|
Les Saintes Écritures,
Traduction du monde nouveau : Une falsification
Cette page a été conçue et prêtée au BDSR par Pierre
et Daniel ODDON. Nous les remercions pour leur excellent
travail.
Copyright Pierre ODDON *
(* L'auteur n'est pas un ex "Témoin de Jéhovah")
SOMMAIRE
A
lire d'abord
Préface
Lettre
à l'association responsable
1ère
PARTIE - Présentation de la T.M.N.
2e
PARTIE - Caractéristiques de la T.M.N.
3e
PARTIE - Utilisation du nom de Jéhovah
4e
PARTIE - Moyens de falsification
Conclusion
Annexe
Cette étude avait été faite sur l'édition de 1974.
Entre temps les "Témoins de Jéhovah" ont fait
deux révisions de leur "Bible" et les ont éditées
en 1987 et 1995.
Il se peut donc qu'il n'y ait pas toujours correspondance
entre ce que nous disons et ce que vous pourrez lire dans
l'édition de 1995. Cette brochure doit être actualisée
mais c'est un gros travail de recherche qui demande
beaucoup de temps. Face à la puissante organisation des Témoins
de Jéhovah et à ses fabuleuses richesses (Voir le livre
"Les Témoins de Jéhovah, Prédicateurs du Royaume
de Dieu), le simple chercheur se trouve dans la position
du jeune David en face du puissant philistin Goliath
(Bible, 1 Samuel 17
);
néanmoins la victoire est assurée pour celui qui met une
humble confiance en Dieu et en ses promesses: Dieu ne
regarde pas à apparence mais il regarde au coeur.
Nous pensons que, même sous cette forme, cette brochure
peut éclairer bien des personnes sincères, les autres,
de toute manière ne seront jamais convaincues par rien.
Que Dieu veuille mettre sa bénédiction sur cette
lecture.
Pierre Oddon
Mai 1999
La Bible dit:
- Éprouvez toutes choses... Retenez ce qui est bon. (1
Thessaloniciens 5.21
)
- Examinez-vous vous-mêmes et voyez si vous êtes
dans la foi, éprouvez-vous vous-mêmes. (2
Corinthiens 13.5
)
Certains "Témoins de Jéhovah" pensent:
- Tout ce qui vient de la Société est la vérité,
ce n'est pas la peine de vérifier.
- Tout ce qui vient d'ailleurs est faux, ce n'est pas
la peine de s'en enquérir.
Préface
Beaucoup de personnes se posent honnêtement la
question: où peut-on trouver la vraie Bible? L'opinion
populaire n'est pas très précise:
- "Les Bibles, elles sont toutes pareilles"
ou encore
- "Les Bibles, elles sont toutes différentes,
chacun a sa propre Bible !"
C'est ainsi qu'on entend parler de Bible catholique et
de Bible protestante (qui ne parlerait pas de la vierge
Marie !)...
Devant tant d'ignorance nous devons énoncer quelques
principes élémentaires:
La Bible, c'est l'ensemble:
- des écrits juifs, connus sous le nom d'Ancien
Testament,
- des écrits chrétiens, connus sous le nom de
Nouveau Testament.
Les premiers ont été écrits en hébreu avec quelques
portions en araméen et sont au nombre de 39 (a).
Les seconds ont été écrits en grec et sont au nombre
de 27.
L'ensemble de ces écrits (66 au total) forment donc la
Bible et sont reconnus par toutes les confessions chrétiennes.
La plupart des Français ne comprenant pas l'hébreu et
le grec, des hommes de lettres ont été amenés à
traduire en langue courante le message divin. Ces diverses
versions portent le nom, soit du traducteur(b),
soit du lieu où elles ont été traduites (c),
soit une appellation caractéristique quelconque (d).
Ces traducteurs ont pu être catholiques, protestants,
juifs, athées, etc. Dans la mesure où ils étaient
qualifiés et honnêtes, ils nous ont donné une
traduction française de la Bible.
On peut parler de la Bible traduite par un protestant
ou par un catholique, mais il est impropre de dire:
"c'est la bible protestante" ou "c'est la
bible catholique". Qu'il n'y ait qu'une seule et
unique Bible, cela est démontré de nos jours par la
parution de la "traduction oecuménique", oeuvre
commune de catholiques, de protestants et d'orthodoxes.
Comment la chose aurait-elle été possible si les bibles
catholique et protestante étaient - comme on le dit -
différentes?
En 1974, les "Témoins de Jéhovah", qui
trouvent toutes les traductions "défectueuses, même
la plus récente"(1)
(e),
ont publié une nouvelle version française intitulée:
"Les Saintes Ecritures. Traduction du monde
nouveau" (f).
Cette traduction (quelle que soit son origine) est-elle
valable? Est-elle honnête ou orientée? Peut-on
l'accepter comme une traduction française de la Bible? Ou
bien devons-nous la considérer comme une édition orientée
destinée à répandre les idées particulières des
"Témoins de Jéhovah"?
C'est le sujet de notre étude.
Notes
(a) Pour éclaircir notre exposé nous ne parlerons pas
des livres appelés "deutérocanoniques ou
apocryphes"; une documentation peut être fournie sur
demande.
(b) Osty, Segond, Darby.
(c) Jérusalem, Maredsous.
(d) Oecuménique, Du Centenaire.
(e)Tous les chiffres entre parenthèses renvoient à la
page 81 où vous trouverez toutes les références des
citations. Il s'agit exclusivement de livres édités par
les "Témoins de Jéhovah".
(f) Partout ailleurs nous utiliserons le sigle: T.M.N.
Lettre
à l'association responsable
Cette lettre, envoyée recommandée avec accusé de réception,
a été reçue le 2 octobre 1980. Le 2 mai 1881, après 7
mois d'attente, nous avons la preuve que l'Association NE
PEUT PAS REPONDRE.
Involontairement sans doute, ils approuvent ainsi le
contenu de cette brochure.
Il est passé le temps où les "Témoins de Jéhovah"
écrivaient à la fin de leurs brochures:
NOUS DEFIONS n'importe qui de poser une seule question
sincère concernant les sujets bibliques... sans qu'il
soit donné une réponse raisonnable, précise, conforme
aux Ecritures et propre à satisfaire toute personne en quête
de la vérité (2).
Lettre restée sans réponse
ODDON Pierre
70 rue de la Gardiette
13013 MARSEILLE
Marseille, le 1er Octobre 1980
Association les Témoins de Jéhovah
81, rue du Point du Jour
92100 BOULOGNE - BILLANCOURT
Messieurs,
Par ma lettre du 18 Septembre 1979 je vous demandais
de me mettre en rapport avec des linguistes de votre
mouvement afin de m'entretenir avec eux des
"originalités" de votre traduction de la
Bible. Par votre lettre du 22 Septembre 1979 vous me répondiez:
"Nous ne pouvons donner suite à votre demande car
les traducteurs sont anonymes."
J'ai donc été amené, aidé de personnes versées
dans les langues anciennes, à faire une comparaison
entre votre traduction dite du Monde Nouveau et les
originaux hébreu et grec. Notre conclusion, étayée
par la brochure ci-jointe, est que votre traduction est
volontairement orientée: dans de nombreux passages
fondamentaux elle ne donne pas en français ce qui est
écrit en hébreu ou en grec. Nous en avons été peinés.
Bien qu'ayant fait des recherches sérieuses sur les
thèmes que nous proposons à la réflexion des lecteurs
notre érudition est limitée; il est aussi possible que
nous ayons parfois mal compris votre pensée; je vous
demande donc, avant l'édition définitive, de bien
vouloir me signaler vos remarques.
Vous serez certainement heureux d'apprendre que c'est
un véritable "amour dans la vérité" (2 Jean
1
)
qui me pousse à signaler les nombreux dangers qui
guettent le peuple de Dieu. J'ai essayé, bien
imparfaitement sans doute, de mettre en pratique la
bonne exhortation que vous donnez à la page 12 de votre
brochure: "Questions que les gens se posent au
sujet des Témoins de Jéhovah":
"Les vrais chrétiens doivent imiter Jésus et
ses disciples en dévoilant courageusement l'erreur.
Malachie 1.6-9
;
Matthieu 23:13-36
;
1 Corinthiens 10:4,5
."
Si en quelque point nous nous étions trompés n'hésitez
pas à nous le signaler, nous vous en remercions
d'avance.
Pour des raisons techniques votre réponse - même
sommaire - m'est nécessaire avant la nouvelle année.
Dans cette attente, veuillez agréer, Messieurs,
l'expression de mes sentiments chrétiens les plus dévoués.
Pierre ODDON
1ère
PARTIE - Présentation de la T.M.N.
Edition
anglaise
- Ce qu'en pensent les "Témoins de Jéhovah"
- Ce qu'en pensent les autres
Edition
française
- Ce qu'en pensent les "Témoins de Jéhovah"
- Ce qu'en pensent les autres
Edition
anglaise
Nous donnons quelques renseignements sur la T.M.N.
anglaise car, comme nous le verrons plus loin, c'est ce
texte qui a servi de base pour la traduction française.
Ce qu'en pensent les "Témoins de Jéhovah"
La
T.M.N. s'est référée aux meilleurs exégètes
bibliques à travers les siècles pour produire son
EXCELLENTE TRADUCTION en langue anglaise. (3)
(a)
Cette
traduction est EXACTE ET DIGNE DE CONFIANCE... elle
procure une joie profonde à ceux qui désirent
entendre Dieu parler aux hommes d'une façon émouvante
et dans un langage moderne et vivant. (4)
LE
TEXTE EST PUISSANT ET INTELLIGIBLE dès la première
lecture. Que cette traduction ait été ACCEPTEE A L'UNANIMITE,
cela ressort du fait que 3 662 400 exemplaires de l'édition
révisée en un seul volume ont été imprimés depuis
sa date de parution en juin 1961 jusqu'en 1963. Les
Saintes Ecritures - Traduction du monde nouveau - sont
UNE TRADUCTION FIDÈLE DE LA PAROLE DE DIEU, "l'épée
de l'Esprit". (5)
Grâces
soient rendues à Dieu pour LA CLARTE ET L'EXACTITUDE
de la Traduction du monde nouveau ! (6)
Ce qu'en pensent les autres
Ils
font profession d'offrir une traduction en anglais
moderne qui est aussi fidèle que possible. En fait,
le jargon qu'ils utilisent est à peine anglais et
rien ne rappelle autant les débuts peinants d'un écolier
pour traduire le latin en anglais. La traduction est
marquée par un littéralisme rude qui ne fera
qu'exaspérer tout lecteur intelligent - si celle-ci
en trouve - et, au lieu du respect pour la Bible que
les traducteurs professent, elle est UNE INSULTE A LA
PAROLE DE DIEU. (b)
La
T.M.N. n'est pas une traduction objective de la Bible
en anglais moderne, mais UNE TRADUCTION FALSIFIEE dans
laquelle beaucoup des enseignements de la Société
Watch Tower ont été frauduleusement introduits. (c)
Nous
avons sélectionné quelques-uns des exemples
remarquables DE FRAUDE ET DE TROMPERIE dans la version
du Nouveau Testament. Ces exemples devraient décourager
tout individu honnête d'accorder beaucoup de valeur
à la Bible des "Témoins de Jéhovah" . (d)
Nous
la considérons comme un GROS ECHEC de ce que devrait
être une traduction et un TRAVESTISSEMENT VOLONTAIRE
DE LA SAINTE PAROLE DE DIEU. (e)
Notes
(a) Ici, comme dans la plupart des citations, c'est
nous qui soulignons.
(b) Professeur Towley, Maître ès Arts, Docteur en Théologie,
Maître ès Littérature. "The expository
Times", November 1953, p. 41-42.
(c) Anthony Hoekema, Docteur en Théologie. "The Four
Major Cults", p. 242.
(d) Professeur Walter Martin. "The Kingdom of the
Cults", p. 64.
(e) Henry Heydt. "Jehovah's Witnesses: their
Translation".
Edition
française
Ce qu'en pensent les "Témoins de Jéhovah"
La
version française n'est pas l'oeuvre du comité de
traduction biblique du monde nouveau. Cependant elle en
est LE REFLET, étant basée sur les travaux de ce comité.
Elle représente le travail fidèle et consciencieux de
traducteurs français compétents employés par la Watch
Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania, U.S.A. (7)
Une
EXCELLENTE traduction de la Bible en UN FRANÇAIS MODERNE,
FACILE A COMPRENDRE. (8)
C'est
une VERSION EXACTE ET FiDÈLE. (9)
Elle
emploie un langage SIMPLE ET MODERNE... La Traduction du
monde nouveau fait ressortir en un langage moderne la
force, la beauté et le sens des écrits originaux. (10)
C'est
la raison pour laquelle les traductions modernes comme la
Traduction du monde nouveau ont abandonné le langage
archaïque d'il y a trois ou quatre siècles, et emploient
UNE LANGUE SIMPLE EXPRESSIVE ET MODERNE, pour que les
lecteurs comprennent réellement le message de la Bible. (11)
Ce qu'en pensent les autres
Sa
caractéristique essentielle est de présenter une
TRADUCTION ALTEREE de certains passages bibliques, surtout
de ceux qui affirment la divinité du Christ, de façon à
les adapter à la théologie Russelliste. (a)
En
utilisant la T.M.N., nous constaterons que le sens de
certains passages est ATTENUE ou DEFORME... la T.M.N.
n'est PAS FIDÈLE aux textes originaux. (b)
Aucune
traduction biblique n'est aussi TENDANCIEUSE... Elle infléchit
les expressions de la Parole de Dieu dans le sens des
doctrines de la Société, sans le moindre scrupule pour
le texte. (c)
Cette
traduction est CRIBLEE DES HERESIES de toute la doctrine
de La Tour de Garde, renforcée par des interprétations
personnelles, des paraphrases et des additions. Ils disent
faire une traduction littérale mais ils s'empêtrent dans
leurs propres règles. (d)
Notes
(a) Professeur J.M. Nicole (du comité de traduction de
la Bible Segond révisée). "Les Témoins de Jéhovah
ont-ils raison?", p. 6 (Ed. 79).
(b) Loïe Serge. "Quelques réponses aux Témoins de
Jéhovah", p. 18 à 20.
(c) F. Gonin. "L'Entente Evangélique", n° 250,
p. 4 (oct. 79).
(d) "Les Témoins de Jéhovah qui sont-ils?", p.
8-9, par W.J. Schnell, ex-serviteur de zone à la Watch
Tower Society.
2e
PARTIE - Caractéristiques de la T.M.N.
La
T.M.N. n'est pas traduite sur les originaux
La
T.M.N. est anonyme
- On ne connaît pas l'éditeur
- On ne connaît pas les traducteurs
La
T.M.N. harmonise les textes inspirés
- Textes qui semblent être en contradiction
- Textes qui contredisent les vues de la Société
La
T.M.N. comporte des suppléments tendancieux
- Un important index
- Un appendice
- De la publicité
La
T.M.N. n'est pas traduite sur les originaux
Elle se présente ainsi:
LES SAINTES ECRITURES, Traduction du monde nouveau,
traduites d'après le texte révisé de l'édition
anglaise de 1971, mais en tenant régulièrement compte de
l'hébreu, de l'araméen et du grec. (12)
(a)
Et encore:
Ainsi paraissent en français et en un seul volume les
soixante-six livres des Saintes Ecritures. Tous les livres
ont été traduits ou révisés d'après l'édition
anglaise de 1971. (13)
Depuis plus d'un siècle, toutes les traductions de la
Bible sont faites sur les originaux avec, probablement,
consultation des différentes versions existantes. Là
comme ailleurs (b),
les "Témoins de Jéhovah" font l'inverse: ils
traduisent la Bible de l'anglais et ils consultent les
originaux... Nous sommes donc avertis; il s'agit d'une
traduction de traduction et cela ne peut être que
suspect. Pendant de longs siècles, la vulgate latine fut
imposée comme base de traduction, donc comme texte inspiré
(c);
mais qui aurait pu croire qu'à la fin du XXe siècle il y
aurait une "vulgate" anglaise, publiée par les
"Témoins de Jéhovah", qui remplacerait les
textes inspirés? Pratiquement, l'anglais devient le texte
inspiré et les textes originaux hébreu, araméen et grec
deviennent simplement des éléments de consultation...
C'est ainsi que les traductions française, allemande,
espagnole, italienne, portugaise, néerlandaise des
"Témoins de Jéhovah" sont toutes faites à
partir de l'anglais. (16)
La position des "Témoins de Jéhovah" est
d'autant plus incompréhensible que nous trouvons dans
leurs livres les remarques suivantes concernant la T.M.N.
anglaise:
Depuis 1946 en particulier, le président de la Watch
Tower Bible and Tract Society était à la recherche d'une
traduction fidèle des Ecritures à partir des langues
originales... (17).
Parmi les nombreuses caractéristiques de la Traduction
du monde nouveau... il faut remarquer qu'il s'agit là
d'une nouvelle traduction à partir des langues
originales, à savoir l'hébreu, I'araméen et le grec.
Elle ne constitue en aucune façon la révision d'une
autre traduction anglaise; elle ne copie pas davantage le
style d'une autre version, ni son vocabulaire, ni son
rythme (18).
N'est-ce pas là la confession que la T.M.N. française
ne peut être fiable?
Faisant la louange de la vulgate latine de Jérôme,
les "Témoins de Jéhovah" disent: "elle n'était
donc pas une version de version" (19).
Pourquoi donc la T.M.N. française est-elle justement
"une version de version" ?
Notes
(a) Tous les paragraphes imprimés de cette façon sont
des extraits de publications éditées par les "Témoins
de Jéhovah". La photocopie du contexte peut être
fournie.
(b) Les "Témoins de Jéhovah" doivent étudier
le périodique "La Tour de Garde" à l'aide des
Saintes Ecritures... ( 14)
et "examiner attentivement la Bible à la lumière
des événements contemporains" (15).
(c) Pourtant cette traduction était défectueuse en
plusieurs endroits. Ecoutons le témoignage des éditeurs
de la "Nouvelle Vulgate Latine" (1979): "Le
second concile du Vatican avait bien vu qu'il était nécessaire
de revoir la traduction latine officielle de la
Bible".
La
T.M.N. est anonyme
Elle l'est doublement:
On ne connaît pas l'éditeur
A moins que vous ne sachiez lire l'anglais et que vous
ne sachiez que la "Watch Tower Society" est l'équivalent
anglais de "I'Association des Témoins de Jéhovah",
vous ne pouvez pas savoir que cette bible est éditée par
eux. Ceci explique qu'elle entre sournoisement dans de
nombreux foyers qui, s'ils en avaient connu l'origine, ne
l'auraient jamais acceptée.
On ne connaît pas les traducteurs
- des écrits originaux en anglais
Le comité de traduction de la Bible du monde nouveau a
pensé que les titres universitaires et l'instruction de
ses membres n'étaient pas la chose importante, bien que
la traduction témoigne de leurs capacités (20).
Les membres de ce comité ont demandé à rester
anonymes même après leur mort. Nous avons respecté leur
désir. (21)
(a)
Nous avons en français plusieurs traductions faites par
des comités; les plus connues sont: "La Bible de Jérusalem"
et "La Bible oecuménique" ; la traduction
"Segond" a aussi été révisée en 1978 par un
comité. Nous sommes heureux de trouver dans les premières
pages de ces éditions la liste des traducteurs ou réviseurs.
Chacun assume ainsi sa responsabilité. Quiconque peut, éventuellement,
vérifier la qualification des traducteurs.
En ce qui concerne la T.M.N., personne ne peut, ni ne
pourra jamais, connaître les noms des responsables de la
traduction des originaux en anglais ou de l'anglais en
français. Humilité? Quiconque connaît les "Témoins
de Jéhovah" et leurs publications (spécialement les
annuaires) a de la peine à y croire. D'autre part,
pourquoi leurs noms ne seront-ils pas connus après leur
mort? Il n'y a pas là pour eux de danger de
s'enorgueillir ! Alors pourquoi? Probablement:
- parce qu'on veut ainsi masquer le manque de
qualification des traducteurs,
- parce qu'on ne peut interpeller ceux-ci pour qu'ils
justifient leur mauvaise traduction. (b)
Puisque nous ne pouvons avoir une information "à
la source", nous donnons ici le témoignage de Mr
William Cetnar qui a travaillé pendant 8 ans au siège
mondial des "Témoins de Jéhovah", au moment de
l'élaboration de la Traduction du monde nouveau en
anglais:
"A Bethel les traducteurs ne prenaient aucune précaution
pour sauvegarder leur anonymat. Ils se levaient de table
ensemble avant tout le monde pour partir à Staden Island
à bord de la voiture du président. Ils restaient là,
parfois absents de Bethel pendant des semaines... D'après
mes observations, je dirais que N.H. Knorr, F.W. Franz,
A.D. Schroeder, G.D. Gangas et M. Henschel se réunissaient
pour les séances de traduction. Hormis le vice-président
Franz (et ses qualifications sont limitées), aucun des
membres du comité ne possédait l'instruction et la
formation leur permettant de s'établir comme des
traducteurs sérieux de la Bible..."; "Moi
aussi, si j'avais fait partie du comité de traduction,
j'aurais préféré que mon nom reste inconnu...". (c)
des
écrits anglais en français
Quant à la T.M.N. française faite par des
"traducteurs français compétents employés par la
Watch Tower Bible and Tract Society" (T.M.N. 63 page
6), nous ne savions pas qu'eux aussi avaient demandé à
rester anonymes...(d)
mais, en voyant le résultat de leur travail, nous le
comprenons.
Notes
(a) Quand on demanda à Franz (ce dernier succéda à
Knorr, comme Président de la Société en 1976) dans un
tribunal en Ecosse: "Pourquoi tant de secret?"
il répondit "Le comité voulait une traduction
anonyme pour refuser toute la gloire et l'honneur".
L'avocat répondit: "Les auteurs et traducteurs ne reçoivent
pas toujours gloire et honneur pour leurs efforts,
n'est-ce pas?" (Rescapés de la Tour, p. 15 par
William Cetnar qui occupa pendant 8 ans une place de
responsabilité aux côtes des Présidents Knorr et
Franz).
(b) Nous en avons fait l'expérience. Voir notre lettre
page 47.
(c) "Rescapés de la Tour", p. 14 a 16.
(d) Nous le savons maintenant par la lettre de "I'Association
des Témoins de Jéhovah" datée du 22 septembre 1979
a laquelle nous nous référons en page 7.
La
T.M.N. harmonise les textes inspirés
Nous touchons là au fond du problème: la T.M.N. n'est
pas une traduction objective du texte original, mais une
traduction volontairement orientée. Le lecteur perspicace
peut découvrir cette confession dans certains écrits.
Textes qui semblent être en contradiction
En ce qui concerne les parties des Ecritures qui présentent
entre elles des rapports, on s'est attaché à les mieux
faire correspondre, comme lorsqu'il s'est agi d'harmoniser
la teneur des citations qui figurent dans les Ecritures
grecques chrétiennes avec la teneur des textes hébreux
originaux. (22)
(a)
Par exemple en 2 Samuel 24.1
c'est Yahweh qui incite David à faire le dénombrement
mais en 1 Chroniques 21.1
c'est Satan... Cette apparente contradiction sera vite
corrigée. La T.M.N. traduit le premier passage pour qu'il
soit en harmonie avec le second: "Et il (Yahweh)
incita" devient "quand on excita" (b).
Demandez à un hébraïsant ce qu'il pense de cette
traduction ! Contrôlez aussi les autres versions françaises
! (c)
Dans le même esprit nous nous attendions à lire en
Marc 11.13
"or c'était la saison des figues" mais, pour
l'instant du moins, la T.M.N. a respecté le texte
original.
Textes qui contredisent les vues de la Société
"Le besoin d'une traduction en langage moderne, en
harmonie avec la vérité révélée.. se faisait de plus
en plus sentir" (23).
Pour un chrétien la "vérité révélée",
c'est la Bible. Pour les "Témoins de Jéhovah",
on arrange la Bible afin qu'elle soit en accord "avec
les vérités sacrées que Jéhovah a révélées à son
peuple dévoué qui invoque son nom" (d)
(comprendre: le peuple des "Témoins de Jéhovah")
(24)
(e).
Relevons maintenant quelques pensées de traducteurs
connus:
Segond révisée: "Le principe suivi par les réviseurs
a été de serrer d'aussi près que possible les textes hébreux
et grecs."
Darby: "Notre seul désir a été de fournir aux
lecteurs, par tous les moyens dont nous pouvions disposer,
une traduction aussi simple et aussi littérale que
possible."
Parler comme les traducteurs de la T.M.N., n'est-ce pas
nier l'inspiration des Saintes Ecritures? Harmoniser le
Nouveau Testament avec l'Ancien, n'est-ce pas nier
l'inspiration du Nouveau Testament?
Certes, dans la préface de la T.M.N. 74, à la page 6,
nous pouvons lire: "On a voulu approcher autant que
possible le présent texte du texte original", mais
nous devons faire remarquer que cela est dit exclusivement
pour justifier les différences de traduction que l'on
peut noter entre l'édition de 1963 et celle de 1974.
N'est-il pas à craindre que l'on ait voulu plutôt
"approcher autant que possible cette traduction de
1974 des enseignements de la Société"?
Nous citerons à l'appui de cette pensée un seul
exemple relatif à la personne du Seigneur Jésus:
Hébreux
1.6
:
- T.M.N. 63: "Que tous les anges l'adorent".
- T.M.N. 74: "Que tous les anges de Dieu lui
rendent hommage".
Nous posons donc les questions:
- le terme original grec a-t-il changé entre 1963 et
1974?
- pourquoi le mot "adorer" a-t-il été gardé
dans d'autres passages?
- n'a-t-on pas essayé "d'harmoniser" le
texte de manière qu'il soit mieux en accord avec la
doctrine actuelle des "Témoins de Jéhovah",
qui dit que Jésus ne doit pas être adoré? (26)
Remarquons toutefois que la T.M.N. n'est pas la seule
à traduire le verbe "proskunéô" par
"adorer" ou "rendre hommage", voire
par "se prosterner"(f).
Segond le traduit généralement par "adorer" et
Darby par "rendre hommage"; seule la T.M.N. le
traduit systématiquement par "rendre hommage"
s'il s'agit de Christ et par "adorer" partout
ailleurs (sauf Matthieu 4.9 et Luc 4.7 - dans la tentation
de Jésus par Satan - où elle traduit "accomplir un
acte d'adoration"). Pour illustrer cela, considérons
les deux passages suivants: Matthieu 4.10
où l'adoration s'adresse à Dieu et Hébreux 1.6
où l'adoration s'adresse à Jésus (9).
| Traduction |
DIEU |
JESUS |
| SEGOND |
Adorer |
Adorer |
| DARBY |
Rendre hommage |
Rendre hommage |
| T.M.N. 63 |
Adorer |
Adorer |
| T.M.N. 74 |
Adorer |
Rendre hommage |
Chez les "Témoins de Jéhovah" les Saintes
Ecritures se modifient... dans le sens où les doctrines
officielles se modifient... Qu'il est loin le temps où
l'on pouvait lire dans la "Tour de Garde":
Oui, nous croyons que notre Seigneur alors qu'il était
sur terre fut véritablement adoré et ce légitimement..
il était légitime pour notre Seigneur de recevoir
l'adoration (27)
(h).
Il n'a jamais blamé quiconque pour des démonstrations
d'adoration à son égard (28)
.
De ce temps on respectait encore l'article II de la
charte de la Watch Tower Society of Pennsylvania:
Les buts de cette Société sont.... l'adoration chrétienne
publique du Dieu Tout-Puissant et de Jésus-Christ; de préparer
et de tenir des assemblées locales et mondiales pour une
telle adoration...
Notes
(a) Voir paragraphes "phrases torturées" et
"phrases tendancieuses". Commentaires sur Hébreux
1.8
et Exode 9.6
.
(b) L'expression hébraïque est identique dans les deux
passages: même copule de liaison, même verbe, même
temps, même personne I (3e personne du singulier, se
rapportant au personnage précité dans la phrase).
(c) Les "Témoins de Jéhovah" considèreront
sans doute avec profit l'exemple de Job. Dans les
chapitres 1 et 2 de son livre tout est dans les mains de
SATAN (1.12) qui frappe les biens de Job (1.13-17), ses
enfants (1.18-19), son corps (2.7). Mais Job accepte tous
ces maux de la part de DIEU (1.21; 2.10) et la conclusion
du livre est: "ils consolèrent (Job) de tout le mal
que YAHWEH avait fait venir sur lui" (Job 42.11).
(d) Les "Témoins de Jéhovah" proclament l'anéantissement
de tous les "ennemis de Dieu", spécialement de
ceux qui refusent "d'accepter la vérité telle
qu'elle est publiée par la Tour de Garde..." (25).
(e) Vous trouverez un exemple typique page 71 avec le
commentaire sur Hébreux 11.13-16
.
(f) Etymologiquement le mot signifie: "faire le chien
couchant" devant le maître, d'où "se
prosterner en terre devant", "honorer",
etc.
(g) Ces deux versets sont des citations de l'Ancien
Testament (Deutéronome 6.13
et Psaume 97.7
);
on peut remarquer que le verset qui ordonne l'adoration de
Yahweh dans le Psaume 97 est appliqué en Hébreux 1 au
Seigneur Jésus Christ.
(h) Toutes les traductions de l'anglais en français ont
été faites par nos soins.
La
T.M.N. comporte des suppléments tendancieux (a)
Voilà comment la T.M.N. est présentée dans une
"Tour de Garde" récente:
UNE BIBLE FACILE A COMPRENDRE. Vous apprécierez sans
nul doute la lecture des Saintes Ecritures - Traduction du
monde nouveau. Elle fait vivre le récit biblique dans un
langage facile à comprendre. Cet ouvrage de 1400 pages
est complété par une concordance, un appendice et des
cartes (29).
Hormis les cartes qui ne justifient aucune remarque,
nous examinerons les trois "compléments"
suivants:
- l'index
- l'appendice
- la publicité
Un important index (106 pages)
Comme tout index de ce genre:
- Il ne reprend pas tous les mots employés dans la
version; on peut ainsi supprimer un thème que l'on ne
désire pas voir approfondir. Nous avons déjà vu que
la T.M.N. traduit par "rendre hommage" le
verbe grec "pros-Kunéô" (adorer) lorsqu'il
s'agit du Seigneur Jésus, mais vous ne trouverez pas
l'expression "rendre hommage" dans l'index,
alors qu'il y a: "rendre compte" et
"rendre grâce"...
- Il ne reprend pas tous les usages d'un même mot; on
peut donc là aussi choisir les références qui répondent
le mieux à ses propres pensées et ignorer
soigneusement les autres... par exemple au mot
"vie" vous ne trouverez aucune référence
à la première épître de Jean alors qu'on y trouve
ce mot employé 13 fois en 5 chapitres. On comprend
que la T.M.N. ne veuille pas attirer l'attention sur
un verset tel que 1 Jean 5.13 auquel elle ne croit
pas: "je vous ai écrit ces choses afin que vous
sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui
croyez au nom du fils de Dieu."
- Il prête à confusion car il n'est pas le
recensement, même partiel, des termes originaux, mais
de ceux utilisés par le traducteur. Pour reprendre le
même exemple, nous dirons que le lecteur ne pourra
jamais savoir que le même terme grec "pros-Kunéô"
est rendu en français, dans la T.M.N., par
"adorer" quand il s'agit de Dieu et par
"rendre hommage" quand il s'agit de Christ.
Un appendice (14 pages)
Il développe en détail les thèmes favoris des Témoins
de Jéhovah. Les nombreuses citations de l'hébreu, du
syriaque, du grec, du latin nous semblent être des éléments
d'érudition qui n'ont d'autre but que d'impressionner les
nombreux lecteurs qui ne connaissent pas ces langues.
Les 3 seuls sujets considérés sont les suivants (b):
- l'âme
- le vrai Dieu Jéhovah (c)
- le hadès.
Nous ne pouvons pas, dans le cadre de cette brochure,
faire une étude détaillée de chacun de ces thèmes.
Nous ferons simplement remarquer le manque d'objectivité
de la T.M.N. et de ses notes:
L'âme
Souvent ce terme est employé dans la Bible dans le
sens de "personne", "individu", comme
il est employé encore de nos jours (d),
mais pourquoi les "Témoins de Jéhovah"
n'insistent-ils pas sur la distinction si importante entre
l'âme et le corps dont parle la Parole de Dieu? (e)
Prenons quelques exemples:
Page 1449: au paragraphe "âme morte ou
cadavre", on oublie de citer l'exemple important de 1
Rois 17.21 qui nous montre que l'âme est une chose différente
de l'enveloppe corporelle: "Elie s'étendit sur
l'enfant - qui était mort - trois fois, et il cria à
Yahweh, et dit: Yahweh mon Dieu ! fais revenir, je te
prie, l'âme de cet enfant au-dedans de lui. Yahweh écouta
la voix d'Elie et fit revenir l'âme de l'enfant au-dedans
de lui et il vécut." (Voir aussi Actes 20.10
).
Et que dire du passage d'Apocalypse 6.9? "Je vis
sous l'autel les âmes de ceux qui avaient été égorgés
pour la Parole de Dieu..." Que font donc ces
"cadavres inconscients" à crier ainsi dans le
ciel alors que, selon la théorie de la Société, ils
devraient être dans la tombe en attendant la résurrection?
(cf. Apocalypse 20.4
)
(31)
.
Page 1458: au paragraphe "l'âme distinguée de
l'esprit", on cite 1 Thessaloniciens 5.23: "que
l'esprit et l'âme et le corps qui sont vôtres"...
Est-ce que le titre normal de ce paragraphe n'aurait pas dû
être: "l'âme distinguée de l'esprit et du
corps"?
Les "Témoins de Jéhovah" aiment souligner
que "le mot "âme" est appliqué, non
seulement aux hommes, mais encore aux animaux" (32).
Cela est exact, mais pourquoi ne pas préciser aussi:
- que le même mot hébreu désigne le corps (ou la
chair) des hommes et des animaux? Pourtant 1
Corinthiens 15.39 nous dit clairement: "Toute
chair n'est pas la même chair; mais autre est celle
des hommes, autre la chair des bêtes..."
- que seul l'homme a reçu le souffle divin (Genèse
2.7), ce qui le différencie de tous les animaux?
| Hébreu |
Grec |
Latin |
| SCHEOL |
HADES |
INFERNUM |
| Séjour des morts |
Lieu invisible |
lieu d'en bas |
Il est exact que ces expressions ne comportent pas en
elles-mêmes la pensée de tourments, mais il est inexact
de dire qu'elles signifient la tombe (f).
D'autre part, la notion de tourments après la mort est
une vérité établie par de nombreux passages de l'Ecriture
(9).
Si notre Dieu qui est Amour (1 Jean 4.8) prend soin
d'avertir sa créature rebelle des conséquences de son péché,
nous ne pouvons que le croire. N'oublions jamais que Dieu
est aussi Lumière (1 Jean 1.5).
De la publicité
Page 1469: 12 lignes pour recommander "Les Saintes
Ecritures Traduction du monde nouveau", et cela nous
fait penser au verset suivant: "ce n'est pas celui
qui se recommande lui-même qui est approuvé, mais celui
que le Seigneur recommande" (2 Corinthiens 10.18).
Page 1469: 25 lignes pour recommander un livre de la
Société: "Toute Ecriture est inspirée de Dieu et
utile". Nous posons seulement la question: si la
Bible est la Parole de Dieu, est-ce bien la place pour
faire la publicité de livres humains?
Notes
(a) En revanche, elle ne fournit pas les renseignements
techniques
élémentaires que comporte toute traduction courante:
- la mention des citations de l'Ancien Testament
permettant de voir que les prophéties concernant
Yahweh s'appliquent en réalité a Jésus (Comparez
par exemple Marc 1.1-3 avec Malachie 3.1 et Esaïe
40.3).
- les options du traducteur ou les différentes
possibilités de traduction. Précisons aussi qu'un
index non orienté est un précieux instrument de
recherche; une préface, un appendice peuvent aussi se
justifier. Ce que nous voulons montrer, c'est que les
suppléments de la T.M.N. sont tendancieux.
(b) Nous aurions préféré trouver quelques éléments
aidant un lecteur inexpérimenté à trouver rapidement
les versets fondamentaux relatifs au salut par la foi, à
la manière dont un pécheur peut être réconcilié avec
un Dieu juste et saint. (Par exemple: Actes 10.43; 15.11;
16.30-31; 26.18; Romains 5.1-2; Galates 2.16; Ephésiens
2.8-10).
(c) Pour une étude détaillée de ce thème nous
renvoyons le lecteur au chapitre suivant.
(d) S.O.S. = Save Our Souls = sauvez nos âmes =
sauvez-nous.
(e) Tout simplement parce que cela est contraire à
l'enseignement officiel de la Société: "puisque l'âme
humaine est l'homme lui-même, elle ne peut être une
chose immatérielle habitant le corps et pouvant exister séparée
de celui-ci" (30).
(f) Psaume 116.3; Esaïe 14.9-20; Ezéchiel 32.17-21;
Jonas 2.3; Luc 16.23. En Genèse 37.35 Jacob dit:
"Certainement je descendrai
menant deuil, vers mon fils, au schéol". Or - selon
le dire de ses
frères - Joseph n'avait pas été mis dans une tombe,
mais dévoré par une bête (v. 33).
(g) Matthieu 8.12; 13.41-42; 18.9; 22.13; Marc 9.43-44;
Jean 3.36;
Apocalypse 14.10-11; 20.10,15, etc., images bien éloignées
d'un état d'inconscience, de l'anéantissement ! Pour les
"Témoins de Jéhovah" l'expression tourmenté
jour et nuit, aux siècles des siècles" est une
expression symbolique qui signifie "l'anéantissement
total". Il fallait y penser.
3e
PARTIE - Utilisation du nom de Jéhovah
Jéhovah
est-il le nom de Dieu?
- Des certitudes bien incertaines
- Des justifications peu crédibles
- Le mot "Jéhovah" contient les consonnes
du Tétragramme
- La prononciation, est-ce important?
Le
nom de Dieu
- Qu'est-ce que le "Tétragramme"?
- Le nom le plus employé
- Le nom ineffable
- Une prononciation erronée
- Véritable prononciation
- Signification du Tétragramme
- Conclusion
Le
Tétragramme est-il employé dans le Nouveau Testament
grec?
- Dans les Ecritures grecques chrétiennes ou dans la
T.M.N.?
- Les "Témoins de Jéhovah" confondent
volontairement le
Tétragramme et "Jéhovah"
- Certitude du texte original grec
- Des raisonnements et des suppositions
- De l'hébreu dans du grec?
- Les supports branlants de la T.M.N.
- Quand les "Témoins de Jéhovah"
collaborent avec les "serviteurs du
Diable"...
- La T.M.N. met "Jéhovah" alors que le
terme grec est "Dieu"et
non "Seigneur"
- La T.M.N met "Jéhovah"quand cela lui plaît
- La T M.N ne met pas "Jéhovah" quand cela
la gêne
- Conclusion
Jéhovah
est-il le nom de Dieu?
Des certitudes bien incertaines
C'est ce que pourraient croire ceux qui ne lisent que
les livres des "Témoins de Jéhovah" et leur
traduction de la Bible:
Pendant de nombreux siècles, notamment après le départ
de Jésus et la disparition de ses apôtres, le terme Jéhovah
est passé à l'arrière-plan, et sa signification a été
perdue de vue. Dieu en donna récemment la définition à
ses fidèles serviteurs. Nous sommes dans le temps
convenable pour cette révélation, parce que la réhabilitation
du nom de Jéhovah est proche. Puissions-nous ne plus
l'ignorer (33)
Cette assertion n'a aucun fondement:
- La prononciation de "Jéhovah" est fausse,
nous allons le voir,
- Ce terme ne pouvait pas passer à l'arrière-plan
"après la disparition des apôtres"
puisqu'il n'existait pas et qu'il a été créé par
erreur un millénaire plus tard,
- Ce n'est pas la signification du Tétragramme qui a
été perdue de vue (elle est donnée clairement par
Exode 3 v. 13 à 15), mais sa prononciation (a),
- Dieu n'a pas pu en donner "récemment la définition"
pour deux raisons: d'une part ce terme est inexact,
d'autre part il existe depuis près de 8 siècles,
- "La réhabilitation du nom de Jéhovah"
n'est pas proche puisque tous les traducteurs modernes
l'abandonnent !
Il semble donc bien que ceux qui se nomment "Témoins
de Jéhovah" ne sont pas "les fidèles
serviteurs de Dieu" !
Nous pouvons lire ailleurs:
Par sa Parole, la Bible, Dieu nous a fait connaître
son nom personnel "Jéhovah". (34)
Ce qui différencie réellement le vrai Dieu des faux
dieux, c'est son nom personnel Jéhovah. (35)
De tous les noms de l'univers, Jéhovah, celui du Père,
est le plus grand pour ce qui est de l'éclat, de la
dignité et de la réputation. (36)
N'en déplaise aux nations dites chrétiennes ou païennes,
Jéhovah est le nom divin (37).
L'être suprême s'appelle Jéhovah. (38)
Ce qui est ennuyeux pour les "Témoins de Jéhovah",
c'est que tous les linguistes savent aujourd'hui que le
terme Jéhovah est né par accident, il n'y a que quelques
siècles. Ils le reconnaissent d'ailleurs dans quelques déclarations:
Ce fut un moine dominicain espagnol, Raymundus Martini,
qui transcrivit le premier le nom divin sous la forme
"Jéhova", témoin son livre Pugeo Fidei qui fut
publié en 1270, soit il y a plus de 700 ans. (39)
(b)
Quoique personne ne sache avec certitude comment le
prononcer correctement, les anciens documents attestent
que ce nom se lisait "Jéhovah" dès le XIIe siècle
de notre ère et qu'il a été rendu populaire dans la chrétienté
sous cette forme-là. (40)
Il se peut que la prononciation Yahweh soit plus correcte,
mais la forme latinisée Jéhovah continue d'être employée,
car cette traduction française du Tétragramme... a été
consacrée par l'usage. (41)
Tout en ayant un penchant pour la prononciation "Yah-weh"
comme étant la plus correcte, nous avons retenu la forme
"Jéhovah" parce qu'elle était plus familière
aux gens depuis le XIVe siècle. (42)
Quoi qu'il en soit, le nom "Jéhovah"est à la
fois le plus connu, le plus usité. Pendant des siècles,
il est apparu dans des traductions de la Bible et dans des
ouvrages de toutes sortes. Il figure également dans
diverses inscriptions. (43)
Nous posons la question: est-ce que le mot
"croix" (en supposant qu'il soit inexact) n'était
pas lui aussi "populaire dans la chrétienté",
"consacré par l'usage", "plus familier aux
gens depuis des siècles", "plus connu et plus
usité", ne le rencontrons-nous pas "dans des
traductions de la Bible et dans des ouvrages de toutes
sortes"? Pourtant les "Témoins de Jéhovah"
ne veulent absolument plus l'employer. Pourquoi donc
acceptent-ils sur le point beaucoup plus important du nom
personnel de Dieu, un compromis coupable avec une
tradition moyenâgeuse reconnue incorrecte?
Ont-ils oublié les enseignements de leurs propres
livres?
Les Ecritures chrétiennes inspirées... ne nous
enseignent pas... d'accepter les traditions... d'hommes
qui se disent ministres chrétiens, ni de placer en eux
notre confiance. (44)
Des justifications peu crédibles
Les deux déclarations suivantes vous montreront
pourquoi les "Témoins de Jéhovah" ne peuvent
pas revenir de leur erreur sans perdre la face:
Les membres du reste élu découvrirent que Dieu leur
avait donné un "nom nouveau", différant des
appellations injurieuses, non scripturales, imaginées par
leurs ennemis. Ce "nom nouveau" que la bouche de
l'Eternel prononça n'est autre que: "Témoins de Jéhovah"
... Ils reçurent ce nom en juillet 1931; sans crainte,
joyeusement, ils le firent connaître à toutes les
nations, et s'efforcèrent par leur conduite de justifier
ce titre donné par Dieu. (45)
... Nous adoptons et porterons dorénavant joyeusement le
nom que le Seigneur Dieu nous a donné de sa propre bouche
et par lequel nous désirons être connus et appelés,
c'est-à-dire le nom de "Témoins de Jéhovah"
... (46)
Sentant leur peu de crédibilité les "Témoins de
Jéhovah" ont essayé de justifier l'emploi de ce
terme. Ils se réfèrent:
A
l'abbé Crampon:
"On trouve ce nom des milliers de fois dans la
Bible Crampon". (47)
On oublie de dire:
- Que cette traduction date de 1905 (la T.M.N. est de
1974 !)
- Qu'une note en Genèse 2.4 précisait: "sa véritable
prononciation était Yahweh
- Que dès 1923 le terme "Yahweh" avait
remplacé le terme "Jéhovah" dans le corps
du texte.
Ainsi, depuis un demi-siècle, la traduction catholique
Crampon est plus exacte que la T.M.N. en ce qui concerne
le nom de Dieu (c).
Pourquoi, en 1972, pouvions-nous encore lire dans les écrits
de la Société: "le clergé de la chrétienté a
fait un affront au nom divin"? (48)
A
l'abbé Vigouroux:
Dans le livre "la Vérité qui conduit à la vie
éternelle" , répandu à plus de 90 millions
d'exemplaires (49),
nous pouvons lire la déclaration suivante:
"L'ouvrage catholique Dictionnaire de la Bible de
Vigouroux (1912, t. III, col. 1220), déclare à propos du
Nom divin: "Jéhovah, nom propre de Dieu dans
l'Ancien Testament". (50)
Certainement à la lecture de ces lignes vous avez
conclu que les érudits catholiques croient que "Jéhovah"
est le nom propre de Dieu... On a simplement omis de vous
dire que, un peu plus loin, dans le même article, il est
précisé que:
- La lecture "Jéhovah" est due à une méprise
(colonne 1224),
- La véritable prononciation est Yahvéh ! (colonne
1227). (d)
Au
poème d'un certain Johann Ladislav Pyrker:
"Franz Schubert composa la musique d'un poème
lyrique..." intitulé "La Toute-Puissance"
(opus 79/2, D V 852, 1825) et qui débute ainsi:
"Grand est Jéhovah, le Seigneur ! Car les cieux et
la terre proclament son pouvoir". (51)
Si un tel témoignage constitue une preuve que Jéhovah
est véritablement le nom de Dieu, pourquoi ne pas citer
Schumann, Lamartine, Hugo, etc., eux aussi, et bien
d'autres, ont employé le mot Jéhovah...
Aux
armoiries de la ville de Plymouth:
"Les armoiries de la ville de Plymouth, en
Angleterre, portent cette devise latine: Turris Fortissima
Est Nomen Jehova, ou "Le nom Jéhovah est la plus
forte des tours" (voir Proverbes 18.10). De ce fait,
le nom "Jéhovah" apparaît sur tous les autobus
de la ville de Plymouth". (52)
Sans commentaire...
A
l'Eglise Saint-Martin:
"Le nom de Jéhovah se trouve sur le plafond de l'Eglise
Saint-Martin à Olten, en Suisse". (53)
Si vous en doutez on vous montrera même des cartes
postales...
Faut-il conclure
- Que la religion des "Témoins de Jéhovah"
est calquée sur le catholicisme? ou bien
- Que les véritables églises sont celles qui ont
marqué "Jéhovah" au plafond?
Le mot "Jéhovah" contient les consonnes du
Tétragramme
Des Juifs... considérèrent ce nom (JHVH) comme trop
saint pour être même prononcé et lui substituaient
Adonaï (mon Seigneur) ou Elohim (Dieu) quand ils lisaient
à haute voix. Pour rappeler au lecteur qu'il fallait
prononcer les titres substitués, les voyelles de ces noms
de remplacement étaient écrites sous les consonnes JHVH.
C'est ainsi que nous avons aujourd'hui la forme française
du mot "Jéhovah" que les Juifs considéraient
comme inexprimable. (54)
La prononciation correcte du nom divin en hébreu s'est
perdue au cours des siècles. Ne sachant donc pas
exactement quelles voyelles il faudrait ajouter, on lui a
donné la prononciation Yehowah, par combinaison du Tétragramme
avec les points-voyelles des mots hébreux Adonaï
(Seigneur) et Elohim (Dieu). (55)
(e)
Néanmoins, bien qu'il soit considéré comme une
"monstruosité", le nom "Jéhovah"
contient les quatre consonnes fondamentales du Tétragramme
hébreu. La combinaison de ces consonnes avec les voyelles
du mot hébreu Adonaï (Seigneur) donna le nom Jéhovah. (56)
Le mot "Jéhovah" est donc la somme des
consonnes du nom sacré de Dieu et des voyelles d'un terme
de substitution ! Prenons un exemple simple pour montrer
à quelles inepties on peut arriver en suivant un tel
principe:
Supposons un texte qui raconte l'histoire d'un nommé
Bonneau. A la manière hébraïque nous ne notons que les
consonnes: BNN. Quand on rencontre ces lettres dans le
texte, craignant de prononcer ce nom, on le remplace par
un terme de substitution, savoir son prénom: Lazare.
Donc, chaque fois qu'on rencontre BNN on lit: Lazare.
Pour ne pas oublier cette substitution on note sous les
consonnes BNN les voyelles du mot Lazare: aae.
Les
initiés sauront qu'ils sont en présence de deux noms:
- Le vrai nom, tout en consonnes: Bonneau,
- Le nom de substitution, tout en voyelles: Lazare.
Les
profanes, ne connaissant pas l'histoire de cette double
transcription, intercalent les voyelles du nom de
substitution entre les consonnes du vrai nom et lisent:
BaNaNe...
Les
malhonnêtes, connaissant l'histoire, cherchent à défendre
le terme hybride pour des intérêts particuliers.
Oui, réellement, le fait que le terme "Jéhovah"
contienne les quatre consonnes du Tétragramme est une
bien piètre consolation.
D'autre part, que pensent les "Témoins de Jéhovah"
de ceux qui remplacent le nom de Dieu (JHVH) par un titre
impersonnel? (Adonaï ou Elohim = Seigneur ou Dieu).
Ils font précisément ce que les ennemis de Dieu, y
compris Satan le Diable, désirent: supprimer le nom
divin. Assurément, en agissant ainsi, ils n'honorent pas
Dieu,.(57)
- C'est un sacrilège - . (58)
Maintenant notez bien ceci:
S'il n'y avait pas eu des "ennemis de Dieu"
pour remplacer dans la lecture le Tétragramme par Adonaï,
le mot "Jéhovah" n'aurait
jamais existé!
Pensez-vous qu'un vrai témoin de Dieu voudrait porter
ce nom créé par erreur il n'y a que quelques siècles
sur des bases que les "Témoins de Jéhovah" dénoncent
eux-mêmes comme étant une falsification qui n'honore pas
Dieu?
La prononciation, est-ce important?
L'important n'est pas la façon de prononcer le Nom
divin, que ce soit "Yahweh", "Jéhovah"
ou toute autre prononciation courante dans votre langue. (59)
Pourtant, aimeriez-vous qu'on estropie volontairement
votre nom? Pendant plusieurs siècles cette prononciation
fautive était involontaire donc pardonnable, mais
pourquoi s'entêter à suivre la tradition catholique (f),
si critiquée par ailleurs - alors qu'on peut lire dans un
livre de la Société:
Cette nouvelle traduction (T.M.N.) voulait s'éloigner
complètement des traditions religieuses de la chrétienté,
laquelle est prisonnière de ses croyances. (61)
(g)
Ne peut-on pas dire de la T.M.N. ce que les "Témoins
de Jéhovah" disaient de certaines traductions?
Elles sont ou illogiques ou laissent à désirer, altérées
par des traditions religieuses ou par des philosophies de
ce monde... (62)
Notes
(a) Pour la signification du Tétragramme, voir page
43.
(b) Notez bien que cette prononciation - selon le témoignage
des. "Témoins de Jéhovah" - date seulement de
1270; il est donc bien certain que ce n'est pas le nom que
le Seigneur Jésus et ses apôtres prononçaient au début
de l'ère chrétienne.
(c) Signalons aussi la traduction dite "de Jérusalem"
qui utilise aussi le nom: "Yahvé".
(d) Il n'y a d'ailleurs pas besoin de consulter des
dictionnaires aussi spécialisés et complets que le
"Vigouroux" (12 pages grand format pour le terme
"Jéhovah") pour savoir cela ! Citons le
"Petit Larousse" = (1970): "Jéhovah:
prononciation inexacte du nom donné à Dieu par les Hébreux
(v. Yahvé).)
(e) Cette déclaration est fausse; elle est d'ailleurs
en contradiction avec celle qui suit. La combinaison du Tétragramme
avec les voyelles du mot "Elohim" donna
naissance au terme "JEHOVIH" qui eut peu de succès.
Voir notre étude page 42.
(f) Rappelons que, selon les déclarations de la Société,
c'est un moine dominicain espagnol qui transcrivit le
premier le nom divin sous la forme "Jehova". (60)
(g) Par "traditions religieuses" les "Témoins
de Jéhovah" font ici allusion à l'appellation:
"Nouveau Testament". Voici la suite de la
citation: "D'ailleurs, il est antibiblique et
trompeur d'appeler "Nouveau Testament" les
vingt-sept livres chrétiens des Ecritures inspirées".
Bien que cette appellation se justifie par l'Ecriture (2
Corinthiens 3.14; Hébreux 8.8-13 - c'est le même mot
grec qui signifie "alliance" ou
"testament", proprement:
"disposition") nous trouvons regrettable que les
"Témoins de Jéhovah" s'occupent de points
secondaires alors qu'ils utilisent une appellation erronée
pour le Dieu Tout-Puissant I Ne peut-on pas dire:
"Guides aveugles, qui arrêtez au filtre le moustique
mais qui avalez le chameau" ! (Matthieu 23.24 T.M.N.)
Le
nom de Dieu
Qu'est-ce que le "Tétragramme"?
Les Hébreux dans leur langue n'écrivaient que les
consonnes et confiaient les voyelles à leur mémoire. On
appelle Tétragramme l'ensemble des quatre consonnes hébraïques
qui constituent le nom de Dieu le plus employé dans
l'Ancien Testament. Ce nom fut révélé à Moïse en
Exode 3 v. 13 à 15: ces quatre consonnes ont pour équivalent
en caractères romains: YHWH ou encore, à cause des
ressemblances phonétiques: JHVH. (En effet le yôd hébreu
équivaut à peu près soit à un Y soit à un J, et le wâw
hébreu, soit à un W, soit à un V.)
Le nom le plus employé
Le Tétragramme est employé 6 962 fois dans l'Ancien
Testament. Notons néanmoins que trois livres ne
l'emploient pas: Esther, I'Ecclésiaste, le Cantique des
Cantiques.
Nous trouvons comme autres noms de Dieu: YAHWEH ELOHIM
(42 fois) YAHWEH SABAOTH (268 fois) YAHWEH ADONAI (5 fois)
ADONAI YAHWEH (283 fois) ADONAI (131 fois) YAH (26 fois)
EL (229 fois) ELOAH (57 fois) SCHADDAI (48 fois).
Les "Témoins de Jéhovah" reconnaissent
parfois que Dieu n'a pas un nom unique, puisqu'ils citent
le témoignage de Jérôme qui, dans sa 25e épître à
Marcellus, parle des 10 noms de Dieu: "le neuvième
est un tétragramme". (63)
Le nom ineffable
Pour éviter de prononcer le Tétragramme d'une façon
irrévérencieuse et de tomber sous la condamnation de la
Loi (Lévitique 24.16 et Exode 20.7) les Juifs cessèrent
très vite de le prononcer. Pour cela ils se servaient
soit d'épithètes honorifiques comme: "le Nom par
excellence", "le Nom unique", "le Nom
glorieux et terrible", "le Nom caché et mystérieux",
"le Saint, béni soit-il", soit le plus souvent
d'un autre mot:
- ADONAI (le Seigneur)
- ELOHIM (Dieu), uniquement lorsque le Tétragramme était
juxtaposé à Adonaï, pour éviter la répétition
Adonaï Adonaï.
D'autre part, lors de l'exil à Babylone, au VIe siècle
avant J.-C., l'usage de l'hébreu céda la place à l'araméen,
la langue internationale de l'époque.
Une prononciation erronée
Pour éviter que toutes les Ecritures hébraïques
suivent le même sort que le Tétragramme dont la
prononciation était à jamais perdue, un groupe de
savants juifs, appelés les Massorètes, inventèrent un
système de signes pour exprimer les voyelles afin que le
texte soit fixé définitivement et qu'un plus grand
nombre de personnes puissent le lire elles mêmes.
Ce travail dura plusieurs siècles (Ve au VIIIe siècle
après J.-C. environ). Ces signes sont un ensemble de
points et de barres qu'ils placèrent au-dessous des
consonnes (dans certains cas au-dessus d'elles ou entre
elles) toujours par respect pour le texte écrit auquel
ils ne voulaient absolument rien changer. Pour la même
raison encore, ils recopièrent dans leurs manuscrits de
la Bible, les consonnes du Nom révélé, mais écrivirent
sous ces consonnes les voyelles des mots qui avaient
remplacé ce nom:
- soit a o a pour Adonaï (a d o n a i')
- soit e o i pour Elohim (e l o h i m).
Nous devons ici préciser deux choses quant aux
voyelles d'Adonaï:
- Le i final de ce mot équivaut, en hébreu, à
une consonne, d'où son absence sous le Tétragramme
sacré.
- Quant au a initial, c'est un a très bref,
correspondant à un e quasi muet dans les mots de
même racine; cet e a été remplacé par ce a
bref parce que placé sous une consonne gutturale;
comme la première consonne du Tétragramme sacré
n'est pas une gutturale, le a bref redevient e.
Ainsi les trois lettres écrites sous le Tétragramme
sont: e o a.
Vers l'an 1100 il semble qu'on ait oublié cette
substitution. On se mit à lire les consonnes YHWH ou
plutôt, ce qui revient au même, JHVH avec les
voyelles eoa ou eoi; on prononça donc JEHOVAH ou
JEHOVIH. Ce second terme fut employé quelquefois mais
il n'eut pas de succès, ce fut le mot Jéhovah qui
l'emporta. L'erreur fut corrigée au début du XlXe siècle,
à la suite des travaux de Driver Thierry et Alfrink.
Voilà donc l'origine du mot Jéhovah, et la méprise
qui lui a donné naissance.
Véritable prononciation
Avec les "Témoins de Jéhovah" nous
sommes d'accord pour dire: "l'ancienne
prononciation hébraïque a été perdue et on ne peut
de nos jours que faire des suppositions". (64)
Oui, dans ce domaine, tout est conjectural, mais
les spécialistes en langues sémitiques croient que
ce devait être "Yahweh" (a).
D'autre part cette prononciation nous est conservée
par Epiphane et Théodoret (b).
Ce dernier déclare expressément que c'est la
prononciation des Samaritains qui, sans doute, ne
partageaient pas les scrupules des Juifs orthodoxes au
sujet du nom ineffable. Les "Témoins de Jéhovah"
eux-mêmes, reconnaissent que: "la prononciation
"YAH-WEH" est la plus correcte" (65)
et la plus proche "de la forme originelle que le
nom divin revêtait dans la langue hébraïque". (66)
Signification du Tétragramme
Les versets 14 et 15 d'Exode 3 nous donnent trois
formes du nom de Dieu (67):
- JE SUIS CELUI QUI SUIS ou bien JE SUIS CELUI QUI
EST ou encore JE SUIS QUI JE SUIS (traduction littérale)
- JE SUIS m'a envoyé vers vous,
- YHVH... m'a envoyé vers vous, c'est là mon nom
éternellement.
Il est de toute évidence que ce Nom a un rapport
avec l'existence; il ne peut vouloir dire que:
"IL EST". En effet:
- Le Tétragramme est l'imparfait kal du verbe être
(c).
Le wâw s'est peu à peu changé en yôd par suite
d'une tendance générale de la langue. Le Tétragramme
ne diffère de "il est" que par sa forme
plus archaïque.
- Son mode de formation nominale qui consiste à
appliquer la troisième personne de l'imparfait
comme nom ou prénom, est courant en hébreu:
Jacob = il supplante; Isaac = il rit; Nathan = il
a donné, etc., mais en français nous n'avons pas
cet usage, si bien que les traducteurs, compte
tenu de l'incertitude concernant la prononciation
du Tétragramme, l'ont rendu par une traduction
telle que "Eternel" qui exprime
excellemment la signification du terme mais qui ne
rend pas toujours parfaitement la forme d'un nom
propre. (d)
Conclusion
Pourquoi donc les "Témoins de Jéhovah"
insistent-ils tant pour employer le nom de Dieu? Tout
simplement parce qu'ils ne connaissent pas Dieu comme
leur Père, ni Jésus-Christ comme leur Sauveur
personnel. Un enfant n'appelle son père ni par son
nom ni par son prénom ! La Bible dit:
A tous ceux qui l'ont reçu (le Seigneur Jésus) il
leur a donné d'être enfants de Dieu, savoir à ceux
qui croient en son nom (Jean 1.12).
Voyez de quel amour le Père nous a fait don que
nous soyons appelés enfants de Dieu... Bien-aimés,
nous sommes maintenant enfants de Dieu (1 Jean 3.1-2).
C'est pourquoi l'authentique chrétien, quand il
s'adresse à Dieu, répond à l'invitation du Seigneur
Jésus qui lui-même a dit: "quand vous priez,
dites: Père..." (Luc 11.2)
Oui, nous pouvons bien conclure: "Quiconque
vous mène en avant et ne demeure pas dans la doctrine
du Christ, n'a pas Dieu." (2 Jean 9).
Notes
(a) Plusieurs hébraïsants préfèrent la graphie
YAHAVEH.
(b) Epiphane = Moine, puis Evêque (Chypre) 310-403.
Théodoret = Théologien grec, Evêque de Kars (Arménie)
393-458 environ.
(c) Ou plus exactement a un temps appelé: Inaccompli.
(d) Remarquons que la traduction "il est" -
qui parait être la meilleure - la rendrait encore
moins bien.
Le
Tétragramme est-il employé dans le Nouveau Testament
grec?
Dans les Ecritures grecques chrétiennes ou dans
la T.M.N.?
A la fin de la T.M.N. 74 nous pouvons lire:
Vous trouverez ci-dessous une concordance de tous
les endroits où le nom Jéhovah se rencontre dans les
Ecritures grecques chrétiennes DE LA PRESENTE VERSION
(68)
Nous avons mis en capitales les quatre derniers
mots; ils sont en effet l'aveu, pour le lecteur
attentif, que le nom de Jéhovah n'existe pas dans le
texte original grec, mais qu'il a été introduit par
les éditeurs de la T.M.N. Ecoutons d'ailleurs ce
qu'en disent les "Témoins de Jéhovah":
L'un des points essentiels qui a soulevé une
certaine controverse parmi les traducteurs modernes et
les chefs religieux de la chrétienté, c'est que
cette traduction... emploie le nom que Dieu s'est donné
lui-même... ce nom figure 6 823 fois dans les
anciennes Ecritures hébraïques... c'est donc sous
cette forme qu'il est utilisé 237 fois en tout dans
le corps du texte des Ecritures grecques chrétiennes...
"Mais vous ne pouvez pas faire ça !" s'est
écrié un critique à qui on lisait le manuscrit de
cette traduction pour connaître ses commentaires. Le
Comité, dans sa préface de 29 pages, montre qu'il a
des raisons valables pour le faire, et il l'a fait. (69)
Ces "raisons valables" le lecteur des
"Desseins divins" (1971) n'y avait pas droit
! Pourtant de savants exposés avaient déjà été
faits en français dans "Equipé..." (1951)
et dans "Toute Ecriture..." (1968). Mais ce
n'est que le 1er août 1978 que la Société publia
une "Tour de Garde" axée sur cette
question: "Du nouveau concernant le nom de
Dieu" (a).
Toutefois le raisonnement complet permettant d'inclure
une transcription du Tétragramme dans le Nouveau
Testament, est exposé dans la longue préface de la
T.M.N. 50 en anglais.
Les "Témoins de Jéhovah" confondent
volontairement le Tétragramme et "Jéhovah".
Ils emploient l'un pour l'autre, créant la confusion
dans les esprits:
Les sophérim, qui avaient une crainte superstitieuse
de prononcer le nom Jéhovah, se permirent de le remplacer
en 134 endroits par Adonaï (le Seigneur) et en 17 autres
passages par Elohim (Dieu). La massorah... donne la liste
de ces changements. (70)
Dans le texte original hébreu le nom "Jéhovah"
figure plus de 6 800 fois. (71)
Il est vrai que de nombreuses traductions de la Bible
n'utilisent pas ce nom "Jéhovah". Mais elles ne
peuvent invoquer pour raison que ce nom ne se trouve pas
dans le texte de la Bible écrit dans les langues
originelles. En fait, il y apparaît environ 7 000 fois I (72)
En lisant ces citations vous comprenez:
- Que les scribes juifs qui vivaient avant Jésus
Christ connaissaient le mot "Jéhovah"
puisqu'ils avaient peur de le prononcer,
- Que le terme "Jéhovah" est employé
environ 7000 fois dans les langues originelles, savoir
en hébreu, en araméen et en grec.
Ceci est faux ou tendancieux:
- Dans chaque cas il s'agit du Tétragramme et non du
terme Jéhovah qui n'existait pas.
- Le Tétragramme n'est jamais employé dans les
originaux grecs (b)
ni dans les portions en araméen de l'Ancien Testament
(Esdras 4.8 à 6.18; 7.12 à 26; Jérémie 10.11;
Daniel 2.4 à 7.28).
Nous retrouvons le même mélange volontaire dans les
publications récentes. Pour montrer que "le nom
"Jéhovah" est à la fois le plus connu et le
plus usité"; on cite 9 exemples. (73)
Nous devons faire remarquer que:
- ces 9 exemples sont pris dans ce que les "Témoins
de Jéhovah" appellent "la fausse
religion",
- 6 d'entre eux ne contiennent pas la fausse
transcription "Jéhovah" mais véritablement
le Tétragramme, c'est-à-dire le nom de Dieu.
Certitude du texte original grec
Nous ne pouvons que recommander l'excellent article
paru dans le numéro 14 de la "Tour de Garde"
77. Nous sommes d'autre part d'accord avec ce qui est dit
dans "Toute Ecriture est inspirée de Dieu et
utile". Les découvertes de manuscrits plus anciens
de la Bible faites au cours des dernières décades (c)
font remonter le texte grec jusqu'à l'an 150 de notre ère,
seulement 50 ans après la mort de l'apôtre Jean,
survenue environ l'an 100. Ces manuscrits nous donnent
l'assurance que nous possédons un texte grec restauré
digne de foi. Voyez à quelle conclusion aboutit Sir
Frederic Kenyon, ancien directeur du British Museum:
"L'intervalle qui sépare la date de rédaction des
manuscrits originaux de celle des documents les plus
anciens que nous possédions devient si minime qu'il est
en fait négligeable et que les dernières raisons
permettant de laisser subsister un doute sur l'intégrité
du texte qui nous est parvenu s'en trouvent désormais
dissipées. L'authenticité et l'intégrité générale
des livres du Nouveau Testament peuvent être considérées
comme établies. L'intégrité générale cependant est
une chose, et l'exactitude des détails en est une
autre". (74)
Heureusement, pour toute personne qui aime la Bible, le
nom de Dieu n'est pas un détail... Les "Témoins de
Jéhovah" disent même: "le nom de Dieu est la
chose la plus importante" (75).
Ainsi, lorsque nous lisons dans les manuscrits du Nouveau
Testament "Kyrios" (Seigneur) à la place du Tétragramme
ou de sa transcription, nous pensons que cela n'est dû ni
à un hasard ni à une falsification mais que cela est
voulu de Dieu.
Quelle n'a pas été notre surprise et notre
indignation en lisant dans une "Tour de Garde":
"vers le début du IIe siècle les substituts du nom
de Dieu (comprendre "Seigneur" et
"Dieu") ont dû supplanter le Tétragramme dans
les deux Testaments à la fois". (76)
Le début du IIe siècle correspond avec la mort de
l'apôtre Jean. De deux choses l'une:
- Soit on a pu falsifier en quelques années le nom de
Dieu et nous ne pouvons avoir aucune garantie sur
l'intégrité du texte que nous avons,
- Soit cette déclaration est un mensonge ou tout au
moins une supposition non basée sur des faits.
Que disent les originaux grecs? Laissons la parole aux
"Témoins de Jéhovah":
L'un des faits notoires, non pas seulement des
manuscrits existants du texte original grec, mais de
nombreuses versions anciennes et modernes, est l'absence
du nom divin (77).
Des raisonnements et des suppositions
Selon les "Témoins de Jéhovah" cette
absence du nom divin est due à une altération du texte
original. Sur quoi s'appuient-ils pour avancer une telle
hypothèse? Sur des raisonnements et des suppositions.
Nous en montrerons quelques preuves:
- "Si les chrétiens doivent être un peuple pour
son nom, pourquoi son nom, représenté par le Tétragramme,
serait-il aboli des textes chrétiens en grec?" (78)
- Le Docteur Reisel écrivit ceci: "le Tétragramme
a dû être prononcé par le grand prêtre jusqu'à la
destruction du second temple en 70 de notre ère".
(79)
- Le docteur Paul Kahle d'Oxford, expliqua que ces
fragments contenaient "peut-être, pour ce qui
est du Deutéronome, la meilleure copie de la Septante
qui nous soit parvenue". (80)
- "Toutes les traductions grecques de la Bible
faites par des Juifs pour des Juifs avant l'avènement
du christianisme, ont dû employer le nom de Dieu sous
la forme du Tétragramme écrit en caractères hébreux..."
(81)
- "Ces découvertes nous permettent de dire avec
une quasi-certitude que le nom divin... n'était pas
rendu par kurios dans la Bible grecque pré-chrétienne..."
(82)
(d)
- "Il est raisonnable de penser que les rédacteurs
du Nouveau Testament maintinrent le Tétragramme dans
le texte biblique quand ils citèrent les Ecritures".
(83)
(e)
- Ainsi quand ces citations comprenaient le nom divin,
Matthieu était probablement obligé d'inclure le Tétragramme
dans son récit de l'Evangile en hébreu". (84)
- "On pense que Matthieu lui-même traduisit son
récit de l'évangile en grec". (85)
- "Comme l'a souligné l'article précédent, il
semble que "vers le début du IIe siècle"
on commença à remplacer le nom divin dans le
"Nouveau Testament""... (86)
Cher lecteur, avez-vous bien réalisé que c'est sur la
base de tels raisonnements et de telles suppositions que
les "Témoins de Jéhovah" se permettent de
corriger les textes inspirés? Ainsi, d'après eux, les
15000 manuscrits du Nouveau Testament que nous possédons
(dont 5 269 en grec) ont tous été falsifiés. Ainsi le
Dieu qui veille sur Sa Parole (comparez Jérémie 1.12)
n'a pas pu préserver un seul manuscrit non falsifié qui
contienne son Nom, mais il a trouvé bon d'en faire
subsister 15 000 altérés... Il y a aussi le problème de
savoir comment une telle falsification aurait pu s'opérer
vu que les copistes ont vécu parfois à des milliers de
kilomètres l'un de l'autre et surtout à plusieurs siècles
d'intervalle, qu'ils ne parlaient pas la même langue,
etc.
De l'hébreu dans du grec?
Dans une "Tour de Garde" nous pouvons lire
ceci (les 2 paragraphes sont inversés):
Le papyrus Fouad 266 (f)
date du second ou du premier siècle avant notre ère et
il est écrit non en hébreu, mais en grec. Regardez les
caractères... vous remarquerez que le Tétragramme apparaît
en écriture hébraïque carrée, bien que le texte soit
en langue grecque.
En 1950, les Ecritures grecques - Traduction du monde
nouveau - publièrent pour la première fois les
photographies d'un certain nombre de ces fragments rares.
Durant les années 50 et 60, la plupart des experts ne
purent toujours pas accéder aux documents originaux, et
aucune publication archéologique ne publia de
photographies ni d'étude de ces textes. Il fallut
attendre le volume 1971 des études de papyrologie. Qu'y
avait-il d'extraordinaire dans ces textes? En quoi
affectent-ils l'emploi du nom de Dieu? (87)
Nous devons tout d'abord signaler que cette dernière
affirmation est fausse. Nous avons devant les yeux un
livre, datant de 1950(g),
du Professeur Oscar Paret (h),
qui reproduit le papyrus Fouad 266. De plus, cet ouvrage
se réfère aux travaux de W.G. Waddell publiés, en 1944,
sous le titre: "Le Tétragramme dans les
Septante" (i)...
Comment faut-il comprendre que l'on trouve le Tétragramme
hébreu au milieu de cette traduction grecque de l'Ancien
Testament (j)?
Nous avons là une preuve certaine que ces traducteurs
juifs considéraient le nom de Dieu comme très sacré,
donc:
- Intranscriptible,
- Intraduisible.
Quelle leçon logique pourrions-nous tirer d'un tel
fait?
Faire de même et garder le Tétragramme hébreu au
milieu des traductions françaises de l'Ancien Testament (k)
et, ne connaissant pas la prononciation de ces quatre
lettres hébraïques, nous serions réduits, comme les
Juifs, à employer des substituts... Remarquons toutefois
que cela ne changerait rien au Nouveau Testament, puisque
aucun manuscrit grec n'emploie le Tétragramme.
Quelles leçons en tirent les "Témoins de Jéhovah"?
(88)
- Que l'original des Septante (qui n'est qu'une
traduction) contenait le Tétragramme hébreu,
- Qu'il y avait donc le Tétragramme dans les textes
que les apôtres pouvaient utiliser,
- Que Matthieu a dû garder cette habitude lorsqu'il a
écrit, puis traduit son évangile,
- Et (sous-entendu) Marc, Luc, Jean, Paul, Pierre,
Jacques, Jude ont fait de même,
- L'évidence est, par conséquent, que le texte
original des textes chrétiens grecs a été altéré
de même que le texte des Septante l'a été.
Ce qu'un lecteur attentif discerne, ce n'est
malheureusement pas l'évidence, mais la fraude. Comme
quelqu'un l'a écrit:
Un examen attentif qui pénètre sous l'aspect extérieur
d'érudition révèle un véritable charnier de bigoterie,
d'ignorance et de parti-pris qui viole toute règle de
critique biblique et tout critère d'intégrité
intellectuelle. (l)
Oui, car ce qu'il ne faut pas perdre de vue c'est que:
On modifie
UN TEXTE INSPIRE DU NOUVEAU TESTAMENT (m)
à partir d' UNE TRADUCTION NON INSPIREE DE L'ANCIEN (n)
De plus le manuscrit Fouad 266 est plus éloigné de la
traduction originale des Septante que ne le sont certains
manuscrits grecs des originaux écrits par les apôtres ! (89)
Les supports branlants de la T.M.N.
Pour justifier leur modification du texte inspiré, les
"Témoins de Jéhovah" donnent des exemples
d'introduction du Tétragramme (ou de sa transcription)
dans des traductions du Nouveau Testament.
Langues
autres que l'hébreu
- En allemand (90)
- En anglais (91)
- En 38 autres langues que l'anglais et l'hébreu (92)
(o).
Ne perdons pas de vue:
- Que ce sont des traductions non inspirées, elles
n'ont donc qu'un intérêt documentaire.
- Que ces versions utilisent une transcription du Tétragramme
uniquement dans les citations de l'Ancien Testament,
et encore pas toujours ! (93)
Langue
hébraïque
(Les membres du Comité de la TMN) ont consulté
dix-neuf versions hébraïques des Ecritures grecques chrétiennes,
qui contiennent le nom divin Jéhovah. C'est sur cette
base qu'ils ont réintégré le nom de Dieu en de nombreux
endroits des Ecritures grecques chrétiennes. (94)
Nous avons contrôlé la version de Delitzch (citée en
exemple à la page 18 de la T.M.N. 50) et nous n'avons
trouvé que 195 emplois du Tétragramme (alors que la
T.M.N. en a 237).
Nous devons donc faire remarquer que pour justifier
l'introduction du mot Jéhovah dans le Nouveau Testament,
le Comité de la T.M.N. a dû:
- modifier les textes inspirés à partir de
traductions hébraïques non inspirées du N.T. grec !
- faire la synthèse de 19 versions hébraïques du
Nouveau Testament traduites soit du grec, soit de la
vulgate latine, s'étalant du XlVe au XVIIIe siècle. (95)
N'arrivant pas toutefois à justifier l'ensemble des
237 cas, ils confessent:
Il se peut que nous soyons les premiers à traduire le
nom logiquement au cours des 237 fois dans l'ensemble de
notre texte (96).
Quand les "Témoins de Jéhovah" collaborent
avec les "serviteurs du Diable"...
Quiconque lit les écrits des "Témoins de Jéhovah"
sait que les conducteurs religieux et spécialement les
ecclésiastiques catholiques sont appelés:
"serviteurs du diable", "ses représentants
terrestres", "ses collaborateurs"...
"L'Histoire prouve que la hiérarchie romaine est
l'ennemi mortel de la Bible". (97)
Compte tenu de ces déclarations nous comprenons mal
que les "Témoins de Jéhovah" se servent de témoignages
ou de travaux d'ecclésiastiques catholiques pour:
- Inventer le terme Jéhovah: Moine dominicain Martini
(98)
- Dire que Jéhovah est le nom de Dieu: Abbé
Vigouroux (99)
- Introduire le terme Jéhovah dans l'Ancien
Testament: Abbé Crampon (100)
- Introduire le Tétragramme hébreu dans un écrit
grec: Hexaples d'Origène (101)
(p)
- Introduire le terme Jéhovah dans l'évangile: Abbé
Geslin (102)
- Introduire le Tétragramme dans le Nouveau Testament
hébreu: Catholique Jonas (103)
- Justifier certaines traductions de la T.M.N.: Jésuites
Bover et Merk (104)
- Avoir un texte grec de base pour la traduction de la
T.M.N.: Evêque Westcott (105)
(q).
Remarque importante:
Dans l'étude que nous trouvons dans la "Tour de
Garde" du 1er août 1978, il s'agit dans tous les cas
de la "restauration" du nom de Dieu dans les
citations de l'Ancien Testament:
Nous pouvons penser que, par analogie avec la coutume
juive pré-chrétienne, les rédacteurs du Nouveau
Testament inclurent le Tétragramme dans leurs citations
de l'Ancien Testament (106)
Nous allons maintenant voir que les "Témoins de Jéhovah"
n'en sont pas restés là...
La T.M.N. met "Jéhovah" alors que le terme
grec est "Dieu" et non "Seigneur".
Le traducteur moderne est autorisé à employer le nom
divin à la place {des mots grecs pour
"Seigneur" et "Dieu"] là où
Matthieu, etc., cite des versets, des passages ou des
expressions, tirés des Ecritures hébraïques ou de la
LXX (r)
qui contiennent le nom divin (107)...
Nous avons déjà dit que nous ne pouvions être
d'accord avec une telle conclusion: ce n'est pas parce
que, dans une traduction non inspirée de l'Ancien
Testament, on a mal traduit le Tétragramme, que l'on a le
droit de modifier les termes originaux "kyrios"
et "theos" et de les remplacer par une
transcription erronée du Tétragramme hébreu !
En faisant cela, on ne rétablit pas le texte ancien
mais on opère, à la manière de ceux qu'on condamne, une
falsification des textes originaux du Nouveau Testament.
Citons quelques exemples de ces modifications:
- Dans les citations de l'Ancien Testament: Matthieu
4.4; Jean 6.45...
- Dans une simple allusion à l'Ancien Testament:
Galates 3.6 (voyez le même passage cité par l'apôtre
Jacques: ch. 2 v. 23).
- Lorsqu'il ne s'agit pas d'une citation de l'Ancien
Testament: 2 Pierre 3.12 (ce verset ne figure pas dans
la liste des citations donnée par la Société dans
"Toute Ecriture", pages 341 à 345).
La T.M.N. met "Jéhovah" quand cela lui plaît
Prenons quelques exemples:
Colossiens
3.22 à 4.1
:
Dans l'original il y a 7 fois le même terme:
"kyrios" (Seigneur). Bien qu'il ne s'agisse pas
de citations de l'Ancien Testament, la T.M.N. traduit
trois fois ce mot par "Jéhovah", mais s'il
s'agit de Christ, on traduit: Maître...
1
Thessaloniciens 4.15 à 17
:
Nous avons ici 5 fois l'emploi du mot
"kyrios", 2 fois sans l'article. La première
fois, la T.M.N. traduit "Jéhovah" (v. 15), la
seconde fois "Seigneur" (v. 17).
Actes
14.23
:
"Ils les confièrent à Jéhovah en qui ils étaient
devenus croyants".
"... en qui ils avaient commencé à croire".
En plus de l'introduction du terme "Jéhovah",
nous avons une traduction falsifiée. Elle suppose (T.M.N.
74) un aoriste, de sens parfois inchoatif; or il y a un
plus-que-parfait qui, en grec, a un sens plus fort qu'en
français. On pourrait le rendre par: "ils avaient
complètement cru" ou "ils avaient définitivement
cru".
En outre, faisons remarquer que le Comité de
traduction ne tient pas compte du contexte... Qui étaient
ces croyants et quel message avaient-ils reçu? Le
contexte nous répond:
- Il y avait parmi eux des Juifs (13.14 et 43; 14.1)
et on ne pouvait pas dire d'eux: "ils avaient
commencé à croire" en YHWH !
- On leur avait prêché Jésus (13.23 à 37 et spécialement
les v. 38 et 39).
Nous pouvons encore préciser que croire "en
Dieu" (YHWH) n'a jamais sauvé personne (cf. Jacques
2.19) mais que le salut c'est de croire en Jésus-Christ
(Jean 3.36, Actes 16.31...).
Même remarque.
Actes
19.20
:
"Ainsi d'une manière puissante la parole de Jéhovah
croissait, et était la plus forte" (T.M.N.), mais le
contexte montre qu'il s'agit bien du Seigneur Jésus (v.
13 et 15) et c'est le nom du Seigneur (Jésus) qui
continue à être magnifié (v. 17).
La T.M.N. ne met pas "Jéhovah" quand cela
la gêne
Rappelons sur quelles bases le Comité de la T.M.N. a
traduit:
Comment un traducteur moderne doit-il savoir ou déterminer
quand rendre les termes grecs kyrios et théos par le nom
divin dans sa version? En déterminant où les auteurs chrétiens
inspirés ont cité d'après les textes hébreux. Alors il
doit se reporter à l'original pour déterminer si le nom
divin apparaît là. De cette façon il détermine
l'identité à donner à kyrios et théos, il peut alors
les revêtir de leur personnalité (108).
Donnons deux exemples de non application de cette règle:
Hébreux
1.10
:
Dans la TMN:
"C'est toi, ô Seigneur, qui au commencement a posé
les fondements de la terre et les cieux sont les oeuvres
de tes mains".
Nous avons ici une citation très claire du Psaume 102,
reconnue par les "Témoins de Jéhovah" (109).
Ici la T.M.N. fait exception à sa règle. Pourquoi? Cela
est simple: si elle avait mis "Jéhovah" elle démontrait
sans doute possible que Jésus est bien la manifestation
visible du YHWH de l'Ancien Testament, le Créateur, car
ce verset est appliqué par l'Esprit de Dieu au Fils: Jésus-Christ
(v. 8).
1
Pierre 3. 15
:
Il s'agit ici formellement d'une citation d'Esaïe 8 v.
12 à 13. La version Darby met bien un astérisque pour
montrer que le mot "Seigneur" correspond à
"l'Eternel" (Jéhovah) de l'Ancien Testament. La
T.M.N. met "Seigneur ", pourquoi? Parce que,
ici, le Christ est clairement identifié à YHWH !
Avec de telles falsifications nous comprenons qu'on
puisse écrire:
Dés le début, ce journal (la Tour de Garde) a soutenu
les vérités fondamentales de la Bible. Par exemple, il
affirma dans le numéro d'août 1882: "C'est avec
confiance que nous affirmons que dans les Ecritures le nom
de Jéhovah n'est jamais appliqué à nul autre qu'au Père"
(110).
Conclusion
Les remarques qui précèdent soulignent les difficultés
de traduction et la quasi-impossibilité qu'il y a (en
dehors des citations de l'Ancien Testament) de savoir
clairement si le mot "kyrios", Seigneur, désigne
le YHWH de l'Ancien Testament ou notre Seigneur Jésus-Christ.
Nous croyons que cela est voulu par Dieu, pour nous démontrer
la parole du Seigneur Jésus: "Moi et le Père nous
sommes un". Ainsi, lorsque les chrétiens des
premiers siècles écoutaient la lecture des lettres
inspirées, ils n'entendaient qu'un seul mot
"Kyrios" qu'il s'agisse de YHWH de l'Ancien
Testament ou du Seigneur Jésus. N'y a-t-il pas là un
sujet de méditation profonde? Signalons aussi que, dans
les épîtres de Jean, il est parfois impossible de savoir
si l'apôtre parle du Père ou du Fils (s).
Nous avons là un écho de l'Ancien Testament lorsqu'il
est dit: "Au commencement Elohim (pluriel) créa
(singulier) les cieux et la terre" !
Lorsque notre raison trébuche et s'arrête, la foi
continue et s'empare avec ravissement de la révélation
de Dieu.
Notes
(a) Le 1er mai 1980 une nouvelle "Tour de
Garde" a été consacrée à ce thème: "Dieu
a-t-il un nom? ".
(b) Du Nouveau Testament. Les manuscrits grecs de l'Ancien
Testament ne sont que des traductions non inspirées de
l'original hébreu.
(c) Comprendre décennies.
(d) Bible grecque pré-chrétienne: il s'agit de l'Ancien
Testament.
(e) Notez bien cette expression: "quand ils citèrent
les Ecritures".
(f) Il s'agit d'une copie manuscrite de la traduction
grecque de l'Ancien Testament. Nous ne possédons que
quelques fragments conservés au Caire.
(g) Et encore il ne s'agit que de la deuxième édition !
(h) Conservateur en chef au musée d'état du Wurttenberg,
Stuttgart.
(i) Journal d'études théologiques XLV, 1944, 158-161.
(j) Bien entendu cette manière de faire n'engage que le
(ou les) traducteur non inspiré.
(k) Nous renvoyons le lecteur à l'inscription latine
"Flavit YHWH
dissipati sunt" qui veut dire: "Yahweh souffla
et ils ont été dispersés", citée a la page 7 de
la Tour de Garde n° 15 du 1er août 78.
(l) Ray Stedman: "The New World Translation of the
Christian Greek Scriptures, Our Hope 50:34, July 1953.
(m) Etabli par 5 269 manuscrits grecs.
(n) Les divers fragments sur lesquels on s'appuie donnent
des portions de 35 versets extraits des chapitres 18, 20,
24, 25, 26, 27, 31, 32 du Deutéronome.
(o) Nous pouvons aussi remarquer:
- Que pour trouver ces exemples la Société n'a pas
reculé devant les recherches: il a fallu remonter à
1864 pour trouver une version anglaise, à 1796 pour
trouver une version allemande et aux extrémités de
la terre pour trouver ces fameuses 38 langues qui sont
certainement inconnues, pour la plupart, a la majorité
de nos lecteurs (nous citons en anglais n'étant pas sûr
de certaines traductions): Choctaw; Hawaiian; Kiwai;
Panaieti; Tahitian; Toaripi; Gilbert Island; New
britain; Wedau; Kipsigis; Mentawi; Manus Island;
Nandi; Fang; Gabun; Magalasy; Narrinyeri; Kusaien;
Naga (Lhota dialect); Naga (Angami dialect); Mortiock;
Fiji; Zulu; lla; Kongo; Bobangi; Dholuo; Mongo;
Chokwe; Chuana; Luba; Lugbara; Munchi; Santo; Mohawk;
Zande; Kuba (Inkondo dialect); Lomwe.
- Qu'il y a dans le monde 5 000 langues ou dialectes
si bien que les quelques cas cités représentent bien
peu de chose.
- Que, dans une même langue, il peut y avoir de
nombreuses traductions. Nous pourrions en citer
plusieurs dizaines rien que pour la langue française.
(p) Origène (185-285): Théologien et Père de
l'Eglise. Certaines de ses doctrines furent condamnées
par un concile en 553.
(q) Evêque anglican. "L'anglicanisme constitue une
voie moyenne entre le catholicisme romain et le
protestantisme strict". (Dictionnaire des religions,
p. 16- PIKE).
(r) LXX = traduction grecque de l'Ancien Testament, connue
sous le nom de la Septante.
(s) Lisez attentivement de 1 Jean 2.28 à 1 Jean 3.3
par exemple.
4e
PARTIE - Moyens de falsification
A
partir des originaux
- Texte grec de base
- Utilisations des variantes
Par
la traduction
- Mots ajoutés
- Mots retranchés
- Mots substitués
- Mots traduits différemment
- Mots volontairement mal traduits
- Phrases torturées
- Phrases tendancieuses
- Périphrases
- Modification du temps du verbe
- Artifices typographiques
- Faisons le point
A
partir des originaux
Texte grec de base
-
Le Comité de la T.M.N. présente ainsi sa
traduction des Ecritures grecques chrétiennes:
"Une traduction tout à fait nouvelle, faite
d'après le texte original grec établi par Westcott
et Hort, deux érudits anglais mondialement
reconnus." (111)
Le texte grec restauré de Westcott et Hort est généralement
considéré comme étant d'une grande qualité. Par
conséquent la T. M. N. des Ecritures grecques basée
sur cet excellent texte grec est à même de
transmettre fidèlement à ses lecteurs "la
parole de Jéhovah"... (112)
Un texte grec de valeur qui a été accepté
presque à l'unanimité est celui des exégètes de
l'Université de Cambridge, l'évêque B.F. Westcott
et le professeur F. J. A. Hort édité en 1881...
C'est ce texte qui servit de base aux éditions de
1950 et de 1961 des Ecritures grecques chrétiennes
- Traduction du monde nouveau, assurant ainsi la plus
grande exactitude: (113)
Nous considérons ce texte comme admissible bien
que n'ayant pas bénéficié des travaux de recherches
effectués pendant ces 100 dernières années, mais
nous allons montrer que la T.M.N. suit
"l'excellent texte" de Westcott et Hort
quand celui-ci se trouve en accord avec ses idées préconçues,
sinon elle le laisse de côté ou le torture.
Utilisation des variantes
Avant la parution de la T.M.N. française, les
"Témoins de Jéhovah" citaient toutes
sortes de traductions (11 dans "Que Dieu soit
reconnu pour vrai !"). Certains pourraient croire
que la Société montrait par là:
- Sa largeur de vues,
- Son approbation de toutes les versions,
- Son souci de trouver la meilleure traduction de
l'original.
Mais tout lecteur intelligent discerne que ce procédé
est fallacieux. Au point où nous en sommes de nos
investigations, nous pouvons affirmer que la Société
trompait le lecteur en citant, bien souvent hors de
leur contexte, les versets de la version qui
correspondait le mieux à ce qu'elle désirait
prouver. Comme quelqu'un l'a dit: "la Société
ne soutient pas ce que dit la Bible, mais la Bible
doit soutenir ce qu'elle dit !" Nous pouvons lire
à la page 257 des "Desseins divins" à
propos de toutes les autres traductions - pourtant
trouvées défectueuses: "nous continuerons à
les employer d'une manière appropriée". Il nous
faut comprendre ici que les "Témoins de Jéhovah"
continueront à les employer d'une manière qui serve
leurs vues.
Dans la T.M.N. il fallait nous attendre à de
nombreuses falsifications de manière qu'on puisse
trouver dans cette "traduction" le reflet
des pensées propres à la Société (cf. le
paragraphe "la T.M.N. harmonise les textes inspirés").
Ne pouvant plus jongler avec les traductions d'une même
langue (français) la Société a joué sur:
- un texte grec qui, quoique valable, ne fait plus
actuellement autorité. Si on en croit le tableau
donné à la page 314 de "Toute
Ecriture" sur les 44 versions citées, il n'y
a que 6 versions anglaises (et aucune française
!) qui s'appuient sur ce texte.
- tout l'éventail des différentes leçons ou
variantes des manuscrits originaux, voire des
traductions (grecques et latines): "la T.M.N.
a puisé à de nombreuses sources dans le but de
présenter un texte anglais exact" (114).
La première partie de la phrase est juste, nous
doutons de la seconde. Nous ne pouvons pas ici
analyser, ou même citer l'utilisation
tendancieuse que la T.M.N. fait des différentes
variantes, mais les pages 298 à 311 de
"Toute Ecriture" donnent de nombreux
exemples de l'utilisation judicieuse de ces différentes
sources.
Par
la traduction
En étudiant de près la T.M.N. on arrive à la
conclusion suivante:
- Elle est exacte et littérale dans de multiples
passages sans importance doctrinale,
- Elle est falsifiée dans les passages clés
relatifs à la foi chrétienne: déité (a)
de Christ, salut par la foi, etc.
Ne dites pas, nous vous en supplions:"
L'auteur n'est qu'un pauvre trinitaire, héritier du
paganisme babylonien" ou encore: "le reste
des Ecritures dit le contraire". Nous ne pouvons
pas, dans le cadre de cette étude:
- Citer tous les versets que la T.M.N. falsifie,
- Donner tous les détails des études sur les
originaux,
mais nous allons vous donner assez d'éléments irréfutables
pour vous convaincre de la fraude. Si la Société est
ainsi capable de modifier la Parole de Dieu, elle démontre
son origine. Soyez aussi assuré que le reste de ses
écrits présente le même caractère. Ayez la liberté
de nous consulter sur tous les points qui peuvent vous
arrêter.
Mots ajoutés
Au début de la T.M.N. nous pouvons lire:
On a mis entre crochets des mots destinés à
rendre la phrase française plus claire ou plus
correcte (115).
Par conséquent, quand il a fallu pour la clarté
et l'intelligibilité de la traduction, intercaler
certains mots qui s'accordent avec le contexte, on a
placé ces insertions entre crochets (116).
Toutes les traductions françaises sont parfois
obligées de recourir à ce moyen pour que la phrase
soit compréhensible; nous ne faisons donc pas mention
des mots ajoutés pour la compréhension du texte,
mais de ceux qui en modifient le sens.
Romains
9.5
:
"... le Christ, qui est sur toutes choses Dieu
béni éternellement. Amen !" devient:
"...de qui le Christ (est issu) selon la chair:
Dieu qui est au dessus de tous, (soit) béni éternellement
! Amen." L'annonce péremptoire de la déité de
Christ se transforme en doxologie... Pour falsifier ce
texte la T.M.N. joue sur la suppression, fréquente en
grec, du verbe être qu'il convient alors d'ajouter en
français.
Ici, dans la première partie de la phrase, c'est légitime.
Littéralement: "...desquels (est) le Christ
selon la chair", mais le participe présent de ce
verbe, formellement exprimé aussitôt après, et précédé
de l'article défini (ho ôn) introduit l'attribut
"Dieu" (théos), en le rattachant au Christ.
Nous avons en effet en grec: "le étant sur tous
(ou bien: toutes choses) Dieu béni pour les siècles.
Amen." C'est-à-dire: "Lui qui est
Dieu"; d'autre part signalons que l'expression
"le Béni" est, pour les Juifs, strictement
monothéistes, un des noms de Dieu (Marc 14.61).
Elle joue aussi sur la ponctuation qui n'existe pas
dans les originaux. Elle abandonne d'autre part le
texte de Westcott qui met une virgule après
"selon la chair" et la remplace par deux
points.
Colossiens
1.16 à 20
:
Dans ces versets, il y a 5 fois l'addition de
l'expression "les autres", par exemple dans
le verset 16: "Toutes choses ont été créées
par lui et pour lui" devient dans la Traduction
du monde nouveau: "Toutes [les autres] choses ont
été créées par son intermédiaire et pour
lui".
En grec, un adjectif qualificatif ou indéfini, un
participe, employés substantivement au genre neutre,
désignent des choses matérielles, et, moins fréquemment,
des créatures douces de vie (b).
Dans les versets 16 et 20 "ta panta"
(littéralement: "les toutes-choses-et-êtres")
englobe, au pluriel neutre, la totalité de ce qui
existe ou a existé, matière et vie (évidemment à
l'exclusion de Celui qui crée). La suite précise:
"les (choses-et-êtres) visibles et les
(choses-et-êtres) invisibles" y compris les hiérarchies
angéliques "soit trônes ou seigneuries, ou
principautés, ou autorités".
Nous sommes ici en présence d'une double
falsification: la T.M.N.
- supprime l'article grec,
- ajoute, entre crochets, l'adjectif indéfini
français "autres" qu'elle fait précéder
de l'article défini.
En Hébreux 2.10 la même expression grecque:
"les toutes" (choses-et-êtres) est employée
2 fois pour évoquer la souveraineté de Dieu sur la
création entière; là le Comité n'ajoute pas
"autres"... Pourquoi? Si ce n'est pour
rabaisser le Fils par rapport au Père alors que le Père
désire justement "qu'on honore le Fils comme on
honore le Père". En effet: "Celui qui
n'honore pas le Fils n'honore pas le Père qui l'a
envoyé" (Jean 5.23).
Même addition du terme "autre(s)" en
Philippiens 2.9
et Jean 10.29
sans que les mots soient entre crochets...
Galates
6.18
:
"Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ
soit avec votre esprit, frères ! Amen." est
rendu par: "Que la faveur imméritée de notre
Seigneur Jésus Christ soit avec l'esprit que vous
manifestez frères! Amen." L'expression "que
vous manifestez" n'est pas dans l'original. On a
encore oublié les crochets !
2
Pierre 1.1 à 5
:
"La justice de notre Dieu et Sauveur Jésus
Christ..." devient dans la T.M.N.: "la
justice de notre Dieu et [du] Sauveur Jésus
Christ..." (c).
Nous trouvons ici une falsification évidente; en
grec, l'article, au génitif de possession, placé
devant les deux noms "Dieu" et
"Sauveur", sans être répété, indique
qu'il s'agit d'une seule personne. Les "Témoins
de Jéhovah" rejetant la déité de Christ osent
modifier le texte original pour que celui-ci soit en
harmonie avec leurs idées.
Que valent donc les réclames répétées que l'on
trouve à la dernière page des "Réveillez-vous"
et des "Tour de Garde"?
Désirez-vous comprendre la Parole de Dieu? Une
bonne traduction de la Bible vous y aidera beaucoup.
"Les Saintes Ecritures - Traduction du monde
nouveau" rendent fidèlement et exactement le
texte de la Parole de Dieu (117).
Mots retranchés
Zacharie
12.10
:
"Ils regarderont vers moi, celui qu'ils ont
percé" est rendu dans la T.M.N. par: "ils
regarderont vers celui qu'ils ont transpercé".
Le mot "elaï" = "vers moi" a été
omis.
Colossiens
1.16
:
L'expression originale "ta panta" est
amputée de l'article qui insiste sur la totalité
absolue des êtres et des choses (voir paragraphe précédent:
mots ajoutés).
Colossiens
1.19
:
"Car, en lui, toute la plénitude s'est plue
à habiter": devient: "parce que (Dieu) a
trouvé bon que toute plénitude habite en lui".
On supprime l'article défini grec devant "plénitude"
et on est obligé d'ajouter le vocable
"Dieu" (mis entre crochets) pour que le
premier verbe, au mode indicatif dans l'original, ait
un sujet ! Toute cette gymnastique pour essayer de
nier que "la plénitude" (c'est-à-dire
Dieu) habitait en Christ homme.
On trouve encore mieux dans les livres édités par
la Société ! Un seul exemple: l'erreur impardonnable
de Thomas qui a dit à Jésus ressuscité: "Mon
Seigneur et mon Dieu" (Jean 20.28 T.M.N.) est réparée
dans un "Bulletin Intérieur" de 1970 (118):
il s'exclame seulement: "mon Seigneur !"
N'est-ce pas mieux ainsi?
2
Corinthiens 5.19
:
Nous avons littéralement: "Dieu était en
Christ (Théos èn én Christô) réconciliant...
"la T.M.N. le rend par: "Dieu par le moyen
de Christ réconciliait..."
On supprime le verbe être pour masquer la divinité
de celui en qui Dieu était.
Mots substitués
Matthieu
26.26
:
"Ceci est mon corps" est rendu par:
"ceci signifie mon corps" (T.M.N. 63) ou
par: "ceci représente mon corps" (T.M.N.
74): le verbe a été remplacé ! Que le sens du verbe
être soit effectivement "représenter",
"signifier" est une toute autre question; un
traducteur fidèle ne doit pas orienter sa traduction
selon ses idées mais rendre en français ce qui nous
est dit en grec.
1
Jean 5.20
:
Nous avons littéralement en grec: "... Jésus
Christ; lui (ou bien: celui-là) est le véritable
Dieu et vie éternelle...". T.M.N. 63: "...
Jésus Christ. C'est ici le vrai Dieu et la vie éternelle...",
et T.M.N. 74: "... Jésus Christ. Voilà le vrai
Dieu et la vie éternelle..."
On remplace le pronom démonstratif
"houtos" par le présentatif vague:
"voilà", qui ne renvoie pas formellement
aux deux mots précédents: Jésus Christ.
Mots traduits différemment
Nous faisons remarquer que, dans les exemples qui
suivent, il n'y a aucune difficulté à rendre le même
mot original par le même mot français, ce qu'ont
d'ailleurs fait tous les traducteurs sérieux.
"Pneuma"
= "esprit" (Matthieu 4.1
)
devient selon le cas: "force active" (Genèse
1.2, Septante), "vie spirituelle" (Hébreux
12.23), "expression inspirée" (1 Jean 4.1
T.M.N. 63) ou "parole inspirée" (1 Jean 4.1
T.M.N. 74).
"Pisteuô"
= "croire" (Jean 5.24
)
devient: "exercer la foi" (Jean 6.40),
"avoir foi" (Marc 1.15), "avoir foi en
lui" (Jean 9.38
).
Rappelons que Jésus a dit: "Vous croyez en Dieu,
croyez aussi en moi" (Jean 14.1).
Que veulent donc dire les "Témoins de Jéhovah"
dans l'appendice de leur traduction:
Cette façon de procéder, c'est-à-dire rendre impérieusement
le même vocable grec par le même vocable français,
nous aide à bien voir comment le terme était utilisé
par les anciens, comment il était compris par les écrivains
inspirés et quels caractères ils lui attribuaient (119).
Mots volontairement mal traduits
"Theiotês"
(grec) = "divinitas" (latin) = "divinité"
(Romains 1.20) est correctement traduit (une majuscule
dans T.M.N. 63).
"Théotês"
(grec) = "deitas" (latin) (d)
= "déité" (Colossiens 2.9) est rendu par
"qualité divine" dans la T.M.N.
En grec le premier terme est dérivé de l'adjectif
"divin" et donne effectivement:
"divinité". Le second est dérivé du
vocable "Dieu" et donne en français "déité",
c'est-à-dire l'essence même de Dieu dans le sens
absolu (e).
En Romains 1.20
la création fait connaître à l'homme la puissance
éternelle de Dieu et sa divinité, mais en Colossiens
2.9 c'est dans le Fils, corporellement (à rapprocher
de 1.19), que l'on peut voir la pleine révélation de
Dieu, sa déité, son essence. Jésus pouvait dire:
"celui qui m'a vu a vu le Père" (Jean
14.9). Dans l'original le terme employé est
incontestablement plus fort que celui employé en
Romain 1; dans la T.M.N. c'est l'inverse: elle ne
tient pas compte du "iota" qui fait toute la
différence ! (Matthieu 5.18-19).
Nous avons donc ici un exemple de falsification
volontaire de la Parole de Dieu. Si nous prenions les
autres publications de la Société, nous aurions
souvent de la peine à reconnaître les versets cités.
Un seul exemple sur un verset capital du Nouveau
Testament: Jean 3.16: "Dieu a tant aimé le monde
qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque
croit en lui ne périsse pas mais qu'il ait la vie éternelle"
est rendu par: "Le Créateur a tant aimé le
monde nouveau qu'il a donné son Fils unique afin
qu'il en soit le Roi."(120)...
Phrases torturées
Hébreux
1.8
:
Dans ce verset Jésus est appelé clairement Dieu. Les
"Témoins de Jéhovah" ont imaginé un moyen
pour contourner une telle affirmation, quitte à
donner à la phrase un sens qui touche au blasphème.
Au lieu de dire: "Ton trône, ô
Dieu...", ils disent: "Dieu est ton trône..."
Le Tout-Puissant comparé à un fauteuil... Le Fils
s'asseyant sur le Père...; c'est tout à la fois une
exaltation extravagante du Fils et une humiliation irrévérencieuse
du Père ! Mais que disent les textes originaux ?
- En hébreu: Psaume 45.6; littéralement:
"Ton trône Dieu éternel" est rendu
dans la T.M.N. par: "Dieu est ton trône
jusqu'à des temps indéfinis". Dans le
Psaume 146.10 nous avons: "Ton Dieu, ô Sion
de génération en génération". Ici la
T.M.N. rend correctement le vocatif "ô
Sion"; c'est ce qu'elle aurait dû faire au
Psaume 45 en mettant: "ô Dieu".
- En grec: Hébreux 1.8; littéralement: "le
trône de toi, le Dieu, pour la durée de la durée".
Le nominatif, ici avec l'article (ho théos), est
employé avec le sens du vocatif singulier (qui
n'existe pas en grec): "ô Dieu" (f).
Les "Témoins de Jéhovah" ont harmonisé
la citation du Nouveau Testament avec leur
falsification du Psaume 45 !
Les "Témoins de Jéhovah" se condamnent
eux-mêmes quand ils disent:
La littéralité exige que la traduction...
respecte, autant que faire se peut, l'ordre des mots
tel qu'il apparaît dans les textes hébreu et grec,
ce qui a pour effet de sauvegarder le style vigoureux
des écrits originaux. La traduction littérale rend
avec précision le charme, la couleur et le rythme des
écrits originaux (121).
Phrases tendancieuses
Exode
9.6
:
Nous avons en hébreu, littéralement: "Et
mourut tout le troupeau d'Egypte". La T.M.N. le
rend par: "Et toutes sortes de bestiaux d'Egypte
commencèrent à mourir" (probablement pour
"harmoniser" avec le v. 19) alors que le
sens est: "tout le cheptel du pharaon mourut ce
jour-là" (cf. v. 5).
La falsification de ce verset n'a aucune conséquence
doctrinale mais nous l'avons choisi simplement pour
montrer que la T.M.N. ne dit pas en français ce qui
est dit en hébreu ou en grec.
Hébreux 1.1-2
:
La T.M.N. traduit: "Dieu... nous a parlé, à
la fin des jours que voici, par le moyen d'un
fils...". Cette traduction suppose que Jésus
n'est qu'un fils parmi d'autres fils de Dieu (ceci est
conforme à la théologie des "Témoins de Jéhovah"
qui disent que Jésus n'est qu'un ange) (122).
Certes, il n'y a pas, en grec, l'article défini, ce
qui peut aboutir au sens de l'article indéfini français.
Il y a donc deux traductions littérales possibles:
- 1°) "Dieu nous a parlé en fils",
- 2°) "Dieu nous a parlé dans (un)
fils".
Mais la deuxième est en contradiction avec:
- Le contexte immédiat: tout ce chapitre est à
la gloire du Fils, jamais confondu avec les anges
(cf. v.5 à 13
),
- L'enseignement général de l'Ecriture qui
appelle Jésus le Fils unique (Jean 3.16
;
1 Jean 4.9
).
Comme un traducteur réputé l'a précisé:
"L'absence de l'article ici est importante pour
le sens quoique presque impossible à rendre en français.
Dieu, en parlant par (ou dans) les prophètes, reste
distinct de ceux-ci et se sert d'eux comme d'une
bouche pour lui; en parlant dans [le] fils, littéralement:
en fils... Dieu parle lui-même, non par un autre, non
comme le Père, ni en la personne du Père, non pas
seulement par le Saint Esprit en se servant d'une
personne non divine, mais comme personne divine lui-même,
et cette personne étant le Fils" (g).
Hébreux
11 v. 13-16
:
Selon l'enseignement actuel de la Société, les
Juifs n'ont pas "l'appel céleste". Le
paragraphe qui nous occupe contredit cette
affirmation; il suffit donc d'harmoniser la teneur de
la Bible avec la teneur des livres de la Société !
Trois légères modifications suffiront:
- verset 13: "étrangers et forains sur la
terre" est rendu dans la T.M.N. par "étrangers
et résidents temporaires dans le pays" (h).
Pourtant la même expression grecque est bien
rendue par la T.M.N. au chapitre 12, verset 25:
"... celui qui donnait un avertissement divin
sur la terre...".
- verset 14: la T.M.N. traduit par
"lieu" (en grec: topos) le vocable
"patrie" (original: "patris").
En grec ce nom féminin est sous-entendu aux
versets 15 et 16, comme le prouvent les accords au
féminin d'un démonstratif et d'un relatif.
- verset 16: l'adjectif "céleste" (ép-ouran-ios)
est rendu par "qui appartient au ciel",
alors qu'il est traduit correctement ailleurs (i).
Le contraste entre la patrie terrestre et la patrie
céleste devient difficile à saisir, et il faut peu
de chose pour en arriver à l'explication officielle
suivante, publiée dans la "Tour de Garde";
il s'agit d'une ville dirigée depuis le ciel:
Un lieu qui appartient au ciel (=) le Royaume des
cieux dirigé par Christ... Ainsi, ils pourront vivre
sur terre sous le gouvernement céleste, la
"ville" que Jéhovah leur a préparée. (123)
Trois petites modifications et une explication de
"l'esclave fidèle et avisé" (j)
suffisent donc à supprimer l'espérance céleste à
ceux qui doivent pourtant s'asseoir "dans le
royaume des cieux" (Matthieu 8.11) (k).
Avec l'apôtre Paul nous concluons:
"Plusieurs marchent, dont je vous ai dit
souvent et dont maintenant je le dis même en
pleurant, qu'ils sont ennemis de la croix du Christ,
dont la fin est la perdition... qui ont leurs pensées
aux choses terrestres" (Philippiens 3 v. 18-19).
Périphrases
Elles sont parfois explicatives, nous en convenons,
mais le plus souvent elles donnent une orientation en
rapport avec les doctrines des "Témoins de Jéhovah".
Pourquoi rendre en plusieurs mots un seul mot grec (ou
hébreu) qui peut être rendu facilement par son équivalent
français ?
Exode
3.14
:
"Je suis celui qui suis" (ehyeh asher
ehyeh) est rendu par: "Je me révèlerai être ce
que je me révèlerai être" alors que dans un
ouvrage de la Société, datant de 1953 nous pouvons
lire: "je suis celui qui suis (littéralement: je
suis qui je suis)" (125).
L'hébreu a-t-il changé entre 1953 et 1974 ?
Esaïe
63.3
:
Le "pressoir" devient une "auge à
vin", sans doute pour "abandonner le langage
archaïque d'il y a 3 ou 4 siècles" et pour
employer "une langue simple, expressive et
moderne" ! (126)
Matthieu
4.9
:
"Adorer" devient "accomplir un acte
d'adoration" (aussi en Luc 4.7
).
Par cette périphrase longue et inutile la T.M.N.
s'efforce de masquer le lien intime entre le
prosternement et l'adoration; celui-ci est néanmoins
confirmé par plusieurs autres passages (Apocalypse
19.4,10; 22.8). Ainsi lorsqu'on lit en Matthieu 2.11:
"Et, se prosternant (les mages) rendirent hommage
(au petit enfant)", il s'agit bien d'un acte
d'adoration (I).
D'ailleurs, en Apocalypse 5.13-14, c'est bien devant
Dieu et devant l'Agneau que les anciens se prosternent
et adorent.
Jean
1.14
:
La "grâce" devient "faveur imméritée",
si bien que dans ce verset Jésus n'apporte plus la grâce
(cf. v. 17) mais il est "plein de faveur imméritée"
comme si Lui, le Saint Fils de Dieu avait été
l'objet d'une faveur qui ne lui était pas due... Nous
touchons au blasphème (m).
Jean
3.16
:
L'unique verbe grec "croire" (pisteueïn)
devient ici et ailleurs "exercer la foi"
selon le bon plaisir des traducteurs (n).
Cette périphrase tendancieuse insinue l'idée du rôle
méritoire des oeuvres dans le salut, contrairement à
l'enseignement des Ecritures
Jean
5.25
:
"Entendre" devient "prêter
attention".
Jean
14.27
:
"Effrayé" devient: "crispé de
peur" alors qu'il n'y a aucune trace dans
l'original d'un verbe crisper au passif ni d'un complément
de cause moyen: peur.
Jean
17.3
:
"Connaître" devenait: "absorber la
connaissance" (T.M.N. 63).
Jean
19.41
:
Le "sépulcre" devient, sans doute sous
le prétexte étymologique, un "tombeau commémoratif"
quoiqu'on puisse se demander, dans ce cas particulier,
ce qu'il commémorait, puisque il était tout neuf et
que personne n'y avait jamais été mis !
Romains
3.24
:
Darby traduit littéralement: "Etant justifiés
gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui vit
dans le Christ Jésus..." Voyez maintenant ce que
ce verset devient par l'abus des périphrases:
"Et c'est comme don gratuit qu'ils sont déclarés
justes par sa faveur imméritée, grâce à la libération
moyennant la rançon [payée] par Christ Jésus..."
Dans l'original il y a 12 mots; Darby en utilise
15, Segond 19, la T.M.N. 26 !
Nous pourrions multiplier beaucoup les exemples
mais ils sont suffisants pour montrer que la T.M.N.
est une fraude. Comparez ce que nous venons de présenter
avec la déclaration suivante:
La fidélité dans la traduction se démontre aussi
par sa littéralité. Cela exige une correspondance
pour ainsi dire mot à mot entre la traduction... et
les textes hébreu et grec. (127)
Modification du temps du verbe
Jean
3.58
:
Jésus a dit: "Je suis". C'est une déclaration
trop solennelle ! On lui fait dire: "J'ai été"
(T.M.N. 63) ou "J'étais" (T.M.N. 74). Nous
avons dans l'original une temporelle à l'infinitif,
littéralement: "avant Abraham devenir",
puis une principale de discours direct: "je
suis" et même, emphatiquement: "Moi, je
suis". C'est une déclaration d'existence éternelle
correspondant au sens du Tétragramme ("il
est") et au "je suis" d'Exode 3.14.
Nous sommes ici en présence d'une falsification éhontée:
il n'y a aucune excuse possible à une telle fraude.
Artifices typographiques
Les originaux étant sans ponctuation et, pour la
plupart, écrits tout en majuscules, nous comprenons
que des traducteurs malhonnêtes peuvent falsifier le
texte en jouant sur ces deux facteurs. Nous en
donnerons deux exemples:
Luc
23.43
:
Ce verset est traduit dans la T.M.N. par: "je
te le dis aujourd'hui: tu seras avec moi dans le
paradis" avec le sens de:
Jésus voulait donc dire que lorsque Dieu établirait
le Royaume et le lui remettrait, et que le paradis
terrestre serait restauré, ce malfaiteur aurait part
à la résurrection et se verrait offrir l'occasion
d'obtenir la vie éternelle (128).
- Le texte de Westcott dit littéralement:
"en vérité à toi je dis, aujourd'hui avec
moi tu seras..." Un commentaire de la Société
nous précise: "cela a été fait en fonction
des croyances religieuses des traducteurs." (129)
(o)
et nous posons la question: "L'excellent
texte" de base de la T.M.N. serait-il entaché
lui aussi de "traditions religieuses" ?
- L'adverbe de temps se rapporte à "tu
seras" et non à "je te dis" d'après
l'ordre grec et le plus élémentaire bon sens.
Quand je dis à mon enfant: "je te dis
aujourd'hui tu viendras avec moi chez tes
cousins", il ne comprend rien d'autre que ce
que les mots veulent évidemment dirent.
- D'autres versets tels que 2 Corinthiens 5.8 et
Philippiens 1.23 attestent que le croyant va avec
le Seigneur dès son délogement.
Jean
1.1

Ce passage est rendu dans la T.M.N. par "la
Parole était dieu". On nous dit qu'on met un
"d" minuscule parce qu'il n'y a pas
l'article en grec (p).
- Pourquoi la T.M.N. ne met-elle pas un
"d" minuscule dans les versets 6, 12,
13, vu que dans ces passages il n'y a pas
l'article, en grec, devant le mot Dieu ?
- Pourquoi, au verset 3 du chapitre 13 a-t-on mis
2 fois un D majuscule à Dieu ? En grec, la première
fois que le mot "théos" est mentionné,
il n'est pas accompagné de l'article défini et
la seconde fois il l'est. Là, comme ailleurs, les
"Témoins de Jéhovah" traduisent comme
ils veulent, suivant un système préconçu. Nous
citerons leur propre aveu:
En 1933 l'hélléniste C. Colwell publia en anglais
un article intitulé: "une règle précise sur
l'utilisation de l'article dans le Nouveau Testament
grec". Il écrivait: "l'attribut défini au
nominatif est précédé de l'article quand il suit le
verbe; il ne prend pas l'article quand il précède le
verbe... l'attribut au nominatif ne peut être traduit
comme étant indéfini ou "qualificatif"
pour la seule raison qu'il n'est pas précédé de
l'article. Si le contexte laisse entendre que ce nom
attribut est défini, on doit le traduire comme un nom
défini, bien qu'il ne soit pas précédé de
l'article" (132).
(Règle applicable à Jean 1.1).
Le commentaire ajoute: Mais ce n'est pas... une règle
de grammaire inflexible. C'est une question de
"jugement personnel", jugement que biblistes
et traducteurs ont le droit d'exprimer. EH BIEN LE
COMITE DE LA T.M.N. A ETE D'UN AUTRE AVIS ET L'A
MONTRE EN TRADUISANT EN ANGLAIS LE NOM ATTRIBUT THEOS
PAR "UN DIEU" ("dieu" en français)
(133).
Comme quelqu'un l'a écrit: "Un des miracles
de Satan est de faire dire à la Bible: "La
Parole n'était pas Dieu" là où il est
justement écrit: "La Parole était Dieu".
Face à de tels agissements nous nous demandons
encore une fois quelle peut être la valeur d'une déclaration
du genre: "une traduction fidèle ne doit pas être
influencée par des idées préconçues de la part du
traducteur" (134).
C'est ce qu'a fait tout au long de sa traduction le
comité de la T.M.N.
Faisons le point
La plupart des versets falsifiés sont relatifs à la déité
de Christ (q);
c'est là la pierre d'achoppement pour les "Témoins
de Jéhovah" comme elle le fut pour les Juifs qui
disaient à Jésus: "nous ne te lapidons pas pour une
bonne oeuvre, mais pour blasphème; et parce que toi, étant
homme tu te fais Dieu". Les "Témoins"
voudraient comprendre avec leur intelligence "le
saint secret" (1 Timothée 3.16 T.M.N.) de
l'incarnation (Jésus tout à la fois Dieu et Homme).
Voyez où la logique humaine amène les "Témoins de
Jéhovah":
Si Jésus était Dieu, alors le créateur de tout
l'univers se trouva pendant neuf mois dans le sein d'une
femme. Cela signifie que le Tout-Puissant a marché à
quatre pattes comme un bébé. Croyez-vous réellement que
ce fut le cas ? (135)
Puisque la "Parole" est le "Fils de
Dieu" elle a eu un commencement. En effet un fils est
toujours plus jeune que son père. Le Père lui, a
toujours existé. (136)
Comme nous ne pouvons calculer scientifiquement que 1
Dieu (le Père) + 1 Dieu (le Fils) + 1 Dieu (le Saint
Esprit) = 1 Dieu, nous n'avons pas d'autre choix que de
calculer que 1/3 de Dieu (le Père) + 1/3 de Dieu (le
Fils) + 1/3 de Dieu (le Saint Esprit) = 3/3 de Dieu ou 1
Dieu. (137)
Lecteur, votre avenir éternel dépend de la
connaissance de la Personne et de l'Oeuvre de Jésus
Christ:
- Vous discutez ce qu'il dit ? Vous êtes perdu (Jean
12.48
).
- Vous recevez ce qu'il dit ? Vous êtes sauvé (Jean
17.8,24
).
La Bible nous avertit: "L'homme animal (l'homme
non converti qui n'a pas reçu l'Esprit de Dieu: Jude 19)
ne reçoit pas les choses qui sont de l'Esprit de Dieu,
car elles lui sont folie; et il ne peut les connaître
parce qu'elles se discernent spirituellement" (1
Corinthiens 2. 14).
VOUS QUI LISEZ CE TRAITE ÊTES-VOUS SAUVE ?
Notes
(a) En français le terme "déité" tend a
disparaître du vocabulaire usuel. Certains dictionnaires
ne lui donnent plus que le sens de "divinité
mythologique". Pourtant son étymologie est claire
(cf. p. 68). Le Littré en 7 volumes (1956-57) donne comme
premier sens: l'essence divine. Le dictionnaire Quillet de
la langue française (4 volumes 1975) donne la même définition.
C'est dans ce sens que nous employons ce terme.
(b)
(c) Notons ici que certains traducteurs sérieux ont
traduit malheureusement de cette façon.
(d) Augustin emploie ce terme au IVe siècle (La cité de
Dieu 7.1), mais son contemporain Jérôme, dans la
Vulgate, traduit les deux mots grecs par
"divinitas".
(e) Pour plus de détails nous renvoyons a l'ouvrage d'érudition
de R.C. Trench: "Synonymes du Nouveau
Testament". (Nous pouvons fournir les photocopies de
l'article.)
(f) Usage bien connu des "Témoins de Jéhovah"
(cf. "La Parole..." p. 48, note).
(g) Note c, Hébreux 1.2, N.T. 1872, Darby.
(h) D'ailleurs Westcott, sur le texte duquel les "Témoins
de Jéhovah" prétendent s'appuyer (v. p. 60) renvoie
a 1 Chroniques 29.15 que la T.M.N. rend bien par "sur
la terre".
(i) Voyez par exemple Jean 3.12, Ephésiens 1.20, 2 Timothée
4.18,
Hébreux 3.1; 8.5; 9.23.
(j) Allusion à Matthieu 24.45. Chez les "Témoins de
Jéhovah" il s'agit du collège central qui leur
dispense la nourriture spirituelle, principalement par le
journal "La Tour de Garde" (124).
(k) Demandez notre traité gratuit: "Y a-t-il
seulement 144 000 places dans le royaume des cieux ?"
(l) En Matthieu 2.11 et 4.9 nous avons exactement la même
construction (participe aoriste du verbe piptô suivi du
verbe proskunéô a un mode personnel). Si le comité de
la T.M.N. avait traduit de la même façon les deux
passages, nous aurions eu en Matthieu 2.11: "Et se
prosternant (les mages) accomplirent un acte d'adoration
devant le petit enfant". Sans commentaire !
(m) Certains feront remarquer que l'index de la T.M.N. dit
que le mot "grâce" est employé en 1
Corinthiens 12.23. Cela est vrai, le mot est bien employé
dans la T.M.N., mais il ne traduit pas le mot grec
"charis" (grâce), mais le mot "euschèmosunèn"
qui signifie "décence" ou "vêtement décent".
C'est une falsification supplémentaire. La T.M.N. utilise
aussi la préposition "grâce a" (dérivée du
latin et non du grec) pour augmenter la confusion (Romains
3.24; 5.2; etc.).
(n) En 1 Jean 3.23 c'est: "avoir foi".(Ephésiens
2.8-9; Galates 2.16). Dans le même esprit nous trouvons
en Apocalypse 12.17: "posséder l'oeuvre consistant
à rendre témoignage à Jésus" à la place de:
"garder le témoignage de Jésus".
(o) Il ne s'agit pourtant pas ici de
"traduction" mais bien du "texte original
établi par Westcott et Hort, deux érudits anglais
mondialement reconnus" (130)
.
(p) En Jean 20.28 nous avons: "Thomas répondit et
lui dit: Mon Seigneur et mon Dieu !", Iittéralement:
"le Seigneur de-moi et le Dieu de-moi". Ici, il
y a l'article défini devant "théos". Cela
n'empêche pas les "Témoins de Jéhovah" d'écrire:
"Thomas a pu s'adresser a Jésus comme a
"Dieu" au sens restreint de "un Dieu",
mais non comme au Dieu tout-puissant" (131).
Peut-on s'adresser à plusieurs Dieux sans être polythéiste
?
(q) Demandez notre traité gratuit: "Qui est Jésus
Christ d'après la Bible ?" (aussi disponible en
ligne, cliquez ici)
Conclusion
Des "Témoins de Jéhovah"
La nouvelle Bible est exactement ce dont nous avions
besoin ! (138)
Comprenant l'importance et la valeur de cette
traduction... il convient de l'utiliser plutôt qu'une
autre. (139)
De l'auteur de cette brochure
Les apôtres invitaient les croyants à:
- Ne pas frelater la Parole de Dieu (2 Corinthiens
2.17)
- Ne point falsifier la Parole de Dieu (2 Corinthiens
4.2)
- Ne point tordre les Saintes Ecritures (2 Pierre
3.16)
Nous devons constater, avec peine, que c'est ce qu'ont
fait ceux qui s'intitulent - certainement à tort - les
"Témoins de Jéhovah" (a).
Nous formulerons donc ainsi notre conclusion:
LA TRADUCTION DU MONDE NOUVEAU NE PEUT PAS ÊTRE
CONSIDEREE COMME LA PAROLE DE DIEU EN FRANCAIS; C'EST UNE
FALSIFICATION DE LA VERITE REVELEE, UNE PARODIE DE LA
BIBLE.
En diffusant cette Bible falsifiée vous attirez sur vous
le jugement d'Apocalypse 22 v. 18 et 19. Dégagez-vous
sans tarder du filet de Satan déguisé en ange de lumière
(2 Corinthiens 11.14). Comme Thomas jetez-vous aux pieds
du Seigneur Jésus et implorez son pardon. Dites-lui
enfin: "Mon Seigneur et mon Dieu !" (Jean 20.28)
Notes
(a) Demandez notre traité gratuit: "Témoins de Jéhovah
ou témoins de Jésus ?"
Annexes
Ouvrages
cités (Publications des "Témoins de Jéhovah")
Abréviations
TMN Traduction du monde nouveau, édition de 1974 (sauf
avis contraire)
Bl Bulletin Intérieur (Années 71 à 74)
TG Périodique "La Tour de Garde" (Années 75 à
80)
RV Périodique "Réveillez-vous" (Années 75 à
80)
NMR Notre Ministère du Royaume (Années 74 à 80)
ROY Le Royaume. Ed. 31
AV Avertissement. Ed. 38
VA La Vérité vous affranchira. Ed. 47
Equipé Equipé pour toute bonne oeuvre. Ed. 51
CT Concordance Théocratique. Ed. 53
QDV Que Dieu soit reconnu pour vrai. Ed. 54
LP La Parole qui est-ce selon Jean ? Ed. 62
QUA Qualifiés pour le ministère. Ed. 62
TE Toute Ecriture est inspirée de Dieu et utile. Ed. 67
VVE La vérité qui conduit à la vie éternelle. Ed. 68
PAI Paix sur la terre - Assemblée internationale. Ed. 69
Paix Paix sur la terre - Rapport. Ed. 69
DD Les Témoins de Jéhovah dans les desseins divins. Ed.
71
Questions Questions que les gens se posent. Ed. 76
Fin Fin prochaine de la détresse mondiale. Ed. 79
Famille Comment s'assurer une vie de famille heureuse ?
Ed. 79
Références
(liste des abbréviations: voir
ci-dessus)
1. DD p. 257
2. ROY p. 63
3. TE p. 311
4. TE p. 323
5. TE p. 324
6. TE p. 319
7. TMN 63 p. 6
8. TG 75 n° 7 p. 224
9. TG 79 n° 3 p. 32
10. TE p. 320
11. TE p. 320
12. TMN p. 3
13. TMN p. 6
14. TG 1.11.49 p. 322
15. ROY p. 5
16 TE p. 323
17 TE p. 316
18 TE p. 318
19 TE p. 299
20 TG 75 n° 6 p. 192
21 TG 75 n° 6 p. 191
22 TMN p. 6
23. DD p. 257
24. DD p. 257
25. ROY p. 14 et 30
26. RV 72 n° 14 p. 5, 8
27. TG 15.7.1889 p. 2337 angl.
28. TG octobre 1880 p. 144 anglais cf. TG 15 oct. 1945 p.
313 anglais
29. TG 80 n° 23 p. 31
30. VVE p. 36
31. VVE p. 34-35
32. VVE p. 35
33. VA p. 32
34. VVE p. 17
35. TG 77 n° 22 p. 702
36. TG 78 n° 15 p. 16
37. Bl 72 n° 11 p. 28
38. TG 80 n° 9 p. 6
39. TG 80 n° 9 p. 11 cf. Bl 72 n° 23 p. 38
40. DD p. 258
41. TE p. 319
42. TMN 50 p. 25
43. TG 80 n° 9 p. 7
44. QDV p. 13-14
45. VA p. 286
46. ROY p. 34 cf. Fin p. 108
47. Equipé p. 26
48. Bl 72 n° 11 p. 26
49. Famille p. 191
50. VVE p. 17
51. TG 80 n° 9 p. 16
52. TG 80 n°9 p.7
53. PAI p. 6
54. Equipé p. 25 et 26
55. TG 80 n° 9 p. 6 et 7
56. Bl 72 n° 23 p. 38
57. Bl 72 n° 23 p. 39
58. TMN 50 p. 12
59. VVE p. 18
60. TG 80 n°9 p. 11
61. DD p. 258
62. DD p. 257
63. TMN 50 p. 16
64. Equipé p. 26
65. TMN 50 p. 25
66. TG 80 n° 9 p. 6
67. CT p. 202
68. TMN p. 1454
69. DD p. 258
70. Equipé p. 45
71. Equipé p. 51
72. Bl 72 n° 1 p. 42
73. TG 80 n° 9 p. 7 et 8
74. TE p. 310
75. Bl 72 n° 23 p. 39
76. TG 78 n° 15 p. 10
77. TMN 50 p. 10
78. TMN 50 p. 11
79. TG 78 n° 15 p. 5
80. TG 78 n° 15 p. 8
81. TG 78 n° 15 p. 8
82. TG 78 n° 15 p. 9
83. TG 78 n° 15 p. 10
84. TMN 50 p. 18
85. TMN 50 p. 18
86. TG 78 n° 15 p. 12
87. TG 78 n° 15 p. 7 et 8
88. TMN 50 p. 12 à 18
89. TMN 50 p. 12; TE p. 310; TG 77 p. 441
90. TG 78 n° 15 p. 10
91. TMN 50 p. 24
92. TMN 50 p. 24
93. TMN 50 p. 24
94. Bl 73 n° 13 p. 43
95. TE p. 301
96. TMN 50 p. 24
97. AV p. 20 et 45; Questions p. 11; Equipé p. 17
98. TG 80 n° 9 p. 11-12
99. VVE p. 17
100. Equipé p. 26
101. TMN 50 p. 12 et 15
102. TE p. 319
103. TE p. 319
104. TE p. 309
105. TE p. 309
106. TG 78 n° 15 p. 10
107. TG 78 n° 15 p. 11
108. TMN 50 p. 20
109. TE p. 344
110. TG 79 n° 13 p. 5
111. DD p. 258
112. TE p. 311
113. TE p. 309
114. TE p. 311
115. TMN p. 6
116. TMN 63 p. 5
117. RV 75 n° 20 p.32; TG 76 n° 19 p. 608
118. BI 70 n° 23 p. 18
119. TMN p. 1457 cf. TMN 63 p. 5
120. QDV p. 155
121. TE p. 318
122. TG 80 n° 22 p. 20
123. TG 79 n° 19 p. 18
124. NMR déc. 74 p. 1 TG 1.11.49 p. 322 QUA p. 158 DD p.
22 Bl 72 n° 24 p. 26-27
125. CT p. 202
126. TE p. 320
127. TE p. 318
128. Bl 71 n° 21 p. 48
129. Bl 71 n° 21 p. 46
130. DD p. 258
131. RV 72 n° 14 p. 6
132. TG 76 p. 126 et 127
133. TG 76 p. 127
134. Paix p. 26
135. TG 75 n° 13 p. 399
137. LP p. 7
138. NMR déc. 74 p. 1
139. NMR déc. 74 p. 1
Les photocopies des documents peuvent être fournies
|