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Vous trouverez sur cette page différentes doctrines
particulières au TJ, cliquez sur l'un des sujets
ci-dessous:
Le
14 Nisan
Une fois l'an, les témoins
de Jéhovah se réunissent dans leurs congrégations afin
de participer à ce qu'ils appellent l'événement
religieux le plus important de l'année. Ils commémorent
le 14 nisan, la mort du Christ, par une cérémonie
pendant laquelle du pain et du vin circulent dans les
rangs sans que les assistants n'en prennent puisque seuls
ceux qui font partie des 144 000 peuvent manger et boire
les symboles.
La Bible donne des
instructions très précises concernant la Cène:
1. «
Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour
rompre le pain...» Actes 20:7-9
Sans être le moins du
monde dogmatiques, nous constatons que le dimanche, les
chrétiens se réunissaient pour rompre le pain. Rien
n'autorise de croire que cette cérémonie ne revient
qu'une seule fois l'an. Il existe une différence énorme
entre la pâque juive annuelle et la cène chrétienne, un
des points d'ancrage de l'Église chrétienne (Actes
2:42).
2. «
La coupe de bénédiction que nous bénissons,
n'est-elle pas la communion au sang de Christ? Le pain
que nous rompons, n'est-il pas la communion au corps de
Christ? Puisqu'il y a un seul pain, nous qui sommes
plusieurs, nous formons un seul corps car nous
participons tous à un même pain» 1 Corinthiens
10:16-17
Le texte précise bien
que nous participons tous au pain.
3. «Que
chacun s'éprouve soi-même et qu'ainsi il mange du pain
et boive de la coupe» 1 Corinthiens 11:28
Après s'être examinés,
les chrétiens peuvent en toute liberté participer à la
Cène. Paul ne demande pas de vérifier au préalable son
éventuelle appartenance à une classe céleste ou
terrestre.
L'apôtre Paul nous
demande d'être prudents lors de la célébration de la
Sainte-Cène. II est très grave de considérer avec légèreté
le repas du Seigneur:
«Car
celui qui mange et boit sans discerner le corps du
Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même»
1 Corinthiens 11:29
Or il semble que la SDTJ
n'ait pas pu discerner le corps du Seigneur, en voici un
exemple:
«Il
déclara: «Prenez et mangez, ceci signifie mon corps
(Mat. 26:26, Jean 13:21-30, TMN). A quel corps Jésus se
réfère-t-il? A son corps charnel? Nous ne le pensons
pas car concernant ceci, nous lisons que pas un os ne
fut brisé alors que Jésus a rompu le pain (Jean
19:36). Il se référait plutôt à son corps spirituel,
la congrégation chrétienne qui dans les Écritures est
appelée plus de 45 fois le corps de Christ... en clair,
les images du pain ne représentent pas le corps charnel
de Jésus mais les membres de son corps, la congrégation
chrétienne 1 Corinthiens 10:16-17» La Tour de
Garde, 15 mars 1954, page 174.
Ainsi jusqu'en 1954, la
SDTJ enseignait que le pain représente la congrégation
chrétienne (l'Église) et non le corps charnel du
Seigneur. Puis en 1956, la doctrine va changer:
«Son
corps? Oui, son propre corps, organisme, tête et tous
les organes, le corps qu'il devait offrir pour eux. Jésus
voulait dire son propre corps, l'organisme auquel il
associa ensuite son propre sang quand il parla de la
coupe.» La Tour de Garde, 15 février
1956, page 55.
« Le
pain symbolise le corps physique de Jésus, tête et
membres...» Éprouvez
toutes choses, 1960, page 229.
Depuis lors la SDTJ
reconnaît et enseigne que le pain et le vin symbolisent
le corps (l'organisme) et le sang de Christ.
II. La
résurrection de Jésus-Christ
Les témoins de Jéhovah
refusent de croire que Christ soit ressuscité
physiquement. Russell et son organisation enseignent que Jésus
fut simplement ressuscité spirituellement, son corps
physique ayant disparu d'une manière ou d'une autre. Lors
de ses diverses apparitions, Christ aurait utilisé un
corps d'emprunt:
«Dieu ne
ressuscita pas Jésus avec un corps ...Jéhovah
ressuscita le rédempteur comme créature spirituelle,
II est donc plus puissant et plus glorieux qu'avant sa
venue ici-bas comme un simple homme.»
Le royaume, espérance
de l'humanité, 1949, page 17.
La SDTJ ne sait pas ce
qui est arrivé au corps de Christ:
« Le
corps humain de Jésus fut enlevé surnaturellement de
la tombe ...s'il fut dissous en gaz ou s'il est encore
préservé quelque part ... personne ne le sait.»
Russell, Études
des Écritures, vol. 2, page 129.
Pas de corruption?
Nous savons qu'en
Matthieu 28:13-15, les Juifs ont demande aux soldats de
faire faussement circuler le bruit que les disciples
auraient enlevé le corps. Les témoins de Jéhovah vont
dans le même sens, mais ils précisent que ce serait Jéhovah
qui aurait accompli l'action. Rutherford donne la précision
suivante:
«Les Écritures
ne disent pas ce qu'il advint du corps, nous savons
seulement qu'il ne devait pas voir la corruption (Actes
2:3738), il est possible que l'Éternel l'ait conservé
quelque part pour le montrer au peuple dans l'âge millénaire.»
La Harpe de Dieu,
1921, page 151.
Pourquoi le corps de
Christ ne pouvait-il voir la corruption? La Bible elle-même
l'explique:
«C'est
la résurrection du Christ qu'il a prévue et annoncée,
en disant qu'il ne serait pas abandonné dans le séjour
des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption»
Actes 2:31-32
La chair de Christ ne
pouvait pas voir la corruption grâce à sa résurrection!
Pourquoi n'a-t-on pas
reconnu Christ?
Autre argument des témoins
de Jéhovah, différentes personnes n'ont pas reconnu Jésus
tout de suite parce que, selon eux, Jésus était un
esprit:
«Jésus
n'a pas toujours revêtu le même corps de chair
(probablement pour bien montrer à ses disciples qu'il
était désormais un esprit). C'est pourquoi, même ses
proches ne le reconnaissaient pas sur-le-champ (Jean
20:14; 15, Jean 21:4-7).»
Comment raisonner à
partir des Écritures?, 1986, page 323
La SDTJ déclare que Jésus
voulait montrer qu'il était un esprit alors qu'en fait,
il assure ne pas en être un. Analysons l'argument posé
plus haut.
Concernant Marie de
Magdala (Jean 20:14) ou les disciples dans la barque (Jean
21:1-13), la Bible précise qu'il faisait encore très
sombre et de ce fait, ils n'ont pas reconnu immédiatement
le Seigneur, rien de plus normal.
Quant aux disciples
d'Emmaüs, le texte déclare (Luc 24:16) que leurs yeux
furent empêchés de le reconnaître. L'action divine a opéré
sur les yeux des deux hommes sans que l'apparence du corps
de Christ n'en soit affectée.
La résurrection
physique
La Bible établit
clairement la résurrection physique de Christ:
«Saisis
de frayeur et d'épouvante, ils croyaient voir un
esprit. Mais II leur dit: «Pourquoi êtes-vous troublés
et pourquoi pareilles pensées s'élèvent-elles dans
votre cœur? Voyez mes mains et mes pieds, c'est bien
moi, touchez-moi et voyez. Un esprit n'a ni chair ni os
comme vous voyez que j'ai et en disant cela, il leur
montra ses mains et ses pieds. Comme dans leur joie, ils
ne croyaient pas encore et qu'ils étaient dans l'étonnement,
II leur dit: «Avez-vous quelque chose à manger?» Ils
lui présentèrent un poisson rôti et un rayon de miel,
il en prit et en mangea devant eux» Luc 24:36-43
Quelles preuves éclatantes!
Jésus lui-même enseigne qu'il n'est pas un esprit. Il
leur montre son corps glorieux composé de chair et d'os,
mais surtout, il réprimande ses disciples qui à l'instar
des témoins de Jéhovah pensaient voir un esprit. Jésus
démontre la matérialité de son corps en absorbant de la
nourriture matérielle.
«Puis
Il dit à Thomas: «Avance ici ton doigt et regarde mes
mains, avance ta main et mets-la dans mon côté et ne
sois pas incrédule mais crois» Jean 20:27
Que doit donc accepter
Thomas? Simplement la résurrection physique de Jésus-Christ.
Les témoins de Jéhovah ont une réponse toute prête:
«Thomas
eut de la peine à croire, il demandait d'autres
preuves, afin de le
convaincre, le Seigneur créa un corps ayant les marques
des clous.» J.F.
Rutherford, La Harpe de Dieu, 1921, page 150.
Si comme l'enseigne la
SDTJ, Jésus n'avait qu'un corps d'emprunt, les cicatrices
qu'il montre à Thomas ne seraient pas vraiment celles de
la crucifixion et chose très grave, il tromperait son
disciple et nous tous par la même occasion. II est indéniable
que le corps glorieux de Christ possède des possibilités
nouvelles. Il peut traverser des cloisons et se
transporter immédiatement dans un autre lieu. Pensons à
Philippe qui après avoir baptisé l'éthiopien fut
transporté en un instant à des dizaines de kilomètres
de là (Actes 8:39-40). Pensons également à Christ
marchant sur les eaux, preuve que le corps physique peut
ne plus être soumis à certaines contingences.
Un corps
spirituel?
«Quand
II ressuscita il n'était plus un homme mais une créature
spirituelle.» Le
royaume s'est approché, 1950, page 254.
Selon cette dernière
citation, Christ n'est plus un homme depuis sa résurrection.
Cette assertion est totalement réfutée par l'apôtre
Paul:
«Car
il y a un seul Dieu et aussi un seul médiateur entre
Dieu et les
hommes, un homme, le Christ-Jésus» 1 Timothée
2:5
Les témoins de Jéhovah
utilisent deux versets bibliques pour défendre leur
doctrine, savoir: 1 Pierre 3:18 et 1 Corinthiens 15:45-50.
«Ayant
été mis à mort quant à la chair, mais ayant été
rendu vivant
quant à l'esprit» 1 Pierre 3:18
Ce texte enseigne
simplement que Christ fut ressuscité par l'action du
Saint-Esprit (Romains 8:11). Certaines traductions rendent
cette vérité plus évidente:
«
...mais rendu à la vie par l'Esprit» Traduction
Oecuménique
«Par
l'Esprit, il a été ramené à la vie» Parole
Vivante, Alfred Kuen
C'est d'ailleurs la pensée
de Rutherford:
«Jésus
a été mis à mort quant à la chair, c'est-à-dire
comme humain parfait mais rendu vivant quant à
l'Esprit, autres versions: par l'Esprit, par la
puissance du Grand Esprit qui est l'Éternel.»
Salut, 1939, page 35.
L'autre texte utilisé
est 1 Corinthiens 15:45-50:
«C'est
pourquoi il est écrit: Le premier homme Adam, devint
une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit
vivifiant ...ce que je dis, frères, c'est que la chair
et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu et que
la corruption n'hérite pas l'incorruptibilité.»
Tout ce chapitre 15
traite de la résurrection et Paul enseigne que la chair
et le sang (la corruptibilité) ne peuvent hériter ou
entrer dans le royaume de Dieu. Cependant, un corps
glorieux peut quant à lui hériter ce royaume. Le
contraste au verset 45 ne se réfère pas à la forme
corporelle d'Adam et de Christ mais au genre de vie qui
est en chacun d'eux. Adam possédait la vie de l'homme
naturel alors que Jésus par contraste possède la vie
spirituelle et céleste.
Jésus lui-même va répondre
définitivement à la question posée, savoir: a-t-Il réellement
ressuscité son corps physique?
«Jésus
leur dit: «Détruisez ce temple et en 3 jours, Je le
relèverai» ...Il parlait du temple de son corps»
Jean 2:19-21
Analysons le texte, une
première question s'impose: à quel moment Jésus
parle-t-il? Lors de son premier miracle à Cana, quelques
jours après alors qu'il est dans le temple. Ainsi Christ
prononce ces paroles bien avant sa mort et sa résurrection
et c'est ici que le démonstratif «ce» prend toute son
importance. En effet, Jésus assure, à l'encontre de
toutes les fausses théories, que le corps qu'il possède
au moment de l'énoncé de ses paroles, ce même corps
sera celui de la résurrection. Bien sûr, aucune mention
d'un corps d'emprunt ou d'un pâle fantôme. Nous sommes
forcés d'admettre que seule la résurrection corporelle
de Christ s'impose dans la Bible. Paul nous met en garde
contre ceux qui nieraient la véritable résurrection de Jésus-Christ
(1 Corinthiens 14:1-4).
L'Évangile, la bonne
nouvelle que Paul prêche s'articule sur la mort et la résurrection
de Jésus et il prend soin de préciser au
verset 17 que si Christ n'est pas ressuscité
bibliquement, notre foi est vaine, nous sommes encore dans
nos péchés.
Ressuscité sans
être mort?
Mais au fait, qu'est-ce
que la résurrection? Les témoins de Jéhovah la définissent
correctement comme suit:
«(gr.
anastasis), «action de s'élever» ou de «se lever»
(de ana «en haut, de bas en haut» et de histémi, «placer
debout»).» Auxiliaire
pour une meilleure intelligence de la bible; 1986, page
1292
Une résurrection
implique que celui qui est ressuscité soit mort au préalable.
Lazare en Jean 11 est un bon exemple. On ne peut
ressusciter quelque chose ou quelqu'un qui ne soit pas
mort. Les témoins de Jéhovah le confirment:
« Le mot «résurrection» (en
grec, anastasis) revient 40 fois dans les Écritures
grecques chrétiennes. Il signifie se relever pour vivra
à nouveau. Mais pour revivre, il faut avoir été mort,
car le contraire de la vie, c'est la mort.»
La Tour de Garde, ter
avril 1982, pages 16-17.
Posons-nous maintenant
la question. Jésus sur la croix du calvaire était-il un
homme physique ou un être spirituel? La réponse est évidente
pour tous, un homme physique. Puisque ce fut un homme
physique et non un être spirituel qui mourut à la croix,
ce ne pouvait pas être un être spirituel qui ressuscita
des morts mais l'homme Jésus. Selon les articles précités,
on ne peut ressusciter des morts quelque chose ou
quelqu'un qui ne soit pas mort. Seul quelqu'un qui est
mort peut être ressuscité.
L'homme Jésus est mort
au calvaire et par définition, l'homme Jésus devait
ressusciter. Les témoins de Jéhovah enseignent la mort
de l'homme Jésus et la résurrection d'une créature
spirituelle. Cette créature n'est jamais morte sur la
croix et par conséquent, elle ne pouvait pas ressusciter.
Jésus et cette créature ne sont pas la même chose. La
Bible parle d'un réel lien entre celui qui est mort et
celui qui est ressuscité:
«Christ
est mort pour nos péchés selon les Écritures, Il a été
enseveli et Il est ressuscité le 3ème jour selon les
Écritures» 1 Corinthiens 15:1-41
En accord avec la Bible
et avec l'Église de tous les temps nous
désirons confesser que le Seigneur est mort et qu'il est
ressuscité le troisième jour selon la chair!
III. L'âme
Selon les témoins de Jéhovah,
l'âme est synonyme de la personne. Et lorsque celle-ci
meurt, l'âme meurt également et entre dans un état
d'inconscience totale:
«
La Bible ne dit nulle part que les âmes humaines ou
animales sont immortelles ou
impérissables ...il est donc évident que l'âme
humaine est la personne elle-même et
que lorsque la personne meurt,
c'est l'âme humaine qui meurt.»
La vérité qui
conduit à la vie éternelle, 1968, page 37.
La Bible donne plusieurs
significations au mot «âme».
-Il peut signifier «vie»
(Exode 21:23).
-Il peut signifier «personne»
(Lévitique 4:2).
-Il peut signifier «souffle»
(Genèse 1:30).
-Il peut signifier «objet
de la grâce divine» (1 Rois 17:21-22).
Examinons ensemble les
arguments des témoins de Jéhovah à la lumière de la
Bible.
Mort ou sommeil?
Les témoins de Jéhovah
font grand cas de certains passages de l'Ecclésiaste où
il est dit que les morts dorment et ne savent rien. Mais
le fait que la mort soit appelée un «sommeil»
n'implique absolument pas un état d'inconscience et
d'inexistence. La mort est un sommeil parce que le corps
physique a l'apparence d'un dormeur. C'est une métaphore
qui est ainsi utilisée. En Nombres 12:6, l'Éternel déclare:
«Lorsqu'il
y aura parmi vous un prophète, c'est dans une vision
que moi, l'Éternel, Je me révélerai
à lui, c'est dans un songe que Je lui
parlerai.»
Nous constatons que
certaines révélations divines sont données aux prophètes
lors de leur sommeil. Ceux-ci étaient simplement
inconscients aux choses terrestres mais conscients quant
à leur relation avec Dieu.
Il est bon de connaître
le caractère et le but du livre de l'Ecclésiaste. Il est
évident que Salomon s'applique à nous instruire sur ce
qui se passe sous le soleil. Cette expression se rencontre
très souvent dans le texte. Ce que désire Salomon, c'est
amener les hommes à se détacher de cette vie terre-à-terre
car finalement tout est vanité et poursuite du vent. Il désire
également fixer leur attention sur les vraies valeurs
spirituelles et les amener à considérer la fin (Ecclésiaste
7:2 et 11:7). Dans ce sens, il montre aux hommes la vanité
du plaisir, du travail, du manger et du boire (5:17). Cela
est terrestre mais en tout cela l'homme est semblable à
l'animal. Comme lui, il boit. il mange, il souffre et il
meurt. En parlant ainsi l'Ecclésiaste reste dans la sphère
du terrestre. C'est en quelque sorte la constatation d'un
homme désabusé par le matérialisme. Plus loin, le thème
change. Il fait un discours sentencieux au jeune homme: «Va,
comme ton cœur te mène, réjouis-toi, va d'après le
regard de tes yeux, mais sache que pour cela, Dieu
t'appellera en jugement (11:3-9). II déclare encore: «Souviens-toi
de ton Créateur pendant les jours de ta jeunesse avant
que la poussière retourne à la poussière et que
l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné» (12:9). Ces
versets indiquent clairement que des événements se
produiront après la mort: le jugement et l'esprit qui
rejoint Dieu, événements dont l'être humain sera
conscient.
Corps, âme et
esprit
L'homme est composé de
trois parties: l'âme, l'esprit et le corps (1
Thessaloniciens 5:23). L'âme est le siège des
affections, des désirs, des émotions et de la volonté
(Matthieu 11:29, 26:38, Jean 12:27). L'esprit quant à lui
est cognitif, c'est-à-dire capable d'avoir pleine
conscience de Dieu et de communiquer avec lui (Proverbes
16:2, Psaume 31:6). Dans certains cas, ils sont utilisés
l'un pour l'autre (1 Corinthiens 5:5 et Hébreux 10:39).
L'esprit et l'âme sont intimement liés mais la Parole de
Dieu peut les dissocier ce qui prouve qu'il ne s'agit pas
de la même chose.
«Car
la Parole de Dieu est vivante et efficace, plus
tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants,
pénétrante jusqu'à partager âme et esprit...»
Hébreux 4:12
Les figures utilisées
par la Bible pour représenter le corps sous-entendent que
l'âme survit à la mort physique. En effet, le corps est
appelé une tente (2 Pierre 1:14), une maison (2
Corinthiens 5:1), un temple (Jean 2:21). Selon ce que peut
être une tente pour un
nomade, une maison pour son résident et le temple pour
l'adorateur, nous pouvons aisément comprendre qu'ils
peuvent tous survivre à la destruction et de la tente, de
la maison et du temple. De la même manière, nous
survivons à la destruction de notre corps (Matthieu
10:28, Luc 12:4).
L'âme quitte le
corps
Citant Clément de Rome,
les témoins de Jéhovah ne remarquent même pas qu'ils
affirment que Pierre, comme Paul est parti directement au
séjour de la gloire après son trépas:
«Pierre,
qui, victime d'une jalousie criminelle, souffrit non pas
une ou deux épreuves mais un grand nombre et ainsi
martyr s'en alla au séjour de la gloire qui lui était
dû.» La
Tour de Garde, ter février 1973, page 93.
La Bible également
enseigne que la partie immatérielle de l'homme quitte le
corps à la mort physique:
«Nous
sommes pleins de confiance et nous savons qu'en
demeurant dans ce corps nous demeurons loin du Seigneur
...et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer
auprès du Seigneur» 2 Corinthiens 5:6-8
Ce langage est on ne
peut plus clair. Paul nous assure qu'à la mort,
l'enfant de Dieu va demeurer auprès du Seigneur.
«Je
suis pressé des deux côtés: J'ai le désir de m'en
aller et d'être avec Christ, ce qui de beaucoup est le
meilleur, mais à cause de vous, il est plus nécessaire
que je demeure dans la chair» Philippiens
1:23-24
Pour l'apôtre, quitter
la chair (le corps), c'est partir vers le Seigneur. Les témoins
de Jéhovah enseignent que Paul n'est allé auprès de
Christ qu'en 1918. On se demande alors quel est l'avantage
pour lui de mourir si c'est pour rester inconscient
pendant près de deux millénaires? Quelques années de
vie supplémentaires comme Ezéchias auraient été alors
les bienvenues, ne serait-ce que pour la proclamation de
l'Évangile.
«Quand
ma peau sera détruite, Il se lèvera, quand je n'aurai
plus de chair, je verrai Dieu. Je le verrai et II me
sera favorable, mes yeux le verront et non ceux d'un
autre, mon âme languit d'attente au-dedans de moi»
Job 19:26-27
Job a l'assurance que
lorsque sa peau sera détruite il verra Dieu et remarquez
que son âme s'impatiente à l'idée du grand départ.
Nous comprenons alors le sens du texte suivant:
«Les
jours de nos années s'élèvent à 70 ans, et, pour les
plus robustes, à 80 ans et l'orgueil qu'ils en tirent
n'est que peine et misère, car il passe vite et nous
nous envolons» Psaume 90:10
«Seigneur
Jésus, reçois mon esprit» Actes 7:59
Alors que le corps
d'Etienne va retourner à la poussière de la terre, Jésus
selon ses promesses va recueillir l'esprit de son enfant.
L'âme est
consciente
«Je
vis sous l'autel les âmes de ceux qui avaient été
immolés à cause de la Parole de Dieu et à cause du témoignage
qu'ils avaient rendu. Ils crièrent d'une voix forte, en
disant: «Jusque à quand, Souverain saint et véritable,
tardes-Tu à juger et à tirer vengeance de notre sang
sur les habitants de la terre? Une robe blanche fut donnée
à chacun d'eux et il leur fut dit de se tenir en repos
quelque temps encore» Apocalypse 6:9-10
Ces martyrs mis à mort
à cause de leur témoignage sont conscients de la présence
du Seigneur. Un dialogue est établi, ce qui prouve que
ces âmes sont bien conscientes. Cette situation n'est pas
du tout similaire au sang d'Abel qui criait vengeance à
l'Éternel. En effet, aucun dialogue entre Dieu et le sang
d'Abel n'est amorcé. II s'agit d'une expression
signifiant que ce crime ne restera pas impuni. Ainsi le
sang des Juifs répandu par les nazis crie vengeance
devant Dieu. En Apocalypse, les âmes dialoguent avec le
Seigneur et reçoivent même des robes symbole de sainteté.
«
Et voici, deux hommes s'entretenaient avec lui, c'étaient
Moïse et Élie, qui, apparaissant dans la gloire,
parlaient de son départ» Luc 9:31
La vision de Moïse et
d'Élie perçue par les trois disciples est aussi réelle
que la vision de Moïse au buisson ardent (Exode 3:3).
Elle démontre que Moïse, pourtant mort, ne se trouve
absolument pas dans un état d'inconscience, ce qui nous
permet de comprendre le verset suivant:
«Je
suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi,
vivra quand
même il serait mort et quiconque vit et croit en moi ne
mourra jamais» Jean 11:25
«Les
puissants héros lui adresseront la parole au sein du séjour
des morts» Ézéchiel 32:21
Nous vérifions ici que
loin d'être dans un état d'inconscience, les âmes des
trépassés sont bien conscientes.
«Tous
prennent la parole pour te dire: «Toi aussi tu es sans
force comme
nous, tu es devenu semblable à nous» Ésaïe
14:9-10
La mort
spirituelle
Le shéol (ou «séjour
des morts» en hébreu) n'est donc pas le royaume de
l'inconscience. Les témoins de Jéhovah enseignent que l'âme
du pécheur meurt et pour eux la mort est synonyme
d'inconscience ou d'anéantissement. Ils se basent sur le
texte suivant:
«L'âme
qui pêche est celle qui mourra» Ézéchiel 18:4
En fait, ils ne font
aucune distinction entre la première mort, la séparation
de l'âme et du corps et la seconde mort qui est la séparation
de l'homme d'avec Dieu d'où leur totale méprise.
Analysons quelques textes.
«Parce
que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu
à la vie» Luc 15:32
Le fils prodigue, loin
de son père, vivait dans le péché et était considéré
comme étant mort spirituellement alors qu'il était tout
à fait conscient.
«Mais
donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants,
de morts que vous étiez» Romains 6:13
Les chrétiens de Rome
avant leur conversion étaient morts spirituellement
(séparés de Dieu). La nouvelle naissance leur a donné
la vie. Bien que morts, ils étaient néanmoins
conscients.
«Mais
l'âme qui vit dans les plaisirs est morte quoique
vivante» 1 Timothée 5:6
L'âme de l'inconverti
est consciente bien que morte au yeux de Dieu.
«Vous
étiez, morts par vos offenses et par vos péchés.»
Éphésiens 2:1
Avant de se tourner vers
Christ, les chrétiens d'Éphèse étaient séparés de
Dieu et considérés comme morts.
Le désir de
Christ
Chers amis, savez-vous
que le grand désir de Jésus-Christ est de voir tous les
chrétiens réunis avec Lui dans le ciel?
«Père,
je veux que là où je suis ceux que tu m'as donnés
soient aussi avec moi, afin qu'ils voient ma gloire ...
» Jean 17:24
Pour Dieu, les
patriarches bibliques bien que morts physiquement sont
considérés comme vivants.
«Jésus
leur répondit: «Vous êtes dans l'erreur, parce que
vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de
Dieu. Car, à la résurrection, les hommes ne prendront
point de femmes ...n'avez vous pas lu ce que Dieu vous a
dit: «Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le
Dieu de Jacob? Dieu n'est pas le Dieu des morts mais des
vivants» Matthieu 22:29-32
En effet, pour Dieu et
pour nous, les patriarches bien que décédés sont bien
vivants:
«Car
pour Lui, tous sont vivants» Luc 20:38
Le psalmiste s'attend
lui également à être reçu dans la présence divine:
«Tu
me conduiras par ton conseil, puis tu me recevras dans
la gloire. Quel autre ai-je au ciel que Toi. Et sur la
terre, je ne prends plaisir qu'en Toi» Psaume
73:24-25
Un autre texte biblique
devrait faire réfléchir les témoins de Jéhovah:
«Malheur
à vous, scribes et pharisiens! Parce que vous fermez
aux hommes le royaume des cieux, vous n'y entrez pas
vous-mêmes et vous n'y laissez pas entrer ceux qui
veulent entrer» Matthieu 23:13
N'est-ce pas justement
la politique de l'ADTJ? N'enseigne-telle pas qu'à part un
tout petit groupe, personne n'entrera au ciel?
Nous ferons remarquer
que les hébreux croyaient fermement, à part bien sûr
les sadducéens rationalistes, que l'âme survivait à la
destruction du corps. Si tel n'est pas le cas, pourquoi
aurait-il fallu légiférer contre la tentation de
communiquer avec les trépassés, chose abominable aux
yeux de l'Éternel (Lévitique 19:31, 20:6, 27 et Deutéronome
18:11)? La Bible nous donne une remarquable promesse!
«Bien-aimés,
nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous
serons n'a pas encore été manifesté, mais nous savons
que, lorsque cela sera manifesté, nous serons
semblables à Lui, parce que nous le verrons tel qu'il
est» 1 Jean 3:2
Inspiré par le prince
du mensonge, Rutherford nie cette sublime vérité:
«Aucun
oeil humain ne pourra jamais voir le Seigneur Jésus
glorifié, pour la raison qu'il est esprit et que les
yeux humains ne peuvent voir un esprit.»
L'espérance du monde, 1931, page
36.
IV. Une
terre éternelle
La SDTJ enseigne que
jamais la terre ne disparaîtra et qu'elle a été établie
pour toute l'éternité.
«Jéhovah
fit subsister la terre, pour qu'elle demeure éternellement
le foyer de l'humanité obéissante. II a établi la
terre sur ses fondements, elle ne sera jamais ébranlée.»
De nouveaux cieux et une nouvelle terre, 1957, page 97.
Il est vrai que les
textes bibliques cités par les témoins de Jéhovah
semblent à première vue très probants:
«Et
Il bâtit son sanctuaire comme les lieux élevés, comme
la terre qu'Il a fondée pour toujours» Psaume
78:69
«Il
a établi la terre sur ses fondements, elle ne sera
jamais ébranlée» Psaume 104:5
«Les
justes posséderont le pays et ils y demeureront à
jamais» Psaume 37:29
Dans ces divers textes,
le terme hébreu traduit par «toujours» ou «à jamais»
(ohlam) a le sens d'une période indéfinie (dont on ne
connaît pas le terme). II ne s'agit donc pas
essentiellement de «éternel» dans le sens qu'il n'y
aura pas de fin. Ainsi les sacrifices lévitiques étaient
ohlam, pourtant chacun sait qu'à la venue de Christ, ils
ont été supprimés. Les témoin de Jéhovah
reconnaissent d'ailleurs cette vérité:
«Le
terme hébreu ohlam et son équivalent grec aïonios
peuvent signifier «pour toujours en ce sens que la
chose en question n'aura jamais de fin mais ils peuvent
aussi désigner quelque chose qui dure pour un temps indéfini.»
La Tour de Garde,
lier octobre 1980, page 31.
Ainsi les textes sélectionnés
par la SDTJ ne sont pas des preuves qui permettent d'établir
l'éternité de la terre.
Que dit la Bible?
En fait de nombreux
textes bibliques attestent que la terre aura une fin.
«Tant
que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le
froid et la chaleur, l'été et l'hiver, le jour et la
nuit ne cesseront point.» Genèse 8:22
Ce texte prouve qu'un
jour, notre globe cessera d'exister!
«Levez
les yeux vers le ciel et regardez en-bas sur la terre!
Car les cieux s'évanouiront comme une fumée, la terre
tombera en lambeaux comme un vêtement...» Esaïe
51:6
La terre disparaîtra un
jour.
«Tu
as anciennement fondé la terre et les cieux sont
l'ouvrage de tes mains. Ils périront mais Tu
subsisteras, ils s'useront toua comme un vêtement...»
Psaume 102:25-26
Le psalmiste
contrairement à la SDTJ enseigne bien que la terre sera
un jour détruite.
«Le
ciel et la terre passeront mais mes paroles ne passeront
pas» Matthieu 24:35
Jésus ici oppose l'éternité
de sa Parole à la fragilité de la terre!
«...la
terre et le ciel s'enfuirent devant sa face et il ne fut
plus trouvé de place pour eux» Apocalypse 20:11
La terre, à un moment déterminé
n'aura plus de place dans le plan divin.
Destruction de la
terre et du ciel?
Pierre enseigne que
notre terre sera détruite un jour par le feu:
«Mais
par la même Parole, les cieux et la terre d'à présent
sont gardés et réservés pour le feu» 2 Pierre
3:5-10
Concernant cette
destruction par le feu, les témoins de Jéhovah rétorqueront
ce qui suit:
«Si ces
textes (2 Pierre 3:7-10 et Révélation 21:1) voulaient
dire que notre planète, la terre littérale, est destinée
à être brûlée par le feu, alors les cieux littéraux
(les étoiles et autres corps célestes) seraient eux
aussi promis à ce sort ...par ailleurs, quel effet le
feu aurait-il sur les formidables fournaises que sont le
soleil et les étoiles?»
Comment raisonner à
partir des Écritures?, 1986, page 405.
Or la Bible nous parle
de trois cieux différents:
a. Le ciel, demeure des
oiseaux, celui qui entoure la terre et qui sera détruit
avec elle (Genèse 8:7).
b. Le ciel, demeure des
astres et des étoiles (Genèse 1:1).
c. Le ciel, demeure de
Dieu (Deutéronome 26:15).
Lorsque Paul déclare
qu'il fut ravi au troisième ciel, il s'agit bien entendu
de la demeure de Dieu (2 Corinthiens 12:2). Seul le
premier ciel sera détruit à l'exclusion des deux autres.
Une patrie céleste
La grande espérance de
la plupart des témoins de Jéhovah, est de rester éternellement
sur cette «bonne vieille terre» afin d'y jouir de tout
le matérialisme qui s'y trouve. Mais la véritable espérance
chrétienne ne se situe pas à ce niveau. La Bible donne
quantité d'avertissements de ne pas s'attacher aux choses
d'ici-bas et elle nous demande d'aspirer à la patrie céleste
et non à une éventuelle patrie terrestre. Lorsque nous
parlons ici de «patrie terrestre» nous ne pensons pas à
nos divers états nationaux.
«Ne
vous amassez pas de trésors sur la terre, où la teigne
et Ia rouille détruisent et où les voleurs percent et
dérobent mais amassez-vous des trésors dans le ciel
...car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur»
Matthieu 6:19-20
Il est clair que Jésus
n'épouse pas la doctrine chère aux témoins de Jéhovah.
Au contraire, Il la stigmatise.
«Et,
lorsque Je m'en serai allé et que Je vous aurai préparé
une place, Je reviendrai et Je vous prendrai avec moi
afin que là où je suis, vous y soyez aussi»
Jean 14:3
Christ nous fait la
promesse de nous préparer une place auprès de Lui dans
le ciel!
«Attachez-vous
aux choses d'en-haut et non à celles qui sont sur la
terre» Colossiens 3:2
Avant 1975, les témoins
de Jéhovah allaient choisir la villa de leurs rêves afin
de s'y installer après Harmaguédon. Paul est précis.
L'enfant de Dieu véritable n'a pas ce genre de préoccupation.
«Leur
fin sera la perdition, ils ont pour dieu leur ventre,
ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils
ne pensent qu'aux choses de la terre. Mais nous, nous
sommes citoyens des cieux, d'où nous attendons aussi
comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ»
Philippiens 3:19-20
Deux possibilités: ceux
qui aiment et qui s'attachent aux promesses de Christ en
se réclamant de la citoyenneté du ciel et les autres qui
ne pensent qu'aux choses de la terre.
«...pour
un héritage qui ne peut se corrompre ni se souiller, ne
se flétrir, il vous est réservé dans les cieux...»
1 Pierre 1:4
L'héritage chrétien se
trouve bien au ciel.
«Bien-aimés,
je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la
terre à vous abstenir des convoitises charnelles ...» 1
Pierre 2:11
Pierre insiste. Le chrétien
est un étranger et un simple voyageur de passage ici sur
terre.
«C'est
dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir obtenu
les choses promises, mais ils les ont vues et saluées
de loin, reconnaissant qu'ils étaient sortis, ils
auraient eu le temps d'y retourner. Mais maintenant ils
en désirent une meilleure, c'est-à-dire une céleste»
Hébreux 11:13-16
Le ciel est la patrie
glorieuse des enfants de Dieu. Remarquons que le ciel est
bien meilleur que la terre. Pourrions-nous envisager que
Dieu puisse donner ce qui est moins avantageux pour ses élus?
«Car
nous n'avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous
cherchons celle qui est à venir» Hébreux 13:14
L'espérance chrétienne,
la patrie, la cité à venir, la Jérusalem céleste, est
donc bien le ciel et non la terre. Quant au texte de
Matthieu 5:5, où il est dit que les débonnaires hériteront
la terre, il s'agit d'une promesse qui se réalisera lors
du millénium!
V. L'enfer
Les témoins de Jéhovah
croient que l'enfer de la Bible serait tout simplement l'état
de non existence, l'anéantissement des réprouvés ou
encore la tombe. Les ennemis de Dieu seraient anéantis et
leur souvenir oublié.
«L'idée
des peines éternelles après la mort fut introduit de
bonne heure dans le christianisme apostat, à tel point
qu'au IVème siècle, elle avait solidement pris pied
dans la fausse religion. Elle est fondée sur le
mensonge originel en Eden par Satan.» Éprouvez
toutes choses, 1960, page 140
Selon cette doctrine,
tous ceux qui repoussent l'organisation des témoins de Jéhovah
auront une peine identique, ils seront anéantis. Cet
enseignement heurte notre sentiment de justice. Ceux qui
commettent des actes atroces ne seront donc jamais punis,
justice ne sera jamais faite, une vraie justice équitable,
comme seule Dieu peut la prononcer? Nous ne sommes pas
loin de la pensée des débauchés:
«Mangeons
et buvons car demain nous mourrons» 1
Corinthiens 15:32
L'enfer des témoins de
Jéhovah ressemble au nirvâna des orientaux. Ceux-ci s'évertuent
à accéder à cet état par des milliers de réincarnations
alors qu'il suffit simplement de ne pas adhérer aux
croyances de la «Watchtower» pour y parvenir.
«On a
atteint le nirvâna. Qu'en est-il au juste? Walter E.
Clurk professeur de sanscrit, explique que le nirvâna
est un état qu'on ne peut atteindre par la science
humaine et qui ne peut être décrit par des paroles
humaines! ...un état dans lequel on n'est plus
conscient de la vie, où tout désir a disparu, est-il
souhaitable?»
Réveillez-vous!, 8
mai 1974, page 17.
La Bible enseigne
l'existence d'un enfer conscient et éternel, nous aurons
amplement l'occasion de le vérifier.
Le shéol
Le mot hébreu shéol
est utilisé dans l'Ancien Testament pour exprimer l'idée
de l'au-delà. Pour les témoins de Jéhovah, le shéol
est invariablement la tombe:
«Si
ayant à traduire un livre en français, vous trouviez
dans votre texte original 65 fois le mot «pain», écririez-vous
31 fois «pain», 31 fois «poisson» et trois fois «viande»?
Non certes! Parce que votre traduction serait inexacte.
Ce qui est pain ne peut être en même temps «poissons»
ou «viande» et vice versa. Il en est de même du mot
shéol: S'il désigne la tombe, celle-ci ne peut être
en même temps un lieu de tourment dans les flammes et
une fosse.» Que
Dieu soit reconnu pour vrai, 1948, pages 74-75.
Malheureusement pour la
SDTJ, le mot <pain> (léhem) est traduit dans l'A.T.
de plusieurs manières (pain, nourriture, viande, poisson,
victuailles, fruit, manger, fête). De même, il est aisément
vérifiable que le mot shéol n'est pas toujours la tombe.
D'ailleurs, il est généralement traduit par «séjour
des morts».
«Jonas,
dans le ventre du poisson, pria l'Éternel son Dieu. Il
dit: «Dans ma détresse, j'ai invoqué l'Éternel et Il
m'a répondu, du sein du shéol, j'ai crié et tu as
entendu ma voix» Jonas 2:2-3
Dans cette situation, le
shéol, c'est le ventre du poisson et force est de
constater que Jonas y est tout à fait conscient, priant
Dieu de le délivrer.
Il existe un autre mot hébreu
pour désigner la tombe, lieu de réception du corps. En
effet qeber apparaît 67 fois dans l'ancien testament. II
est aussi évident qu'il existe une distinction entre ce
terme et shéol. Le nouveau testament possède lui aussi
un terme approprié pour désigner la tombe. II s'agit de
mnemeion.
Le shéol était
l'endroit du séjour des morts (sauvés et perdus). Dans
ce lieu, la présence divine pouvait être ressentie
(Psaumes 139:8). La situation est maintenant différente.
En effet, Christ a brisé la puissance de la mort (Colossiens
2:15, Hébreux 2:14) et lors de sa glorification, tous les
saints de l'ancienne alliance furent entraînés avec Lui
(Éphésiens 4:8). Des hommes tels que David, Moïse,
Abraham n'étaient pas encore allés dans la demeure de
Dieu, c'est ce qui nous permet de comprendre des textes
tels que Jean 3:13 et Actes 2:34. Mais lors de la résurrection
de Christ, ils sont allés le rejoindre.
Le jugement
L'idée que se font les
témoins de Jéhovah de l'enfer n'est guère compatible
avec les enseignements bibliques. La Bible parle à de
nombreuses reprises d'une récompense ou d'une punition
suite aux actes accomplis sur la terre.
«Le
serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître
n'a rien préparé et n'a pas
agi selon sa volonté, sera battu d'un grand nombre
de coups. Mais celui, qui, ne l'ayant pas connue, a fait
des choses
dignes de châtiment sera battu de peu de coups»
Luc 12:47-48
«C'est
pourquoi, je vous le dis: «Au jour du jugement, le pays
de Sodome
sera traité moins rigoureusement que toi»
Matthieu 11:24
Dans quelle mesure
certains seront-ils battus de peu de coups et d'autres
d'un plus grand nombre ou comment Sodome serait-elle moins
durement traitée que les villes juives si la peine est la
même pour tous?
Les peines éternelles
sont enseignées sans réserve aucune par la Bible:
«Si
ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le,
mieux vaut
entrer boiteux dans la vie, que d'avoir les deux pieds
et être dans la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint
pas où le ver ne meurt pas» Marc 9:46-47
L'enfer ne peut être la
simple tombe car dans celle-ci le ver meurt. Quant à la géhenne,
il est clair qu'elle est plus que la vallée près de Jérusalem
où on brûlait les cadavres. C'est le lieu de rétribution
éternelle dont Christ a parlé.
Les tourments
«Et
le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du
dehors où il y aura des pleurs et des grincements de
dents» Matthieu 25:30
Comment pourrions-nous
concilier l'idée de l'anéantissement avec la description
des peines telles qu'elles apparaissent dans ce texte?
«Les
anges viendront séparer les méchants d'avec les justes
et ils les jetteront dans la fournaise ardente où il y
aura des pleurs et des grincements de dents»
Matthieu 13:50
La fournaise est donc un
endroit où il y a des pleurs et des grincements.
«Et
le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang
de feu et de soufre où sont la bête et le faux prophète.
Et ils seront tourmentés jour et nuit aux siècles des
siècles» Apocalypse 20:10
Le terme grec basanizo
se traduit correctement par «tourmenter» (cf Strong's
Exhaustive Concordance of the Bible, page 18, Greek
Dictionary of the New Testament). Le diable, la bête et
le faux prophète seront tourmentés jour et nuit aux siècles
des siècles. Comment peut-on être tourmenté de cette
manière si on est simplement anéanti? Les témoins de Jéhovah
tentent de tourner l'argument comme suit:
«De quel
«tourment» est-il question ici?...il ne peut s'agir de
douleurs conscientes dans la mort car les morts ne
savent rien du tout ...c'est la proclamation, faite par
les serviteurs de Dieu ... »
Comment raisonner à
partir des Ecritures?, 1986, pages 126-127.
Ainsi les tourments éternels
seraient le résultat de la proclamation et des
distributions faites par les témoins de Jéhovah lors de
leur service.
«...il
sera tourmenté dans le feu et le soufre, devant les
saints anges et devant l'Agneau. Et la fumée de leur
tourment monte aux siècles des siècles et ils n'ont de
repos ni jour ni nuit» Apocalypse 14:10-11
Texte aussi limpide que
le précédent. Il est bien enseigné que les réprouvés
n'ont aucun repos durant toute l'éternité, chose
inconciliable avec la théorie du sommeil avancée par les
témoins de Jéhovah.
«Ils
furent tous les deux jetés vivants dans l'étang ardent
de feu et
de soufre»
Apocalypse 19:20
Ici également, nous
sommes loin de la perspective de l'anéantissement.
L'homme riche et
Lazare
Une autre parole de Jésus
vient confirmer l'idée de tourments éternels, il s'agit
de l'histoire de l'homme riche et du pauvre Lazare:
«Dans
le séjour des morts, il leva les yeux et tandis qu'il
était en proie aux tourments
...car je souffre cruellement dans cette flamme»
Luc 16:23-24
Les témoins de Jéhovah
enseignent que dans ce cas, il s'agirait d'une parabole
qui ne correspondrait donc pas à la réalité de l'au-delà.
Mais cette interprétation est loin d'être vérifiée,
pourquoi?
Jésus a donné beaucoup
de paraboles et en chaque occasion, il prévient qu'il
s'agit d'une parabole ce qu'il ne fait pas ici.
-Christ dans toutes ses
paraboles a toujours donné l'explication ce qu'il ne fait
pas dans le cas qui nous occupe.
-Des noms propres ne
sont jamais utilisés dans les paraboles ce qui est le cas
en Luc 16.
L'image serait-elle donc
plus forte que la réalité?
En relation avec cette
parabole, les témoins de Jéhovah prétendent ce qui suit:
«Notez qu'il n'est pas dit un seul
mot pour nous apprendre que
Lazare aurait été un homme bon, qu'il aurait eu la foi
et l'aurait prouvé par des
oeuvres... rien ne dit non plus que l'homme riche
fut méchant.»
La Tour de
Garde, 15 juin 1954, page 188.
Une lecture du texte
biblique nous démontre en effet que l'homme riche est
coupable devant Dieu et que Lazare est un
enfant de Dieu. A suivre les
témoins de Jéhovah, on arrive à la conclusion inverse.
Admettons même qu'il
puisse s'agir d'une parabole, ne vient-elle pas confirmer
la doctrine de Jésus concernant l'au-delà?
L'anéantissement?
Les témoins de Jéhovah
enseignent également que le verbe grec appolumi signifie
«anéantir». Examinons quelques textes bibliques où ce
verbe apparaît:
«Si une femme quelconque a dix
drachmes et en perd
une ...lorsqu'elle l'a retrouvée»
Luc 15:8-9
Cette pièce de monnaie
bien qu'égarée (appolumi) était-elle anéantie?
«...lorsqu'il l'a trouvée, il la met
avec joie sur ses épaules ...j'ai
trouvé ma
brebis qui était perdue» Luc 15:3-6
La brebis perdue
était-elle anéantie? Et le fils prodigue (Luc 15) était-il
anéanti?
Le coup de Jarnac porté
à la doctrine des témoins de Jéhovah est donné par la
parabole (une vraie celle-là) de l'ivraie et du champ en
Matthieu 13:24-30, ainsi que son explication présentée aux
versets 36 à 43. En effet dans l'explication, nous
constatons:
-la semence représente
les fils du royaume
-le semeur représente le
fils de l'homme
-le champ représente le
monde
-l'ivraie représente les
fils du Malin
-l'ennemi représente le
diable
-la moisson représente
la fin du monde
-les moissonneurs
représentent les anges.
-Mais le feu de la
parabole reste du feu dans l'explication de la parabole.
Jésus aurait pu saisir l'occasion pour préciser que le feu
représente la tombe ou l'anéantissement. Pourquoi ne
l'a-t-il pas fait? Tout simplement parce que Jésus
n'épouse pas la doctrine des témoins de Jéhovah. Ceux qui
ne sont pas couverts par le sang de l'Agneau demanderont
eux-mêmes d'être séparés du Dieu trois fois Saint (Luc
5:8, Apocalypse 6:16).
Enfin ce dernier texte:
« Le fils de l'homme s'en va selon ce
qui est écrit de lui. Mais
malheur à
l'homme par qui le fils de l'homme est livré! Mieux
vaudrait pour cet homme qu'il ne soit pas né»
Marc 14:21
Judas n'existait pas
avant sa naissance. Si l'enfer comme l'affirme la SDTJ est
un état de non existence, pourquoi Jésus parle-t-Il alors
de cette manière? Parce que Judas sera pleinement
conscient en enfer et que sa situation est pire que l'état
de non existence d'avant sa naissance.
VI.
Croix ou poteau?
La SDTJ enseigne
actuellement que Jésus ne serait pas mort sur une croix
mais sur un simple poteau vertical:
«Il
y a donc des preuves complètes que le Seigneur fut mis à
mort sur un poteau vertical et non
sur deux pièces de bois formant
un angle quelconque.»
La Tour de Garde, 15
avril 1969, page 250.
D'emblée, précisons que
ce qui est important surtout, c'est que Jésus soit mort
pour nos péchés. Qu'Il ait été cloué sur une croix ou un
simple poteau n'a en fait aucune sorte d'importance! Mais
comme la SDTJ considère ce point comme une nouvelle vérité
révélée, nous nous y attarderons quelque peu.
Un ou deux poteaux?
Les mots grecs sturos et
xylon n'excluent absolument pas la forme de la croix telle
que nous la connaissons et si, au départ, ils peuvent
signifier pieu, les romains modifièrent de bonne heure
l'aspect primitif du poteau en le surmontant d'une
traverse. C'est la croix ou crux comissa en forme de T.
La forme la plus connue
est la crux imissa ou encore croix latine, la partie
verticale (staticulum) était un fort poteau de moins de
trois mètres de haut. La partie horizontale (patibulum)
était une lourde poutre que les bourreaux mettaient en
place sur le lieu de l'exécution. Une cheville de bois (sédile
ou cornu) était disposée au milieu du poteau vertical pour
supporter le supplicié entre les jambes.
La SDTJ déclare
catégoriquement que Christ fut pendu sur
un simple poteau vertical et
non sur une croix, pourtant rien ne le confirme. Au
contraire, les découvertes archéologiques
montrent que des crucifiés
contemporains de Christ furent exécutés sur une croix. En
effet, en 1968, on a découvert prés de Jérusalem, à Giv'at
mivtar, 15 sarcophages remplis de squelettes humains dont
certains avaient subi le supplice de la crucifixion. Le
travail d'étude fut exécuté par le Département d'anatomie
de la Hebrew University Hassadah School sous la direction
de Madame C. Salomon et les restes en question ont été
confiés au Israël Museum (Rockefeller section). Les
crucifiés avaient les bras étendus à l'horizontale et non
comme l'affirme la SDTJ au-dessus de la tête. Tout un
article sur cette importante découverte a été rédigé par
le Professeur N. Haas de l'Université hébraïque de
Jérusalem et ce dans la revue française Les
dossiers de l'archéologie (n° 10, page 107).
Position des crucifiés
de Giv'at mivtar

La SDTJ tente de
s'attaquer aux conclusions du Professeur
Haas en assurant que trois
chercheurs israéliens, savoir
Messieurs Yadin, Zias et
Sekeles ont réfuté les travaux de
celui-ci. Or, la controverse
ne se situe qu'au niveau des jambes
et tous les quatre sont
d'accord sur l'utilisation d'une croix!
La preuve est fournie par la
SDTJ elle-même:

Tour de
Garde, 15 août 1987, page 28, selon Haas.

Tour de
Garde, 15 août 1987,page 29, selon les 3 chercheurs
Un ou deux clous?
Dans le livre intitulé
Recueil d'histoires bibliques édité par la SDTJ, nous
avons découvert la gravure suivante:

Recueil
d'histoires bibliques, 1980, page 100
Cette illustration
représente le crucifié avec un gros clou unique traversant
les deux mains. Or la Bible contredit cette présentation:
«les autres disciples lui dirent donc: «Nous avons vu le
Seigneur.» Mais il leur dit: «Si je ne vois pas dans ses
mains la marque des clous» Jean 20:25
Remarquez que Thomas
demande à voir la marque des clous (au pluriel), et ce,
dans ses mains, il ne parle pas ici des pieds. Que va
répondre la SDTJ pour tenter de contrer ce solide
argument?
«Quelques-uns ont déduit de ce passage que deux clous
ont été employés à cette fin, et qu'on lui a planté un
dans chaque main. Toutefois, en parlant des clous au
pluriel, Thomas faisait-il une description précise du
supplice de Christ? Voulait-il nécessairement dire qu'on
lui avait cloué séparément les deux mains? En Luc 24:39,
Jésus, ressuscité, déclare: «Voyez mes mains et mes
pieds, c'est moi en personne!» Cela donne à penser que
ses pieds avaient été également percés de clous. Puisque
Thomas n'a pas mentionné les marques des pieds, il a
peut-être utilisé le pluriel d'une manière générale, en
pensant à tous les clous dont on s'était servi pour
mettre Jésus au poteau.»
La Tour de Garde, ter
juillet 1984, page 31.
La SDTJ a bien du fil à
retordre avec Thomas. Pour la SDTJ, ses paroles sont
imprécises, on ne peut donc pas se baser sur elles pour
déterminer la position du crucifié. Nous croyons au
contraire que Thomas est très clair et nous préférons son
assertion plutôt que l'explication de l'organisation de
Brooklyn.
Justus Lipsius
La SDTJ n'arrête pas ici
son argumentation. Elle va maintenant de nouveau manipuler
l'information:
«Un tel
pieu simple pour l'exécution d'un criminel était appelée
crux simplex et la méthode pour le clouer à un tel
instrument de torture est illustrée par l'érudit
catholique romain, Justus Lipsius du 16ème siècle. Nous
présentons ci-joint une photocopie de son illustration
reprise à la page 647, colonne 2 de son livre De cruxe
liber primus. C'est de cette façon que Jésus fut pendu
au bois.»
Kingdom Interlinear
Translation, 1969, page 1155.
Cette même gravure
revient également à la page 1649 de la nouvelle bible des
témoins de Jéhovah intitulée Les Saintes Écritures,
traduction du monde nouveau (1987).
Or que déclare vraiment
Lipsius? Sa réponse est étonnante:
«La croix
du Seigneur comportait quatre pièces de bois, le poteau
droit, la traverse, le morceau de bois placé au-dessous
(pour les pieds) et l'inscription placée au-dessus.»
De cruxe liber primus,
page 46.
La SDTJ omet
délibérément une partie des informations données par
Justus Lipsius, car elle ne montre pas les deux autres
gravures de Lipsius qui contredisent sa théorie.
  
Confrontée avec une
évidence de plus en plus dévastatrice pour elle, la SDTJ
se cherche une explication. Elle n'est plus tout à fait
sûre de sa théorie:
«Les
dessins représentant la mise à mort de Jésus qui
apparaissent dans nos publications, comme celui de la
page 24, ont donc simplement pour but d'illustrer cet
événement. Ils ne sont pas destinés à fournir des
indications anatomiques péremptoires.»
La Tour de Garde, 15
août 1987, page 29.
V11.
Noël, légitime ou pas?
Les témoins de Jéhovah
ne célèbrent pas la fête de Noël où plutôt ne la célèbrent
plus car il fut un temps où la SDTJ acceptait cette
manifestation comme tout à fait légitime. Pour les témoins
actuels, cette festivité est une idolâtrie coupable.
«Même si
l'on met de côté l'exploitation commerciale de la fête
de Noël et que l'on considère son aspect religieux,
celui-ci est-il fondé sur la vérité?...en fait l'Église
absorba un rite païen dont elle fit une fête soi-disant
en l'honneur de Dieu et du Christ.»
La Tour de Garde, 15
décembre 1982, pages 22-23.
Les mages de Satan?
Dans ce même article, la
SDTJ va encore beaucoup plus loin dans son interprétation
de la venue des mages:
«Certains
pourraient attirer l'attention sur les cadeaux qui
furent remis au «petit enfant» Jésus (Matthieu 2:11, MN,
Segond) et dire: N'est-ce pas ce que les sages ont fait?
N'ont-ils pas suivi une étoile qui les a conduits vers
Jésus? Cependant, quand on examine ce que dit la bible,
on découvre que les sages ne représentaient pas le
christianisme, mais le paganisme. De plus, ils étaient
des acteurs involontaires d'une machination montée par
Satan le diable pour tuer Jésus... par l'intermédiaire
d'une multitude d'anges et non par une étoile, Dieu
dirigea d'humbles bergers juifs, des adorateurs du vrai
Dieu vers le nouveau-né... Jésus n'était donc pas un
nouveau-né au moment de la visite des astrologues, II
avait près de deux ans... il est donc évident que les
cadeaux qu'ils lui offrent n'avaient aucun rapport avec
la date de naissance de Jésus.»
La Tour de Garde, 15
décembre1982, pages 23-24.
Les «mages» n'étaient
pas représentatifs du christianisme affirment les témoins
de Jéhovah, donc le modèle des cadeaux
reçus ne peut être un exemple
pour nous. L'SDTJ ne peut nier que Joseph et Marie par
contre soient des modèles pour chacun de nous. Alors,
qu'ont-ils fait avec les présents, les ont-ils reçus ou
repoussés?
Nous remarquons
également que si ces astrologues sont des païens, ils
demeurent des hommes de bonne volonté.
-Ils effectuent un très
long voyage pour venir adorer l'enfant Jésus (Matthieu
2:2).
-Leurs présents sont
acceptés par les parents de Jésus.
-Dieu les gratifie d'un
songe et est bien disposé à leur égard. -Le texte
(Matthieu 2:10), précise qu'ils furent remplis d'une
grande joie en voyant l'étoile et en entrant dans la
présence du Seigneur Jésus. Cette joie venait
manifestement de Dieu.
La SDTJ enseigne en
conséquence que l'étoile qui a conduit les mages est
d'inspiration diabolique:
«Qui a fait briller cette nouvelle étoile? N'oublions
pas que les astrologues sont
d'abord allés à Jérusalem après avoir vu l'étoile.
Satan, qui voulait la mort du fils de
Dieu, savait que le roi Hérode
chercherait à le faire périr. C'est donc lui qui a dû
faire briller l'étoile.»
Recueil
d'histoires bibliques, 1980, page 87.
Six années plus tard,
même son de cloche:
«Dès lors, qui a fait paraître cette étoile? Dieu, ou
quelqu'un qui voulait détruire
son Fils?»
Comment raisonner à
partir des Écritures?, 1986, page 163.
Les témoins de Jéhovah
n'hésitent pas à attribuer au diable l'œuvre de Dieu. Car
en fait qui à part du Dieu Créateur peut faire paraître ou
briller une étoile?
«Esaïe
40:26: Levez vos yeux en haut et voyez qui a créé ces
choses? C'est Celui qui fait sortir
leur armée d'après le nombre et
qui les appelle toutes par leur nom.»
Comment raisonner à
partir des Ecritures?; 1986, page 271.
Mais surtout, la Parole
de Dieu a grand soin de préciser elle-même que cette
étoile est celle de Jésus-Christ.
« Où est le Roi des juifs qui vient
de naître? Car nous avons vu
son étoile en
orient...» Matthieu 2:2
En 1961, les témoins de
Jéhovah iront jusqu'à mettre en doute l'existence même de
l'étoile.
«Quand les astrologues d'Orient eurent fait leurs
calculs d'après une étoile
qu'ils prétendaient voir, ils parcoururent de nombreux
kilomètres... »
Le 25 décembre
Chez les Juifs, le 9ème
mois est celui de décembre et le 24ème jour s'étendait
jusqu'au lendemain. On en a conclu que Christ avait dû
naître entre le 24 et le 25 décembre. Une lecture
attentive du passage précité révèle que la prophétie
d'Aggée est à mettre en relation avec la construction du
temple et non la venue du Messie.
Le 25 décembre est
clairement d'origine païenne. A l'approche du solstice
d'hiver, les adorateurs de Mithra célébraient avec éclat
la fête du Natalis Invecti Solis, le dieu de la lumière
qui refoulait les ténèbres hivernales. C'est cependant un
fait riche de signification que la fête de la lumière se
situe au moment le plus sombre de l'année. C'est bien en
pleine nuit, à un moment critique de l'histoire que Christ
apparut telle une lumière en un monde de détresse et de
péché.
L'autre base est
l'élaboration apologétique de Jean Chrysostome qui se
développe de la manière suivante:
1. Il se repose sur les
données de l'Évangile concernant le ministère de Zacharie
au temple lors de l'annonce de la naissance de son fils,
Jean-Baptiste (Luc 1:8-9). Selon lui, il s'agirait du jour
du grand pardon. Elle a lieu à la fin septembre.
2. C'est à cette époque
qu'Élisabeth l'épouse de Zacharie aurait conçu.
3. Lorsque l'ange visite
Marie, Élisabeth est dans son sixième mois (Luc 1:36). En
conséquence, la conception de Jésus eut lieu fin mars.
4. Ajoutons 9 mois et
nous arrivons fin décembre.
Tout ceci est
admirablement charpenté, encore faut-il prouver que
Zacharie officiait en tant que grand-prêtre.
Changements
En 1904, la SDTJ
demandait aux témoins de Jéhovah de se joindre avec tous
les chrétiens à cette célébration pour montrer leur
respect pour Christ:
«Puisque
la célébration de la naissance de notre Seigneur n'est
pas matière à décret divin ou d'injonction mais
simplement une marque de respect pour Lui, il n'est pas
nécessaire de nous chicaner particulièrement sur la
date. Nous pouvons tout aussi bien nous joindre au monde
civilisé en célébrant le grand événement le jour où la
grande majorité le célèbre, le jour de Noël.»
La Tour de Garde, 1er
décembre 1904, page 364, anglais
A l'époque, les témoins
de Jéhovah enseignaient que la fête de Noël rappelle le
don de Dieu:
«Est-ce
là simplement le but, la signification de la Fête de
Noël? Cette question n'est pas pour blâmer une telle
coutume; car elle nous rappelle le don suprême que
l'humanité reçut de son Créateur en ce jour-là ...cette
fête doit rappeler chaque année à la chrétienté le Grand
Noël qui va se lever sur la terre.»
L'Age d'or, 20
décembre 1924, page358
Si vous offrez un cadeau
à un témoin de Jéhovah à l'occasion de la Noël, la plupart
de ceux-ci le refuseront fermement et pourtant:
«Les
Écritures n'interdisent pas à un chrétien d'accepter un
présent ou une gratification que lui offre son employeur
à l'époque de Noël.»
La Tour de Garde, 15
Octobre 1966, page 639
Les chrétiens que nous
sommes sans se formaliser de la date désirent rappeler la
naissance de leur Sauveur, chose avec laquelle la Tour de
Garde était totalement d'accord en 1926:
«L'événement (la naissance de Christ) est tellement
important qu'il est toujours approprié de le rappeler à
l'esprit des gens sans se soucier de la date.»
La Tour de Garde, 15
décembre 1926, page 371, anglais
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