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C'est
l'Esprit qui vivifie (Jean 6:63) or seul Dieu a et donne
la vie (Jean 5:26) tout comme Christ (Jean 5:40).
11. La connaissance
Seul
Dieu sonde les reins et les cœurs (Jérémie 17:10) or
l'Esprit sonde tout (1 Corinthiens 2:10), tout comme
Christ (Apocalypse
2:23).
12. Un
seul Seigneur
La
Parole de Dieu enseigne qu'il n'y a qu'un seul Seigneur (Éphésiens
4:5), or:
-Le Père
est Seigneur............... ........1
Timothée 6:15
-Le Fils
est Seigneur..........................2 Pierre 1:16
-L'Esprit est
Seigneur........................2 Corinthiens 3:16
Conclusion
Notre
conclusion sera celle du Professeur Nicole de Nogentsur-Marne:
«
Le mystère de la Trinité nous dépasse, et c'est
normal. Il faudrait être Dieu pour le comprendre
pleinement. Cela ne signifie pas que nous devions être
dans le vague à ce sujet. La révélation que le
Seigneur dans sa bonté nous a donnée de lui-même nous
permet d'avoir des notions précises, même si elles
sont au-dessus de notre portée. Saisissons avec
reconnaissance ce qui nous est enseigné dans la Bible,
sans vouloir aller au-delà, mais aussi sans négliger
ce que nous devons croire. Grâce au texte de l'Écriture
et grâce à l'action du Saint-Esprit, il nous est
possible de connaître le seul vrai Dieu, et celui qu'Il
a envoyé, Jésus-Christ, et cette connaissance là,
c'est la vie éternelle.»
Précis de doctrine biblique, Éditions Institut
Biblique, Nogent-sur-Marne, 1983.
Les témoins
de Jéhovah assurent qu'ils n'ont jamais changé de
doctrine sur les vérités fondamentales. Pourtant le
texte suivant de la plume de Charles Taze Russell est un
plaidoyer fantastique en faveur de la doctrine de la
Trinité.
«Nous
sommes convaincus que le chiffre « trois» est
fondamental dans les cieux et sur la terre en ce qui
concerne Dieu et l'homme, dans la structure de l'univers,
dans le plan des âges ainsi que dans le progrès du développement
chrétien ou de la venue de Dieu ...nous devrions d'abord
attirer l'attention sur les trois divins le Père, le
Fils et le Saint-Esprit - souvent mentionnés dans la
bible. Ceci est fondamental comme le montre la commission
de Christ (Matthieu 28:19) et telle qu'elle est relatée
à notre foi dans le Créateur, Sauveur et Régénérateur
et cela suggère les trois pas en amenant les hommes à
l'image divine.» La Tour de Garde, mars 1881, page
197, anglais.
V. Les Pères
de l'Église
En 1989
sortait des presses de la Watchtower un fascicule intitulé:
Doit-on croire à la Trinité?. Selon La Tour de Garde,
cette brochure présente des arguments irréfutables pour
«infirmer
l'idée selon laquelle Jésus est Dieu.»
La Tour de Garde, ter août 1990, page 32.
Dans
cette brochure, les témoins de Jéhovah citent six Pères
de l'Église, qui, selon eux, rejettent dans leur
enseignement la divinité de Christ ainsi que la trinité.
Nous recommandons vivement tant en français qu'en anglais
la lecture de l'ouvrage Initiation à la doctrine des Pères
de l'Église, de l'anglican J. Kelly (Éditions du Cerf,
29 Bld Latour-Maubourg, F-75007 Paris). En réalité, les
témoins de Jéhovah ont choisi les passages dans lesquels
ces Pères prouvent qu'il existe une différence entre le
Père et le Fils, ce que tous les trinitaires acceptent.
Par contre, d'autres textes de tous ces Pères appuient la
doctrine de la trinité. Reprenons donc leurs écrits et vérifions
s'ils s'opposaient réellement à la divinité de Jésus.
Nous citerons d'abord la brochure de la SDTJ et ensuite
d'autres textes qui montrent la pensée réelle des Pères
de l'Église.
I. Justin
Pour la SDTJ:
«Justin
(mort vers 165 de notre ère) a admis qu'avant de venir
sur terre, Jésus était un ange, qu'il avait été créé,
et qu'il était différent du Dieu qui a fait toutes
choses. Il a dit que Jésus est inférieur à Dieu et
qu'Il n'a jamais rien fait que ce que le Créateur (...)
voulait qu'Il dise et fasse.» Doit-on croire à la
Trinité?, 1989, page 7.
Textes de Justin:
« Il
(Jésus) est vraiment Dieu et vraiment homme.»
Contre les hérésies, IV, 453, Initiation, page 156.
Dans son
effort de contrer les hérésies, remarquez que Justin a
grand soin de préciser que Christ est vrai Dieu et vrai
homme, insistant sur la totale Divinité de Jésus mais également
sur son humanité.
«
Étant le Verbe et le Premier-né de Dieu, II est Dieu luimême.»
Première apologie, 63, Initiation, page 107.
«Les
chrétiens adoraient Dieu le Père, le Fils et l'Esprit
prophétique.» Première apologie, 63, Initiation,
page 111
Dans
cette apologie, Justin enseignait que Dieu est digne
d'adoration or chaque personne de la Trinité doit être
adorée.
«Il
(Jésus) est appelé Dieu, II est Dieu et le sera. »
Dialogue avec Tryphon, 58, 9.
Ces
affirmations sont claires et directes. Les témoins de Jéhovah
reconnaissent que pour Justin, Christ est Dieu, voici donc
comment ils l'expliquent:
«
Puisque le fils est né de Dieu, Justin désigne le fils
par (expression «Dieu». II déclare dans sa première
apologie: « Le Père de l'univers a un fils, qui est le
Verbe, premier-né de Dieu et Dieu! La bible, elle aussi,
emploie le titre « Dieu à propos du fils de Dieu. En Esaïe
9:6, il est appelé « Dieu Fort». Mais dans la bible,
des anges, des humains, des faux dieux et Satan sont également
appelés «dieux> » Introduction aux Pères de
L'Église, pages 71-72.
Texte étonnant,
car les témoins de Jéhovah reconnaissent ici que dans la
Bible, le fils de Dieu est appelé «Dieux. Bien que dans
leur logique, Jésus n'est qu'un «dieu» minuscule, au même
rang que les anges, les idoles et Satan.
2. Irénée pour la
SDTJ:
«
Irénée (mort vers 200 de notre ère) a dit qu'avant d'être
un humain, Jésus menait une existence distincte de
celle de Dieu et qu'Il lui était inférieur. II a montré
que Jésus n'est pas égal au seul vrai Dieu, qui est
au-dessus de tous, et auprès de qui il n'y a point
d'autre.» Doit-on croire à la Trinité?, 1989,
page 7.
Textes d'Irénée:
«Il
est vraiment Dieu et vraiment homme.» Adv. Haer.,
IV, 6-7, Initiation, page 156.
Comme
vous pouvez le constater, Irénée à l'instar de Justin
croit fermement dans la totale divinité et humanité de
notre Seigneur.
«Christ-Jésus,
notre Seigneur, notre Dieu, notre Sauveur et notre
Roi.» Adv.
Haer., Initiation, I, 10.
«les
prophètes, les apôtres et l'Esprit lui-même l'ont
proclamé Dieu au sens propre et Seigneur et Roi éternel
et Verbe incarné.» Contre
les hérésies, III, 19, 2.
Irénée
proclame non seulement la Divinité de Christ mais en plus
son éternité et l'incarnation de Dieu. Selon Irénée,
ceux qui ne croient pas ces sublimes vérités sont des hérétiques.
Jamais il n'a nié la Divinité du Christ. En fait, il
s'applique à établir un contraste entre le seul vrai
Dieu trinitaire et les faux dieux des spéculations
gnostiques.
3. Clément
d'Alexandrie
Pour la SDTJ:
«Clément
d'Alexandrie (mort vers 215 de notre ère) a parlé de Jésus
avant son existence humaine comme d'une créature, alors
que Dieu est le seul vrai Dieu, incréé et impérissable.
II a dit que le Fils vient de suite après le Père, seul
omnipotent, mais qu'il ne lui est pas égal.»
Doit-on croire à la
Trinité? 1989, page 7.
Textes de Clément:
«
Aussi le Christ est à la fois humain et divin, dualité
une, Dieu et homme.» Protreptique
I, 7, 1, Initiation, page
Ici
l'enseignement est le même que celui des deux Pères précédents.
Clément confesse que Christ est à la fois Dieu et homme.
«Il
s'est revêtu d'un homme car II est Dieu sans souillure
sous l'aspect d'un homme.» Protreptique
37, 3, Le Pédagogue I, 115, Initiation, p. 162.
«Il
(Jésus) fut rendu égal au Seigneur de l'univers parce
qu'Il est son Fils.» Exhortation aux païens,
10, The Ante-Nicene Fathers, 2:227 et 234
«Le
Père n'a jamais été sans le Fils.» Stromates
5:1, The Ante-Nicene Fathers, 2:444.
Belle
affirmation de l'éternité du Fils. En fait, le Père ne
peut être le Père Éternel que dans la mesure où le
Fils est également éternel.
4. Tertullien
Pour la SDTJ:
«Tertullien
(mort vers 230 de notre ère) a enseigné la suprématie
de Dieu. Il déclara: «Le Père est différent du Fils
(II est autre) en ce qu'il est plus grand, en ce que
celui qui engendre est différent de celui qui est
engendré, celui qui envoie, différent de celui qui est
envoyé. Il dit également: « Il fut un temps où le
Fils n'était pas (...) avant toutes choses Dieu était
seul.» Doit-on
croire à la Trinité, 1989, page 7.
Voici ce
que la Tour de Garde avait écrit plus tôt au sujet de
Tertullien et qui montre ce que celui-ci pense vraiment
concernant la trinité:
«Vers
la fin du deuxième siècle, également, Tertullien, un
écrivain latin, traduisit trias en latin par le terme
trinitas, ou trinité, et c'est ainsi que ce substantif
fut introduit dans les écrits religieux de la chrétienté.
Ce Tertullien fut également le premier à employer le
mot latin persona ou personne pour désigner un seul
individu possédant ses propres qualités particulières
et il parla du Père, du Fils et du Saint-Esprit comme
étant tres personae, trois personnes intelligentes.
Tertullien insista en même temps sur le fait que ces
trois personnes étaient une unité de substance (unitas
substantiae) parce que, selon lui, toutes trois
n'avaient point de commencement, mais existaient de
toute éternité.» La Tour de Garde, ter août
1948, page 227.
Textes de Tertullien:
«Nous
voyons un double état, non pas dans la confusion, mais
dans l'union, Jésus à la fois Dieu et homme en une
seule personne. » Adv. Praxeam 27, 11,
Initiation, page 160.
Tertullien
aussi affirme que Jésus est à la fois Dieu et homme.
«Venant
en troisième à partir du Père et du Fils, tout comme
le fruit issu du rameau vient en troisième à partir de
la racine, la rigoe branchée sur la rivière en
troisième à partir de la source et le point lumineux
terminant le rayon en troisième à partir du soleil.
Lui aussi (L'Esprit) est une personne, si bien que la
Divinité est une Trinité.»
Adv. Praxeam, 8:11,
Initiation, page 123.
Les témoins
de Jéhovah affirment que Tertullien aurait utilisé le
terme «trinité» sans toutefois l'approuver. Pourtant la
lecture du texte précité montre tout le contraire.
Tertullien croit en un Dieu manifesté en trois personnes.
«L'affirmation
du Sauveur: « Le Père et moi nous sommes un», montre
que les trois sont une seule réalité, non pas une
seule personne et cela suggère une identité de
substance et non pas une simple unité numérique.»
Adv. Praxeam 25,
Initiation, page 123. Trinité?, 1989,
Les
affirmations de Tertullien sont une solide apologie du
trinitarisme classique. Il enseigne que les trois
personnes sont distinctes mais de même essence ou nature.
5. Hippolyte
Pour la SDTJ:
«
Hippolyte (mort vers 235 de notre ère) a dit que Dieu
est le Dieu unique, le premier et le seul, Créateur et
Seigneur de tout, de qui rien n'était contemporain
(...) mais Il était un et seul, qui, parce qu'Il le
voulait appela à l'existence ce qui auparavant n'était
pas, comme Jésus, qui fut créé avant de venir sur la
terre.»
Doit-on croire à la
page 7.
Textes d'Hippolyte:
«Christ
est le Dieu au-dessus de tout.» Philosophoumena
10:30, The Ante-Nicene Fathers, page 153.
«Un
homme même s'il ne le veut pas est forcé de reconnaître
Dieu le Père Tout-Puissant et Christ-Jésus le Fils de
Dieu qui étant Dieu devint homme, à qui également le
Père a assujetti toutes choses, Lui excepté et le
Saint-Esprit et ceux-là sont trois.» Contre Noët
8, The Ante-Nicene Fathers 5:226.
«II
n'y a rien de contemporain avec Dieu. Avec lui il n'y
avait personne, mais bien qu'il existât seul, il
existait en pluralité.» Contre Noët, The
Ante-Nicene Fathers 5:227.
Hippolyte
confirme donc que Dieu existe de toute éternité en trois
personnes, et que le Fils, bien que différent du Père,
n'en est pas moins Dieu.
«De
ce fait, il y a à côté du Père, c'est-à-dire de la
divinité même un autre, une deuxième personne tandis
que l'Esprit complète la Triade..» Contre Noët
10, Initiation page 121.
6. Origène
Pour la SDTJ:
«Origène
(mort vers 250 de notre ère) a dit que le Père et le
Fils sont deux substances (...) deux choses pour ce qui
est de leur essence et que comparé au Père, le Fils
est une très petite lumière.» Doit-on
croire à la Trinité? 1989, page 7.
Textes d'Origène:
«En
tant que rejeton du Père, Il (Jésus) procède éternellement
de l'être du Père et participe ainsi à sa Divinité.»
In Io, Commentaire sur St.Jean, II, 11, 16, Initiation,
page 139
Origène confesse l'éternité
du Fils.
«Cependant,
rien dans la Trinité ne peut être appelé plus grand
ou moins grand.» De Principiis 1.3.7.
Les trois personnes sont
donc égales.
«Cependant
nous sommes persuadés qu'il y a trois personnes, le Père,
le Fils et le Saint-Esprit.» In Io,
Commentaire sur St. Jean, II, 10, 75, Initiation, page
138.
«L'adorable
et éternelle Trinité.» In Io, Commentaire sur
St. Jean, VI, 33, 166, Initiation, page 140.
Chaque personne est
digne d'adoration et éternelle.
«Le
médiateur entre le seul Dieu véritable, le Père
ineffable et l'homme n'est pas en dernière analyse l'homme-Dieu
Jésus-Christ, c'est le Verbe qui rétablit les
relations entre la Divinité sans origine et les créatures.»
Contre Celse, II, 64, Initiation, page 166.
Origène
fut considéré comme hérétique non pas tant concernant
la Trinité mais en ce qu'il croyait en la préexistence
des âmes.
Les Pères
de l'Église cités dans la brochure des témoins de Jéhovah
ne sont donc pas opposés à la doctrine de la trinité.
Bien au contraire, ils en sont d'ardents défenseurs.
Remontons donc la filière, et examinons également
l'enseignement des Pères apostoliques sur ce sujet.
7. Clément de Rome:
«Frères,
il nous faut considérer Jésus-Christ comme Dieu et juge
des vivants et des morts.»
2ème épître
aux Corinthiens, I, 1, page 127, Les Pères Strasbourg.
8. Ignace dAntioche:
«J'ai
accueilli en Dieu votre nom bien-aimé, que vous vous êtes
acquis par votre naturel juste, selon la foi et la
charité dans le Christ-Jésus notre Sauveur, imitateurs
de Dieu, ranimés dans le sang de Dieu.» Lettre
aux Éphésiens I, 1, page 156, Les Pères Apostoliques,
117
«Car
notre Dieu, Jésus-Christ a été porté dans le sein de
Marie selon l'économie divine.» Lettre
aux Éphésiens, XVIII, 2, page 165, Les Pères
Apostoliques
«L'église
bien-aimée et illuminée par la volonté de celui qui a
voulu tout ce qui existe, selon la foi et l'amour de Jésus-Christ
notre Dieu.» Lettre aux Romains,
I, 1-3, page 185, Les Pères Apostoliques.
«Je
rends grâces à Jésus-Christ Dieu qui vous a rendus si
sages.» Lettre aux
Smyrniotes, I, 1, page 203, Les Pères Apostoliques
«Je
souhaite que vous vous portiez toujours bien en notre
Dieu Jésus-Christ.» Lettre
adressée à Polycarpe, VIII, 3, page 220, Les Pères
9. Polycarpe:
«C'est
pourquoi pour toutes choses je te loue, je te bénis, je
te glorifie par le Grand Prêtre Éternel et céleste Jésus-Christ...»
Le martyre de Polycarpe, XIV, 3, page
253, Les Pères
«Car
Lui, nous l'adorons parce qu'Il est le Fils de Dieu.»
Le martyre de Polycarpe, XVII, 3, page 255, Les Pères
Apostoliques.
«Nous
vous souhaitons bonne santé, frères, marchez selon l'Évangile
dans la Parole de Jésus-Christ, avec lui gloire à Dieu
le Père et au Saint-Esprit pour le salut des saints élus.»
Le martyre de Polycarpe, XXII, 1, page 258, Les Pères
Apostoliques
10. Méliton de
Sardes (170 de notre ère)
«
Le Seigneur, étant Dieu, revêtit l'homme, souffrit
pour celui qui souffrait, fut enchaîné pour celui qui
était captif, fut jugé pour le coupable, fut enseveli
pour celui qui était enseveli.»
Homélie pascale adressée à Marc-Aurèle,
65-66, 100-103,
Tous ces
Pères ont mis en évidence la totale Divinité de celui
que les témoins de Jéhovah cherchent à abaisser. Le
Concile de Nicée (325) fut l'aboutissement logique de
toutes ces réflexions
sur la personne de Jésus. Pourtant, nous croyons en la
totale Divinité de notre Seigneur Jésus-Christ non pas
tellement à cause du témoignage des Pères mais grâce
à l'enseignement de la Parole de Dieu. Que ces Pères
aient ébauché la doctrine trinitaire en tâtonnant est
totalement vérifiable. En fait, par leurs discussions,
ils ont préparé le Concile qui allait concrétiser ces
enseignements.
Et
il les attribue à Jésus alors qu'il reconnaît toute la
grandeur et la puissance de Jésus-Christ. De toute manière
il ne peut exister qu'un seul vrai Dieu vivant et non de
nombreux dieux et seigneurs, comme le disent également
les témoins de Jéhovah:
«Jésus
le berger reconnaît qu'il n'y a qu'un seul vrai Dieu
vivant et non pas de nombreux dieux et seigneurs.» La
Tour de Garde, ter février 1953, page 37.
Romains 9:5 - Dieu béni
éternellement
«Le
Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni
éternellement»
Romains 9:5
Voici ce
que dit la SDTJ au sujet de ce verset:
«Ce
verset soutient-il que Jésus est « au-dessus de tous»
et que par suite Il est Dieu? Ou bien établit-il une
distinction entre Dieu et Jésus, tout en indiquant que
Dieu est au-dessus de tout? Quelle traduction de Romains
9:5 s'accorde avec Romains 15:5-6 qui, après avoir différencié
Dieu et Christ-Jésus invite le lecteur à glorifier le
Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ?»
Comment raisonner à partir des Écritures? 1986, pages
425-426.
Revenons
au texte. Il enseigne bien que Jésus est au-dessus de
toutes choses, en conséquence II est Dieu. La Bible
affirme qu'il existe une différence entre Dieu le Père
et Dieu le Fils mais elle ne nie pas que Christ soit Dieu.
Pour empêcher que Christ
soit appelé «Dieu béni éternellement», il faudrait
modifier la ponctuation. Mais la phrase deviendrait alors
tout à fait maladroite et ne correspondrait plus au style
approprié. Il n'y aurait d'ailleurs aucune explication
pour ce changement. Henri Blocher le théologien de
Vaux-sur-Seine précise:
«La
seule façon d'éviter l'attribution au Christ du titre de
Dieu suprême est de diviser par la ponctuation: d'arrêter
la phrase après «parenté charnelle», et de faire de la
suite une exclamation indépendante, une doxologie: «Béni
(soit) éternellement Dieu, lui qui est audessus de
tout!». Mais de fortes objections dénoncent ce procédé
comme une échappatoire. Bruce M. Metzger argue que la
construction suggérée est extrêmement gauche, que le
participe présent montre que la clause est une relative,
que les doxologies pauliniennes ne sont pas ainsi détachées,
qu'ailleurs les doxologies détachées ne se construisent
pas ainsi et qu'il n'y a pas dans le contexte de raison
psychologique pour une soudaine doxologie. Nous ajoutons
que la clause to kata sarka, «pour ce qui est de la
parenté charnelle» laisse attendre une autre clause qui
l'équilibre.»
Christologie, vol. 1, page 152.
Colossiens 2:9 - La
plénitude de la Divinité
«Car
en lui habite corporellement toute la plénitude de la
Divinité»
Colossiens 2:9
Les témoins
de Jéhovah prétendent que cette plénitude était en lui
parce que quelqu'un d'autre la lui aurait donnée.
«
Le Christ avait-il en lui-même quelque chose qui lui
appartienne en propre parce qu'il était Dieu ou qu'il
faisait partie d'une trinité? La plénitude qui habite
en lui n'était-elle pas plutôt sienne en vertu de la décision
de quelqu'un d'autre?»
Comment raisonner à partir des Écritures?, 1986, page
427.
Devons-nous faire
remarquer que tout a été créé par Jésus
et pour lui (Colossiens
1:15)! Ce qui prouve que tout lui appartient. Selon son
propre aveu, la SDTJ reconnaît que la totale Divinité de
Christ est voulue par le Père. Elle enseigne en outre que
ceux qui repoussent la Bible et Christ nient que toute plénitude
habite en lui:
«Quiconque
n'adhérerait pas aux Écritures mépriserait le chef de
la congrégation ...il laisserait également entendre
que toute plénitude n'habite pas en Christ...»
La Tour de Garde, ter
juillet 1978, page 19.
Christ
est-il totalement Dieu? Cette plénitude de la Divinité
habite-t-elle totalement en lui? Oui, répondent les
trinitaires. Non, répondent les témoins de Jéhovah. Ils
nient donc que toute plénitude habite en lui.
1 Timothée 1:17 -
Roi des siècles, seul Dieu
«
Au Roi des siècles, immortel, invisible, seul Dieu,
soient honneur et gloire, aux siècles des siècles»
1 Timothée
1:17
Les témoins
de Jéhovah admettent que Christ est ce Roi invisible,
mais ils n'acceptent pas qu'il soit aussi «seul Dieu» égal
au Père:
«Pensez
que Jésus est notre Roi invisible. Nous devons lui obéir.»
Vivez éternellement
heureux sur la terre!, 1982, illustration n° 64.
Tite
2:13 - Grand Dieu et Sauveur
«En
attendant la bienheureuse espérance et la manifestation
de la gloire de notre Grand Dieu et Sauveur, le Christ-Jésus»
Tite 2:13
Comme le
même article « et» est employé pour les deux noms «Dieu
et Sauveur», il est manifeste que «Dieu» s'applique à
Jésus-Christ.
Henri
Blocher donne l'explication suivante:
«Un
seul article étant employé pour les deux noms, il
faudrait supposer une entorse à la grammaire grecque
pour ne pas appliquer «Grand Dieu» à Jésus-Christ.
On aurait ici d'autant moins de raisons de supposer une
telle irrégularité que l'exégèse favorise une référence
purement christologique: c'est Jésus-Christ qui est
notre espérance et dont nous attendons l'apparition
glorieuse (cf 2 Timothée 4:8). Il est donc appelé le
«Grand Dieu» .»
Christologie, vol. 1, page 153.
Hébreux 1:8-9 -
Appelé Dieu par le Père
Le Père appelle son
Fils «Dieu»
«Mais
Il a dit au Fils: «Ton trône ô Dieu est éternel, le
sceptre de ton règne est un sceptre d'équité ...c'est
pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t'a oint...»
Hébreux
1:8-9
Afin
de contourner cette déclaration, la SDTJ dans sa version
biblique fait du Père un trône pour le Fils. «Dieu est
ton trône
pour toujours», ce qui fait alors du Fils une personne
supérieure au Père. Ce texte est une citation du Psaume
45:6 qui se lit en hébreu: «Ton trône Dieu éternel»,
ce qui réfute la traduction de la SDTJ. De plus dans le
Psaume 146: 10, nous disposons d'une tournure semblable:
«Ton Dieu, ô Sion de génération en génération». Ici
la SDTJ rend correctement le vocatif « O Sion». Pourquoi
ne le fait-elle pas dans le Psaume 45 et partant en Hébreux
1?
En
grec, Hébreux 1:8 se traduit littéralement: « Le trône
de toi, le Dieu, pour la durée de la durée». Remarquons
une fois encore la présence de l'article en grec devant
theos.
1
Jean 5:20 - Le Dieu véritable
«Et
nous sommes dans le véritable en son Fils Jésus-Christ,
c'est lui qui est le Dieu véritable et la vie éternelle»
1 Jean 5:20
Dans
leur version, les témoins de Jéhovah remplacent outo
estin (c'est lui) par un vague «voilà», ce qui dès
lors ne renvoie plus clairement à l'antécédent Jésus-Christ
(voir chapitre3). Pourtant une exégèse sérieuse
confirme que l'antécédent est bien Jésus-Christ.
Henri Blocher précise:
«Le
démonstratif «celui-ci» (houtos) exige comme antécédent
le nom qui vient d'être mentionné, Jésus-Christ. L'exégèse
confirme: II y aurait tautologie creuse si l'antécédent
était le précédent « véritable» .» Christologie,
vol. 1, page 153
Jean
a soin de préciser dans le contexte que Jésus est la vie
éternelle:
«
Et nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès
du Père» 1
Jean 1:2
Si
Christ est la vie éternelle au chapitre 1er, il est évident
qu'Il l'est aussi au chapitre 5 et par conséquent Il est
également le Dieu véritable.
Esaïe
9:5-6 - Dieu Puissant
«Car
un enfant nous est né, un fils nous est donné et la
domination reposera sur son épaule, on l'appellera
Admirable, Conseiller, Dieu Puissant, Père éternel,
Prince de la Paix»
Esaïe 9:5-6
Confrontés
à ce texte, les témoins de Jéhovah précisent:
«Appelé
dieu puissant, mais non Dieu Tout-Puissant.»
Assurez-vous
de toutes choses, 1969, page 276.
Pourquoi
placer un «d» minuscule alors que leur propre version
place ici un «D» majuscule? Quand à la distinction
entre «puissant» et «tout-puissant», elle n'a aucune
raison d'être lorsque l'on vérifie que Jéhovah est
appelé simplement «puissant» en Esaïe 10:21 et en Jérémie
32:18.
Dans
le passé, les témoins de Jéhovah ont enseigné que Jésus
est le Tout-Puissant:
«Tous
pourront alors vraiment chanter hosanna! Béni soit Jésus
notre Justice! Pour nous tous il s'offrit en vivant
sacrifice! Ce Seigneur Tout-Puissant, ce Roi de tous les
rois pour nous pauvres pécheurs vint mourir sur la croix.»
Joseph F. Rutherford,
La Harpe de Dieu, 1921, page 126
«Alors
celui qui croira (ce qui implique obéissance) au ToutPuissant
vivra et ne mourra point (Jean 11:26).»
J.
F. Rutherford, Délivrance, 1926, page 354.
La
référence biblique de Jean 11:26 prouve bien qu'il
s'agit de Jésus-Christ. Enfin, ce dernier texte:
«C'est
dès ce moment-là par conséquent, que notre Seigneur Jésus
pouvait être appelé Tout-Puissant.»
Le mystère accompli, 1917, page 20.
III.
Jésus est Jéhovah
Le
nom (Jéhovah» a été introduit par la SDTJ dans le
corps du N.T. chaque fois que le texte cite l'Ancien et
que le nom de Dieu (c'est-à-dire le tétragramme) apparaît.
Le mot grec kurios (Seigneur) est donc remplacé par «Jéhovah»
quand il s'agit d'une citation de l'Ancien Testament où
apparaît le tétragramme.
«Par
conséquent, là où les Écritures grecques chrétiennes
ont cité les Écritures hébraïques, le traducteur est
autorisé à rendre le mot kurios par «Jéhovah» quand
le nom de Dieu apparaît dans l'original hébreu.»
Le nom divin qui demeure à
jamais, 1984, pages 26-27
Mais la
SDTJ n'applique plus sa règle dans les exemples suivants:
-Psaume
34:9........................ 1 Pierre 2:3
-Psaume
102:23-25............... Hébreux 1:10
-Psaume
16:8......................... Actes 2:25
-Esaïe
8:13............................. 1 Pierre 3:15
-Esaïe
45:23-24..................... Philippiens 2:10-11
-Joël
2:32................................ Romains 10:13
Pourquoi?
Tout simplement parce que dans ces six exemples, le tétragramme
devrait alors s'appliquer à Christ dans les textes du
N.T. et Christ serait alors Jéhovah. La traduction s'est
adaptée à la doctrine, plutôt que le contraire.
Mais
de nombreux autres textes bibliques reprennent des
passages de l'Ancien Testament pour les appliquer à Jésus,
en lui attribuant différents noms qui sont donnés au Père.
En lisant ces textes, il apparaît clairement que Christ
n'est rien d'autre ni rien de moins que Jéhovah. En voici
plusieurs exemples.
1. Jéhovah
est le grand «JE SUIS» d'Exode 3:14
«Avant
qu'Abraham fût, Je suis»
Jean 8:58
Ce
verset cite Exode 3:14, dans lequel Dieu révélait son
nom à Moïse pour lui permettre d'aller vers le peuple
d'Israël. Dans Jean 8:58, Jésus s'approprie ces paroles.
Les Juifs de son époque ont bien compris toute la portée
de son affirmation et ils s'empressent de vouloir le
lapider (au verset 59). Les témoins de Jéhovah rendent
ce texte de la manière suivante:
«En
toute vérité Je vous le dis: Avant qu'Abraham soit
venu à l'existence, j'étais.»
Vous
remarquez que, dans ce cas précis, le présent est devenu
un imparfait. Que dit le texte grec de la Kingdom
Interlinear Translation, oeuvre de la SDTJ:

Il
est clair qu'en dessous de grec, nous avons en anglais un
présent (I AM) alors que dans la marge, c'est un passé-composé
qui apparaît (I HAVE BEEN). Où se trouve la bonne
traduction? En parlant de la Kingdom Interlinear
Translation, les témoins de Jéhovah affirment que le
texte anglais juste en dessous
du texte grec détermine sa signification fondamentale
selon les règles grammaticales. La
Tour de Garde, ter mars 1970, page 14.
La
traduction du Monde-Nouveau a donc modifié le texte à
son avantage. Grammaticalement, nous avons ici une
temporelle à l'infinitif, littéralement: «Avant Abraham
devenir», puis une principale de discours direct: «Je
suis». Les témoins de Jéhovah reprennent le témoignage
d'un adepte de leur mouvement, professeur de grec,
Nicholas Kip qui écrit concernant Jean 8:58:
«Cependant,
même leurs propres livres de grammaire théologique
expliquent que lorsqu'un adverbe ou un terme qui marque le
passé apparaît dans la phrase en
grec, le verbe conjugué au présent est souvent traduit
de manière à indiquer que l'action a commencé dans le
passé et peut se poursuivre jusqu'à présent.»
Réveillez-vous!, 22 mars 1987, page 12.
Justement,
l'action d'être de Christ s'inscrit dans le passé, le présent
et le futur, il n'y a donc aucune raison de modifier le
temps du verbe grec en Jean 8:58.
Il
existe dans l'A.T. un passage analogue à Jean 8:58:
«Avant
que les montagnes soient nées et que tu aies créé la
terre et le monde, d'éternité en éternité
Tu es Dieu »
Psaume
90:2
Les
témoins de Jéhovah se servent de ce texte pour établir
l'éternité du Père (cf Tour de Garde, 1-12-75, p. 736).
Un contraste est en effet établi entre les montagnes créées
et l'éternité de Dieu. En Jean 8:58, la même
construction apparaît. Un contraste est établi entre la
création d'Abraham et l'éternité de Jésus-Christ.
Il
existe d'autres passages où Christ utilise à son compte
les paroles d'Exode 3:14 (cf Jean 13:19). En Jean 18:5-6,
Jésus prononce une fois encore ces paroles, ce qui fait
reculer d'effroi ceux qui sont venus l'arrêter. On peut
à bon droit se demander ce qui aurait pu les faire tomber
à la renverse sinon sa stupéfiante déclaration d'être
le Grand «Je
suis».
2. Jéhovah est
l'Alpha et l'Oméga
En
lisant la Bible, nous découvrons que le Père et le Fils
sont appelés «Alpha et Oméga» ou encore «Premier et
Dernier», ces deux expressions se rapportent à la même
idée. «Alpha et Oméga»
sont la première et la dernière lettre de l'alphabet
grec et expriment l'idée de commencement et de fin. Ce
avec quoi les témoins de Jéhovah sont d'accord:
«Le
titre Alpha et Oméga comporte la même idée que
l'expression 'le Premier et le Dernier' et il s'applique
de façon tout à fait appropriée et absolue à Jéhovah-Dieu.»
Auxiliaire pour une meilleure intelligence de la Bible,
vol. 1, 1981,
Christ
est-Il vraiment l'Alpha et l'Oméga, le Premier et le
Dernier? Laissons parler les textes tout simplement:
«Voici
ce que dit le Premier et le Dernier, celui qui était mort
et qui est revenu à la vie»
Apocalypse 2:8
«Il
posa sur moi sa main droite, en disant: Ne crains point!
Je suis le Premier et le Dernier et le Vivant. J'étais
mort et voici, je suis vivant aux siècles des siècles
...»
Apocalypse 1:17-18
Christ
était mort et est revenu à la vie, il est donc le
Premier et le Dernier. Les témoins de Jéhovah affirment
que l'expression «le Premier et le Dernier» signifie le
premier ressuscité. Christ devrait alors aussi être le
dernier ressuscité.
Un
autre passage d'Apocalypse mentionne aussi l'Alpha et l'Oméga:
«Voici,
Il vient avec les nuées et tout oeil le verra, même
ceux qui l'ont percé, et toutes les tribus de la terre
se lamenteront à cause de lui. Oui, amen! Je suis
l'Alpha et l'Oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui
est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant»
Apocalypse 1:7-8
Dans
cet exemple, les témoins de Jéhovah remplacent «Seigneur»
(kyrios) par Jéhovah et ce, sans base sérieuse aucune.
Le contexte démontre bien qu'il s'agit de Christ. Celui
qui vient avec les nuées, qui fut percé, qui était, qui
est et qui vient, c'est notre Sauveur Jésus-Christ (1
Thessaloniciens 4:16-17, Hébreux 13:8).
Un autre
texte biblique est explicite:
«Voici,
je viens bientôt et ma rétribution est avec moi, pour
rendre à chacun selon ce qu'est son oeuvre. Je suis
l'Alpha et l'Oméga, le Premier et le Dernier, le
commencement et la fin. Heureux ceux qui lavent leurs
robes afin d'avoir droit à l'arbre de vie et d'entrer
par les portes de la ville! Dehors les chiens, les
enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres
et quiconque aime et pratique le mensonge! Moi, Jésus,
J'ai envoyé mon ange...»
Apocalypse 22:12-16
Il est
tout à fait clair que Christ est l'Alpha et l'Oméga, le
Premier et le Dernier! Confrontés à cette remarquable éviden te,
les témoins de Jéhovah vont répondre ce qui suit:
«En
Révélation 22:12, la Bible en français courant
introduit le nom Jésus et, de ce fait, c'est à Lui que
s'applique le titre Alpha et Oméga qui apparaît au
verset 13. Mais le nom de Jésus ne figure pas dans les
autres traductions. Selon Révélation 22:13, L'Alpha et
l'Oméga est également le «Premier et le Dernier»,
expression qui qualifie Jésus en Révélation 1:17-18.
Or dans le même ordre d'idées le mot «apôtre» est
appliqué aussi bien à Jésus qu'à certains de ses
disciples. Cela prouve-t-il pour autant qu'ils sont la même
personne ou d'un rang égal (Héb. 3:1)? Les faits nous
amènent donc à conclure que le titre «Alpha et Oméga»
désigne le Dieu Tout-Puissant et non le Fils.» Comment
raisonner à partir des Écritures, 1986, pages 419-420.
Si dans
le texte grec, le nom «Jésus» n'apparaît pas au verset
13,
il revient néanmoins au verset 16. Et qu'en est-il de
cette comparaison avec le mot «apôtre»? Le terme «apôtre»
n'est pas du tout exclusif tout au contraire du «Premier
et du Dernier» et de «l'Alpha et Oméga». Dans un autre
article, les témoins de Jéhovah commentant Apocalypse
22:12-13 continuent
de nier avec véhémence que Jésus soit l'Alpha et l'Oméga:
«Citons
enfin le 3ème et dernier texte, celui de Révélation
22:1213: «Voici je viens promptement et j'ai avec moi
le salaire que je donne, pour rendre à chacun tout
comme est son oeuvre. Je suis l'Alpha et l'Oméga...»
Ce passage figure au milieu d'autres déclarations
attribuées tantôt à un ange, tantôt à Jésus-Christ...
rien dans le contexte n'indique qu'il faut attribuer
soit à l'ange, soit à Jésus la déclaration des
versets 12 et 13.»
Réveillez-vous!, 22 décembre 1978, page 28.
Bien au
contraire, le contexte montre justement qu'il s'agit de
Christ (v. 16) ainsi que le fait qu'il est celui qui vient
bientôt. Par contre, rien ne peut soutenir qu'un ange
puisse être appelé «Alpha et Oméga» mais tout démontre
que Jésus-Christ est bien l'Alpha et l'Oméga. Enfin un
bon mois plus tard, sans s'en rendre compte, la SDTJ va
enseigner que le texte de Révélation 22:12-13
s'applique
bien à Christ:
«Dans
sa dernière révélation concernant les choses qui
doivent arriver bientôt, Jésus souligne la soudaineté
de sa venue en ces termes: «Je viens à toi promptement
(...)Je viens promptement. Continue à tenir ferme ce
que tu as» Révélation 2:16, 3-11. «Voici, je viens
promptement(...) Oui je viens promptement!» Révélation
22: 7-20.» La
Tour de Garde, ter janvier 1979, page 15
3. Jéhovah est le
Bon Berger
«Moi,
je suis le Bon Berger. Le Bon Berger donne sa vie pour
ses brebis»
Jean 10:11
Jésus déclare
être le bon Berger, et non simplement un bon Berger.
Remarquez qu'au verset 16 du même chapitre, Il enseigne
qu'il n'y aura qu'un seul Berger. Tous, nous savons que
dans l'A.T., Jéhovah est présenté comme étant le
Berger (Psaume 23).
Mais si Jésus n'est pas Dieu alors qu'Il est
le Berger spirituel, il existe une contradiction
manifeste. Les témoins de Jéhovah ont remarqué le problème
et vont le résoudre comme suit:
«C'est
pourquoi ils se sont fait baptiser dès que possible
afin de montrer qu'ils étaient
voués en toute connaissance de cause au Berger
suprême par Christ.»
La Tour de Garde, 15 mai 1984, pages 16-17
Jésus
est donc un sous-berger. Mais comment concilier ce que
nous venons de lire et le texte suivant:
«Jésus-Christ,
le Roi-Berger, commença réellement à regrouper les
brebis dispersées.»
Le royaume millénaire de
Dieu s'est approché, 1975, page 347
Un article de la Société
est révélateur au plus haut point.
«
Le Seul Berger de (humanité est suscité ...il composa
le Psaume 23ème qui commence par ces paroles: « Jéhovah
est mon Berger» ...le bon Berger donna sa vie pour ses
brebis. Et pour montrer qu'il était Berger tout comme
son Père Jéhovah, Jésus déclara encore: mes brebis
entendent ma voix ...et personne ne peut les ravir de la
main de mon Père. Moi et le Père, nous sommes un.»
La Tour de
Garde, 1er décembre 1953, page 361.
II
n'existe selon cet article qu'un seul Berger pour
l'humanité or le Père et le Fils sont ce « Berger» !
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