie, XVII Paris
1976, p.55, cité par Éliane Perrin. Culte du corps, coll.
Regards sociologiques.
Les commentaires - pour le
moins, le relatif intérêt qu'on peut porter à cette
"incitation" - feront place à une constatation
suivie de cinq brèves remarques.
Elle aussi est
secrète et ouverte aux seuls initiés; elle n'a pas la prétention
de donner à ses membres "une connaissance métaphysique
supérieure à tout ce que peuvent enseigner les religions
courantes", ni de leur enseigner que, par cette
connaissance, "ils deviendront capables de diriger leur
destin".
Elle reconnaît,
dans ses principes, l'existence d'un Dieu "Grand
architecte de l'univers". Cette appellation
"religieuse" n'empêche nullement les membres de la
franc-maçonnerie de professer à leur gré leur athéisme.
Mais, en totale contradiction avec cette prétendue liberté,
les signes et les rites cultuels qui accompagnent
l'initiation, la vie et les rassemblements des tenants de la
confrérie attestent l'ésotérisme idolâtre qui les inspire.
Et cela n'est pas sans dommage.
Je pourrais
faire état - et avec moi bien d'autres thérapeutes chrétiens
- des graves séquelles spirituelles et psychiques héréditaires
(cf Exode 20.3-6) constatées
chez les "initiés" et leurs descendants. Le premier
et le deuxième commandement du Décalogue est toujours en
vigueur; ses conséquences aussi! C'est effectivement jusqu'à
trois ou quatre générations qui peuvent être affectées par
cette idolâtrie secrète et méconnue.
Si j'en fais
ici la remarque, c'est qu'aucune médecine naturelle,
scientifique, alternative, ne découvre ni ne guérit les conséquences
des altérations de la personnalité des victimes de ce déisme
corrupteur. (L'apôtre
Pierre dénonce "les dérèglements associés aux cultes
idolâtres". I Pi 4-3) Le Christ
en est le seul libérateur. Il confère à ses disciples le
ministère de la guérison de ce type de "malades".
Par souci de vérité,
il convient d'ajouter que la franc-maçonnerie veut orienter
ses adeptes vers une fraternité à prétention culturelle et
morale, économique et politique. En réalité, sa métaphysique
des symboles et ses rites - dont l'observation ne peut être
associée à une profession de foi chrétienne - s'inféodent
aux "puissances" pernicieuses qui inspirent et
finalement régissent la civilisation.
Même si
elle s'en défend, la franc-maçonnerie, certes différemment
des Rose-croix, est une des Forces invisibles que l'apôtre
Paul rangerait au nombre des éléments ou rudiments du monde.(
Colossiens 2.8, 20, 23...) Les
chapitres suivants en souligneront la nature et l'importance.
(Profitons de ces pages
d'information pour dédouaner l'ordre des Bons Templiers
de la suspicion que son appellation provoque quelquefois. Les
mots "temple", "loge", en usage dans ce
mouvement international laisseraient facilement croire que
cette société est affiliée à la franc-maçonnerie. Cc
n'est pas le cas. Les Bons Templiers ont vu le jour aux USA en
1851 et constituent une société d'abstinence. Intéressés
d'abord à la lutte contre l'alcoolisme, mais aussi à toute
forme de dépendance - la drogue, le tabac, par exemple - ils
contribuent par leurs écrits et leurs interventions publiques
à sauvegarder la famille, à lutter pour que soient accordés
à chacun de justes moyens d'existence, à rendre conscient
tout citoyen ou citoyenne de sa responsabilité dans la défense
de la santé publique. A ce titre, les Bons Templiers sont
actifs dans l'information prônant une alimentation saine et
les boissons non fermentées.)
Les
remarques:
Dans l'incitation proposée:
1. l'introspection, I'auto-observation
et I'autoguérison par la restauration de la sensibilité et
de l'émotion y tiennent large place.
2. La parole y a droit
d'expression seulement si elle traduit les impressions et
sensations de ce voyage intérieur. Elle n'est donc pas un
instrument d'échange et elle ne requiert aucun commentaire
des autres.
3. La règle du silence
observé n'est pas celle d'un repos ou d'un délassement; elle
favorise une auto-analyse, une sorte de psychanalyse
personnelle.
4. La clientèle de ces thérapies
provient de classes sociales dont la profession
n'autorise pas la libre expression de soi, exige au contraire
une constante maîtrise de soi (enseignants, ecclésiastiques,
cadres, employés, etc.). Comme par hasard, les ouvriers et
les paysans en sont absents. Et les femmes y sont
nombreuses...
5. L'emprunt aux
philosophies, aux religions de l'Orient, à leurs thérapies,
est patent: immobilité, relaxation, respiration,
recueillement, mysticité, recueillement dans la nature ou
dans des lieux de silence.
Cette écoute du
corps est une vieille histoire. Le Narcisse de la légende
grecque, lui déjà, se penchait sur sa propre image avec le
fol espoir de se comprendre et de se maîtriser. Au début de
ce XXe siècle, la mystique américaine du Nouvel Age a remis
en honneur cette illusion. C'est dans son terreau que l'idéologie
soixante-huitarde a vu se développer l'introspection "corporéiste".
Libérée de préjugés
et d'interdits, l'incitation à se connaître soi-même et à
découvrir les autres par le toucher et le sentir est la médication,
pour ne pas dire la drogue, de la société contemporaine. Les
journalistes en parlent plus lucidement que les théologiens.
De nombreuses conférences de presse leur en donnent
l'occasion.
Quelques citations
en rapport avec leur compte rendu des "parades" et
autres "festivals" récents:
"Nous
assistons à une scène de mutation de notre société."
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