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La
Trinité
Les témoins de Jéhovah
sont connus comme étant des négateurs
résolus de cette doctrine cardinale. La première partie
de ce chapitre examinera leurs arguments. Ensuite, une
étude sera faite des textes
bibliques qui montrent que Dieu est une
unité composée, ainsi que des passages où la trinité
est en action tant dans
l'Ancien que dans le Nouveau Testament. La fin
du chapitre sera consacrée à l'étude de ce que les Pères
de l'Église
affirmaient au sujet de la trinité.
I.
Arguments des témoins de Jéhovah
Le premier
argument avancé par les témoins de Jéhovah pour
réfuter la doctrine de la trinité est celui de l'incompréhension.
Pour eux, cette doctrine est incompréhensible, et donc
fausse.
«Ils
durent cependant admettre que la conception d'un Dieu
trine est un mystère
que la raison humaine est incapable de
résoudre.»
L'humanité à la
recherche de Dieu, 1990, page 264.
Pourtant les témoins
de Jéhovah acceptent tout comme les chrétiens
des doctrines que la raison humaine ne peut entièrement
saisir. Le fait que Dieu n'ait pas de commencement par
exemple.
«Il
est vrai que nous ne pouvons pas pleinement comprendre
que Dieu n'ait pas de
commencement. La raison en est que nous sommes
limités, finis ...cependant, ce n'est pas parce qu'une
chose est
incompréhensible qu'on ne peut pas l'admettre.»
Réveillez-vous!, 8
décembre 1969, page 28.
Ou encore:
«Est-ce
conforme à la raison? C'est un fait que notre esprit ne
peut saisir pleinement. Mais nous ne devons pas le nier
pour autant.»
Comment raisonner à partir des Écritures?, 1986, page
109
Ce qui est vrai pour l'éternité
de Dieu pourrait également l'être pour sa nature.
Les témoins de Jéhovah
affirment ensuite que la «trinité» est une
imposture de Satan visant à aveugler les hommes sur la
vraie nature de Jéhovah et de Jésus-Christ:
«Cette
imposture n'est qu'une autre manœuvre de Satan visant
à cacher aux hommes
craignant Dieu la vérité sur Jéhovah et son Fils, Jésus-Christ
» Que
Dieu soit reconnu pour vrai, 1948, page 99.
Un autre argument utilisé
consiste à faire croire que les trinitaires confondent
les personnes. Dans leur manuel Comment raisonner à
partir des Écritures? les témoins de Jéhovah insistent
sur le fait que le Père et le Fils sont deux personnes
distinctes, en croyant contrer les trinitaires.
«La
Bible confirme-t-elle le point de vue selon lequel le Père
et le Fils ne sont pas deux personnes distinctes?»
Comment raisonner à
partir des Écritures? 1986, page 412
Pourtant aucun
trinitaire ne prétend le contraire. L'argument serait
valable dans l'optique des modalistes, ou encore des
sabelliens dont les disciples de William Branham et le
mouvement «Jésus seul» sont les principaux
porte-drapeaux de nos jours. Néanmoins, il ne réfute en
rien la doctrine orthodoxe de la Trinité qui affirme que
le Père et le Fils sont des personnes distinctes tout en
ayant la même nature divine et formant une unité dans la
divinité.
Autre problème pour les
témoins de Jéhovah, celui de l'éternité de Dieu. Ils
affirment que Jésus a été créé, qu'il n'est donc pas
éternel, et ne peut être l'égal de Dieu.
«D'après
la Bible, les personnes qui formeraient la Trinité
sont-elles éternelles, sans commencement?»
Comment raisonner à
partir des Écritures,1986, page 415.
Ils y répondent négativement,
mais voyons ce que la Bible en dit:
En effet:
- le Père est éternel:
1 Chroniques 29:18.
-- Le Fils est éternel:
Esaïe 9:5-6, Hébreux 7:3,13:8,1 Jean 1:2
- l'Esprit est éternel:
Hébreux 9:14.
Puis la SDTJ croit
porter son ultime argument.
«La
Bible dit-elle de chacun de ceux qui sont censés former
la trinité qu'il est
Dieu?» Comment
raisonner à partir des Écritures, 1986, page 418.
Oui, la Parole de Dieu
enseigne que chacune des personnes de
la Trinité est Dieu:
- Le Père:
2 Pierre 1:17
- Le Fils:
Esaïe 9:5-6, Jean 1.1, Jean 20:28
- L'Esprit: Actes 5:3-4;
2 Corinthiens 3:17.
Il est vrai que
le terme «Trinité» n'apparaît nulle part dans
les Écritures. C'est
sous sa forme grecque triade qu'il revient
pour la première fois
sous la plume de Théophile d'Antioche
Un autre argument
utilisé au deuxième siècle, puis sous sa forme latine trinité
grâce à Tertullien.
Ce dernier était souvent pris à partie dans la littérature
de la SDTJ:
«...le
mot «trinité» ne se trouvant nulle part dans les Écritures
inspirées, il est intéressant
d'apprendre que Tertullien, auteur ecclésiastique
latin, introduisit ce terme dans ses écrits. Ce
religioniste vivait au deuxième siècle à Carthage en
Afrique.» Que
Dieu soit reconnu pour vrai, 1948, page 88.
II faut noter que
l'appellation "religioniste" est absolument
le péjorative et négative
dans le vocabulaire des témoins de Jéhovah.
Pourtant, ils admettent maintenant que Tertullien
défendait les
croyances des premiers chrétiens.
«Tertullien
(qui défendait dans ses écrits les croyances des
premiers chrétiens) ...»
Comment
raisonner à partir des Écritures?, page 361.
Puisqu'il était un défenseur
de la foi des premiers chrétiens, sa
doctrine de la trinité serait donc proche de
l'enseignement de l'église
primitive.
Les témoins de Jéhovah
affirment également que ce n'est qu'à
la fin du troisième siècle et au quatrième, que
certains ecclésiastiques
formulèrent des concepts qui conduisirent à la formulation
du dogme trinitaire:
«A
la fin du IIIème siècle et au IVème siècle, en Égypte,
des ecclésiastiques
d'Alexandrie, tel Athanase, transmirent cette influence
par les idées qu'ils formulèrent et qui conduisirent
à la Trinité.» Doit-on croire à la
Trinité?, 1989, page 11.
Pourtant,
dès 180 de notre ère, le terme «trinité» était déjà
connu, comme le confirme d'ailleurs un article antérieur
de La Tour de Garde:
«Le
mot grec (traduit en latin par trinitas) se trouve pour la
1ère fois chez Théophile d'Antioche qui vécut vers 180
de notre ère. Celui-ci parle de la Trinité de Dieu (le Père),
de son Verbe et de sa Sagesse ...peu après il apparaît
sous sa forme latine de trinitas chez Tertullien ...au siècle
suivant, le mot entre dans l'usage courant.» La
Tour de Garde, ter avril 1967, page 217.
Nous
concédons volontiers que le mot «Trinité» n'apparaît
nulle part dans le corps des Saintes Écritures mais il
est clair que son enseignement y éclate partout. Dans le
même ordre d'idée, nous pourrions demander à la SDTJ où
se trouvent les termes qu'elle chérit tels que: théocratie,
millénium, salle du royaume, serviteur de
circonscription; etc...
II.
L'unité composée de Dieu
Reprenant
une citation d'un rabbin, les témoins de Jéhovah
assurent que la Trinité est une violation de l'unicité
de Dieu:
«De
la même manière, le shema exclut la Trinité du credo
chrétien comme une violation de l'unicité de Dieu.»
L'humanité à
la recherche de Dieu, 1990, page 219.
Or bien
des textes de l'Ancien Testament et notamment le Shema décrivent
en hébreu l'unité divine en mettant en relief une unité
composée: plusieurs personnes composant une unité.
Examinons ces textes, en commençant par le Shema.
1. Deutéronome 6:4
«Écoute
Israël! L'Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel.»
Hébreu:
Traduction littérale:
«Écoute
Israël, Yahvé nos Dieux, Yahvé un.»
2. Genèse 33:20
«Et là,
il éleva un autel qu'il appela El-Elohé-Israël.»
Hébreu:

Traduction littérale:
«Et là,
il éleva un autel qu'il appela Dieu, les Dieux d'Israël.»
3. Exode 20:5
«Car moi,
l'Éternel ton Dieu, Je suis un Dieu jaloux.»
Hébreu:

Traduction littérale:
«Car moi
l'Éternel (Yahvé), tes Dieux (Eloheka) je suis un Dieu (EI)
jaloux.»
4. Josué 22:22
«Dieu,
Dieu, L'Éternel, Dieu, Dieu, L'Éternel le sait.»
Hébreu:

Traduction littérale:
«Dieu (El)
les Dieux (Elohim), l'Éternel (Yahvé) le sait.»
5. Exode 3:6
«Je suis
le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac
et le Dieu de Jacob.»
Hébreu:

Traduction littérale:
«Je suis
les Dieux (Elohé) de ton père, les Dieux (Elohé)
d'Abraham, les Dieux (Elohé) d'Isaac, les Dieux (Elohé)
de Jacob.»
Nous
pouvons constater qu'il existe bien une unité composée
dans la Divinité. Le terme «un» (ehad) s'applique
lorsque l'on décrit ce genre d'unité composée. Ainsi en
Genèse 2:24, Dieu déclare que l'homme quittera son père
et sa mère et s'attachera à sa femme et ils deviendront
une seule chair (boser ehad). Ou encore en Nombres 13:23,
la grappe de raisins est présentée comme une unité
composée (eschkol ehad). Sans être le moins du tout
polythéistes, ces textes soulignent simplement la
possibilité d'une unité composée. Reuben Torrey de
l'Institut Biblique Moody de Chicago écrivait:
«En
fait, nous trouvons la doctrine de la Trinité plusieurs
centaines de fois dans l'Ancien Testament. Dans la Bible
hébraïque, dans la plupart des passages où nous avons
le mot «Dieu» dans notre Bible à nous, il y a un
substantif au pluriel. Traduit littéralement, cela
signifierait «Dieux» et non «Dieu». C'est justement
dans le verset sur lequel s'appuient les unitariens et
les Juifs qui rejettent la divinité du Christ, y voyant
la preuve que le Christ ne peut être Dieu, à savoir:
Deutéronome 6:4, que nous trouvons la doctrine dont ils
nient la présence, car Deutéronome 6:4 traduit littéralement,
signifierait: «Écoute, Israël, Jéhovah nos Dieux
sont uniquement un Jéhovah.» Pourquoi les hébreux,
qui proclament le monothéisme employaient-ils la forme
du pluriel pour le nom de Dieu? Cette question
embarrassait les grammairiens et les lexicographes hébraïques
du temps passé. La meilleure explication qu'ils
finirent par trouver, était que la forme du pluriel
employée ici pour Dieu, représentait le pluralis
majestatis, c'est-à-dire la forme du pluriel que l'on
emploie pour la majesté. Cependant, cette explication
est tout à fait insuffisante, d'autant plus que le
pluralis majestatis ne se rencontre peut-être même pas
dans l'Ancien Testament.»
Le Saint-Esprit sa
personne et son ouvre, Échos de la joie, Strasbourg
Tzwi
Nassi, lecteur d'hébreu à Oxford, précisera qu'il ne
s'agit pas d'un pluriel de majesté, comme l'affirment
certains. Voici ce qu'il explique:
«les
passages sont très nombreux, où au lieu d'un accord
grammatical entre le sujet et le verbe nous nous
trouvons devant une construction que les grammairiens
modernes appelent pluralis excellentiae [pluriel de
majesté]. En réalité cette appellation n'est qu'un
alibi pour permettre aux grammairiens modernes de sortir
d'une difficulté. Ce prétendu pluralis excellentiae était
inconnu de Moïse,
des prophètes, de Pharaon, de Nébucadnetsar, de David
et d'autres rois contemporains,... Le pluriel de majesté
est inconnu. Les chefs de la Bible ne disent pas:« nous
...», mais:« je commande», voir Genèse 41:41, Daniel
3:29, Esdras 1:2 etc.
...» Le grand mystère
ou Comment trois peuvent-ils être un? pages 12-13
Il
existe dans le Nouveau Testament deux situations où cette
pluralité est mise en évidence dans le texte grec.
1 Thessalonicitens 3:11
«Que
Dieu lui-même notre Père et notre Seigneur Jésus
aplanissent notre chemin jusqu'à vous.»
Grec:

Traduction
littérale (voir J. N. Darby)
«Que
Dieu lui-même notre Père et notre Seigneur Jésus
aplanisse notre chemin jusqu'à vous.»
Vous
remarquerez que le texte littéral ne place pas le verbe
au pluriel mais le laisse au singulier à l'encontre de la
grammaire.
2 Thessaloniciens
2:16-17
«Que
notre Seigneur Jésus-Christ lui-même et Dieu notre Père,
qui nous a aimés et nous a donnés par sa grâce une
consolation éternelle et une bonne espérance,
consolent vos cœurs et vous affermissent en toute
oeuvre et parole qui soient bonnes.»
Grec:

Traduction littérale:
«Que
notre Seigneur Jésus-Christ lui-même et Dieu notre Père
qui nous a aimés et nous a donnés par sa grâce une
consolation éternelle et une bonne espérance, console
vos cœurs et vous affermisse en toute oeuvre et parole
qui soient bonnes.»
Remarque identique. Bien
que le sujet soit au pluriel, les verbes grecs demeurent
contre toute attente au singulier.
III.
Traces trinitaires et passages trinitaires dans l'Ancien
Testament
1. Les
trois visiteurs d'Abraham: (Genèse 18 et 19)
a. Les trois visiteurs
sont appelés des «hommes» (18:2 et 16).
b. Abraham s'adresse à
tous les trois en les appelant «Yahvé» (18:3-5)
c. Aux versets 20
et 21, nous remarquons que suite à la discussion «Yahvé»
déclare qu'il est déterminé à descendre à Sodome.
d. Au chapitre 19;
verset 1er, nous voyons les deux anges identifiés comme
étant «Yahvé» arriver le soir à Sodome bien que le
verset 22 du chapitres 18 assure que les deux hommes
partirent pour Sodome et que «Yahvé» resta pour parler
à Abraham.
e. Au verset 33 du chapitre 18,
nous lisons que «Yahvé» s'en alla lorsqu'Il eut terminé
de parler à Abraham.
f. Chapitre 19, verset
1er, deux «malachim» (traduit par anges) arrivent à
Sodome et Lot s'adresse à eux en les appelant «Adonaï»
(mes Seigneurs). Chapitre 19, verset 13, ils déclarent être
envoyés par «Yahvé» alors qu'au verset 18, Lot
s'adresse à eux en les appelant: «Seigneur».
g. Puis au verset 24, il
est stipulé que «Yahvé» fit pleuvoir du soufre
du ciel et du feu par «Yahvé» sur Sodome. Il est clair
que le «Yahvé» qui
s'en alla (verset 33) retourna au ciel et que le«Yahvé»
sur terre (les deux autres visiteurs) appela le feu de la
dévastation.
2.
Agar dans le désert: (Genèse 16:7-13)
Agar va rencontrer
et parler avec l'Ange de l'Éternel. Bien que l'Ange soit
distinct de «Yahvé» qui envoie, le texte biblique déclare
qu'Agar a parlé avec «Yahvé» lui-même.
3.
Manoah: (Juges 13:2-23)
Cette rencontre de
Manoah avec Dieu est révélatrice. Au verset
3; l'Ange de L'Éternel apparaît à Manoah alors qu'au
verset 22, Manoah déclare
qu'il va mourir car Il a vu Dieu.
4. Esaïe
48:16
.
«Moi, moi; j'ai parlé et je l'ai appelé. Je l'ai fait
venir et son oeuvre réussira.
Approchez-vous de moi et écoutez! Dès le commencement,
je n'ai point parlé en cachette, dès l'origine des
choses, j'ai été là. Et maintenant, le Seigneur l'Éternel
m'a envoyé son
Esprit.»
Christ en train de parler reçût
de la part du Père, l'EspritSaint.
5. Esaïe
63:9-10
«L'Ange
qui est devant sa face les a sauvés, mais ils ont été
rebelles, ils ont attristé
son Saint-Esprit»
L'Ange de l'Éternel
(Christ) devant la face du Père et l'Esprit attristé.
En fait, la Trinité est
une doctrine qui coule de source car certains
jalons peuvent être posés:
6. La
Bible est strictement monothéiste: (Esaïe 45:18, 45:5,
Jean 17:3)
Elle enseigne que le Père
est Dieu ainsi que le Fils et le SaintEsprit. Il
n'existe aucune contradiction si nous acceptons cette
doctrine par contre les
unitariens sont confrontés à d'énormes problèmes.
7. L'œuvre
commune des trois personnes
1. Dans la création:
-Père.............
Genèse 1:1
-Fils................ Jean 1:3
-Esprit...........
Genèse 1:2
2. Lors du baptême
de Jésus:
-Père............. Matthieu 3:17
-Fils..............
Matthieu 3:16
. -Esprit........
Matthieu 3:16
3. Lors de la résurrection
de Jésus
-Père............
Actes 2:24
-Fils............. Jean
2:19
-Esprit......... Romains
8:11
4. L'œuvre dans le
croyant:
-Père.......... Jean
14:23
-Fils............ Jean
14:18
-Esprit........ Jean
14:17
5. Dans la communication
de la vie divine:
-Père........
Éphésiens 3:19
-Fils............ Éphésiens
3:17
-Esprit........ Éphésiens
3:16
6. Dans la résurrection
des croyants:
-Père.........
Jean 5:21
-Fils........... Jean
6:40
-Esprit....... Romains
8:11
IV.
Passages trinitaires dans le Nouveau Testament:
1. Le baptême
«...baptisez-les
au nom du Père (1), du Fils (2) et du Saint-Esprit (3)»
Matthieu 28:19
Le baptême est donné
au nom (singulier) du Dieu unique en trois
personnes. Ce passage est bien embarrassant pour les témoins
de Jéhovah, preuve en est le commentaire suivant:
«Mat.
28:19 «Allez donc et faites des disciples de gens de
toutes les nations, les baptisant au nom du Père.» Assurez-vous
de toutes choses, 1969, page 51.
Dans cet ouvrage, les témoins
de Jéhovah enseignent «qu'au
nom» signifie que l'on reconnaît la dignité et
l'autorité. Mais que vont-ils faire maintenant de la
troisième personne?
«Au nom
on reconnaît la fonction, l'activité de l'esprit-saint.»
Assurez-vous de
toutes choses, 1969, page 52
Il est clair que pour
les témoins de Jéhovah, l'Esprit n'a ni dignité ni
autorité. En relation avec Matthieu 28, Henri Blocher précisera:
«En
grec, la règle est contraire à celle du français: On
devrait employer un pluriel (aux noms de) si Père, Fils
et Saint-Esprit avaient
chacun un nom différent, propre. Le singulier signifie
que Père,
Fils et Saint-Esprit font un seul nom, celui du Dieu
Unique.» . La doctrine du péché et de la rédemption,
Faculté libre de théologie, Vaux-sur-Seine, 1983
2. La bénédiction
apostolique
Elle est prononcée en
relation avec les trois personnes:
«La
grâce du Seigneur Jésus-Christ (2), l'amour de Dieu
(1) et la communion du Saint-Esprit (3) soient avec vous
tous» 2 Corinthiens 13:13
3. Les dons spirituels
Ils sont distribués grâce aux trois
personnes:
«Il
y a diversité de dons, mais le même Esprit (3),
diversité de ministères, mais le même Seigneur (2),
diversité d'opérations mais le même Dieu (1), qui opère
tout en tous» 1 Corinthiens 12:4-6
4. Accès à Dieu
Chaque personne nous
introduit dans la présence divine:
«Car en
Lui (2), nous avons les uns et les autres accès auprès
du Père (1) dans le même Esprit (3)»
Éphésiens 2:18
5. La force
Elle nous est communiquée
par chaque personne:
«C'est
pourquoi, je fléchis les genoux devant le Père
(1)...afin qu'Il vous donne ...d'être puissamment
fortifiés par son Esprit (3)...que le Christ (2) habite
dans vos cœurs» Éphésiens
3:14-17
6. L'Esprit
Il est envoyé par le Père
et le Fils ensemble:
«Mais le
Consolateur, le Saint-Esprit (3) que le Père (1)
enverra en mon nom (2)...» Jean
14:26
7.L'édification
Nous sommes édifiés
par les trois personnes:
«Mais
vous bien-aimés, édifiez-vous vous-mêmes ...priez par
le Saint-Esprit (3), maintenez-vous dans l'amour de Dieu
(1) en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ
(2)»
Jude 20, 21
8. L'élection
Notre élection est
assurée par chacune des trois personnes:
«
Élus selon la prescience de Dieu le Père (1), par la
sanctification de l'Esprit (3), pour l'obéissance et
l'aspersion du sang de JésusChrist (2)»
1 Pierre 1:2
9. Le service chrétien
Ce service est rendu
possible grâce aux trois personnes:
«Combien
plus le sang de Christ (2), qui, par l'Esprit éternel
(3), s'est offert lui-même sans tache à Dieu (1),
purifiera-t-il votre conscience des oeuvres mortes, afin
que vous serviez le Dieu vivant» Hébreux 9:14
10. La vie
C'est
l'Esprit qui vivifie (Jean 6:63) or seul Dieu a et donne
la vie (Jean 5:26) tout comme Christ (Jean 5:40).
11. La connaissance
Seul
Dieu sonde les reins et les cœurs (Jérémie 17:10) or
l'Esprit sonde tout (1 Corinthiens 2:10), tout comme
Christ (Apocalypse
2:23).
12. Un
seul Seigneur
La
Parole de Dieu enseigne qu'il n'y a qu'un seul Seigneur (Éphésiens
4:5), or:
-Le Père
est Seigneur............... ........1
Timothée 6:15
-Le Fils
est Seigneur..........................2 Pierre 1:16
-L'Esprit est
Seigneur........................2 Corinthiens 3:16
Conclusion
Notre
conclusion sera celle du Professeur Nicole de Nogentsur-Marne:
«
Le mystère de la Trinité nous dépasse, et c'est
normal. Il faudrait être Dieu pour le comprendre
pleinement. Cela ne signifie pas que nous devions être
dans le vague à ce sujet. La révélation que le
Seigneur dans sa bonté nous a donnée de lui-même nous
permet d'avoir des notions précises, même si elles
sont au-dessus de notre portée. Saisissons avec
reconnaissance ce qui nous est enseigné dans la Bible,
sans vouloir aller au-delà, mais aussi sans négliger
ce que nous devons croire. Grâce au texte de l'Écriture
et grâce à l'action du Saint-Esprit, il nous est
possible de connaître le seul vrai Dieu, et celui qu'Il
a envoyé, Jésus-Christ, et cette connaissance là,
c'est la vie éternelle.»
Précis de doctrine biblique, Éditions Institut
Biblique, Nogent-sur-Marne, 1983.
Les témoins
de Jéhovah assurent qu'ils n'ont jamais changé de
doctrine sur les vérités fondamentales. Pourtant le
texte suivant de la plume de Charles Taze Russell est un
plaidoyer fantastique en faveur de la doctrine de la
Trinité.
«Nous
sommes convaincus que le chiffre « trois» est
fondamental dans les cieux et sur la terre en ce qui
concerne Dieu et l'homme, dans la structure de l'univers,
dans le plan des âges ainsi que dans le progrès du développement
chrétien ou de la venue de Dieu ...nous devrions d'abord
attirer l'attention sur les trois divins le Père, le
Fils et le Saint-Esprit - souvent mentionnés dans la
bible. Ceci est fondamental comme le montre la commission
de Christ (Matthieu 28:19) et telle qu'elle est relatée
à notre foi dans le Créateur, Sauveur et Régénérateur
et cela suggère les trois pas en amenant les hommes à
l'image divine.» La Tour de Garde, mars 1881, page
197, anglais.
V. Les Pères
de l'Église
En 1989
sortait des presses de la Watchtower un fascicule intitulé:
Doit-on croire à la Trinité?. Selon La Tour de Garde,
cette brochure présente des arguments irréfutables pour
«infirmer
l'idée selon laquelle Jésus est Dieu.»
La Tour de Garde, ter août 1990, page 32.
Dans
cette brochure, les témoins de Jéhovah citent six Pères
de l'Église, qui, selon eux, rejettent dans leur
enseignement la divinité de Christ ainsi que la trinité.
Nous recommandons vivement tant en français qu'en anglais
la lecture de l'ouvrage Initiation à la doctrine des Pères
de l'Église, de l'anglican J. Kelly (Éditions du Cerf,
29 Bld Latour-Maubourg, F-75007 Paris). En réalité, les
témoins de Jéhovah ont choisi les passages dans lesquels
ces Pères prouvent qu'il existe une différence entre le
Père et le Fils, ce que tous les trinitaires acceptent.
Par contre, d'autres textes de tous ces Pères appuient la
doctrine de la trinité. Reprenons donc leurs écrits et vérifions
s'ils s'opposaient réellement à la divinité de Jésus.
Nous citerons d'abord la brochure de la SDTJ et ensuite
d'autres textes qui montrent la pensée réelle des Pères
de l'Église.
I. Justin
Pour la SDTJ:
«Justin
(mort vers 165 de notre ère) a admis qu'avant de venir
sur terre, Jésus était un ange, qu'il avait été créé,
et qu'il était différent du Dieu qui a fait toutes
choses. Il a dit que Jésus est inférieur à Dieu et
qu'Il n'a jamais rien fait que ce que le Créateur (...)
voulait qu'Il dise et fasse.» Doit-on croire à la
Trinité?, 1989, page 7.
Textes de Justin:
« Il
(Jésus) est vraiment Dieu et vraiment homme.»
Contre les hérésies, IV, 453, Initiation, page 156.
Dans son
effort de contrer les hérésies, remarquez que Justin a
grand soin de préciser que Christ est vrai Dieu et vrai
homme, insistant sur la totale Divinité de Jésus mais également
sur son humanité.
«
Étant le Verbe et le Premier-né de Dieu, II est Dieu luimême.»
Première apologie, 63, Initiation, page 107.
«Les
chrétiens adoraient Dieu le Père, le Fils et l'Esprit
prophétique.» Première apologie, 63, Initiation,
page 111
Dans
cette apologie, Justin enseignait que Dieu est digne
d'adoration or chaque personne de la Trinité doit être
adorée.
«Il
(Jésus) est appelé Dieu, II est Dieu et le sera. »
Dialogue avec Tryphon, 58, 9.
Ces
affirmations sont claires et directes. Les témoins de Jéhovah
reconnaissent que pour Justin, Christ est Dieu, voici donc
comment ils l'expliquent:
«
Puisque le fils est né de Dieu, Justin désigne le fils
par (expression «Dieu». II déclare dans sa première
apologie: « Le Père de l'univers a un fils, qui est le
Verbe, premier-né de Dieu et Dieu! La bible, elle aussi,
emploie le titre « Dieu à propos du fils de Dieu. En Esaïe
9:6, il est appelé « Dieu Fort». Mais dans la bible,
des anges, des humains, des faux dieux et Satan sont également
appelés «dieux> » Introduction aux Pères de
L'Église, pages 71-72.
Texte étonnant,
car les témoins de Jéhovah reconnaissent ici que dans la
Bible, le fils de Dieu est appelé «Dieux. Bien que dans
leur logique, Jésus n'est qu'un «dieu» minuscule, au même
rang que les anges, les idoles et Satan.
2. Irénée pour la
SDTJ:
«
Irénée (mort vers 200 de notre ère) a dit qu'avant d'être
un humain, Jésus menait une existence distincte de
celle de Dieu et qu'Il lui était inférieur. II a montré
que Jésus n'est pas égal au seul vrai Dieu, qui est
au-dessus de tous, et auprès de qui il n'y a point
d'autre.» Doit-on croire à la Trinité?, 1989,
page 7.
Textes d'Irénée:
«Il
est vraiment Dieu et vraiment homme.» Adv. Haer.,
IV, 6-7, Initiation, page 156.
Comme
vous pouvez le constater, Irénée à l'instar de Justin
croit fermement dans la totale divinité et humanité de
notre Seigneur.
«Christ-Jésus,
notre Seigneur, notre Dieu, notre Sauveur et notre
Roi.» Adv.
Haer., Initiation, I, 10.
«les
prophètes, les apôtres et l'Esprit lui-même l'ont
proclamé Dieu au sens propre et Seigneur et Roi éternel
et Verbe incarné.» Contre
les hérésies, III, 19, 2.
Irénée
proclame non seulement la Divinité de Christ mais en plus
son éternité et l'incarnation de Dieu. Selon Irénée,
ceux qui ne croient pas ces sublimes vérités sont des hérétiques.
Jamais il n'a nié la Divinité du Christ. En fait, il
s'applique à établir un contraste entre le seul vrai
Dieu trinitaire et les faux dieux des spéculations
gnostiques.
3. Clément
d'Alexandrie
Pour la SDTJ:
«Clément
d'Alexandrie (mort vers 215 de notre ère) a parlé de Jésus
avant son existence humaine comme d'une créature, alors
que Dieu est le seul vrai Dieu, incréé et impérissable.
II a dit que le Fils vient de suite après le Père, seul
omnipotent, mais qu'il ne lui est pas égal.»
Doit-on croire à la
Trinité? 1989, page 7.
Textes de Clément:
«
Aussi le Christ est à la fois humain et divin, dualité
une, Dieu et homme.» Protreptique
I, 7, 1, Initiation, page
Ici
l'enseignement est le même que celui des deux Pères précédents.
Clément confesse que Christ est à la fois Dieu et homme.
«Il
s'est revêtu d'un homme car II est Dieu sans souillure
sous l'aspect d'un homme.» Protreptique
37, 3, Le Pédagogue I, 115, Initiation, p. 162.
«Il
(Jésus) fut rendu égal au Seigneur de l'univers parce
qu'Il est son Fils.» Exhortation aux païens,
10, The Ante-Nicene Fathers, 2:227 et 234
«Le
Père n'a jamais été sans le Fils.» Stromates
5:1, The Ante-Nicene Fathers, 2:444.
Belle
affirmation de l'éternité du Fils. En fait, le Père ne
peut être le Père Éternel que dans la mesure où le
Fils est également éternel.
4. Tertullien
Pour la SDTJ:
«Tertullien
(mort vers 230 de notre ère) a enseigné la suprématie
de Dieu. Il déclara: «Le Père est différent du Fils
(II est autre) en ce qu'il est plus grand, en ce que
celui qui engendre est différent de celui qui est
engendré, celui qui envoie, différent de celui qui est
envoyé. Il dit également: « Il fut un temps où le
Fils n'était pas (...) avant toutes choses Dieu était
seul.» Doit-on
croire à la Trinité, 1989, page 7.
Voici ce
que la Tour de Garde avait écrit plus tôt au sujet de
Tertullien et qui montre ce que celui-ci pense vraiment
concernant la trinité:
«Vers
la fin du deuxième siècle, également, Tertullien, un
écrivain latin, traduisit trias en latin par le terme
trinitas, ou trinité, et c'est ainsi que ce substantif
fut introduit dans les écrits religieux de la chrétienté.
Ce Tertullien fut également le premier à employer le
mot latin persona ou personne pour désigner un seul
individu possédant ses propres qualités particulières
et il parla du Père, du Fils et du Saint-Esprit comme
étant tres personae, trois personnes intelligentes.
Tertullien insista en même temps sur le fait que ces
trois personnes étaient une unité de substance (unitas
substantiae) parce que, selon lui, toutes trois
n'avaient point de commencement, mais existaient de
toute éternité.» La Tour de Garde, ter août
1948, page 227.
Textes de Tertullien:
«Nous
voyons un double état, non pas dans la confusion, mais
dans l'union, Jésus à la fois Dieu et homme en une
seule personne. » Adv. Praxeam 27, 11,
Initiation, page 160.
Tertullien
aussi affirme que Jésus est à la fois Dieu et homme.
«Venant
en troisième à partir du Père et du Fils, tout comme
le fruit issu du rameau vient en troisième à partir de
la racine, la rigoe branchée sur la rivière en
troisième à partir de la source et le point lumineux
terminant le rayon en troisième à partir du soleil.
Lui aussi (L'Esprit) est une personne, si bien que la
Divinité est une Trinité.»
Adv. Praxeam, 8:11,
Initiation, page 123.
Les témoins
de Jéhovah affirment que Tertullien aurait utilisé le
terme «trinité» sans toutefois l'approuver. Pourtant la
lecture du texte précité montre tout le contraire.
Tertullien croit en un Dieu manifesté en trois personnes.
«L'affirmation
du Sauveur: « Le Père et moi nous sommes un», montre
que les trois sont une seule réalité, non pas une
seule personne et cela suggère une identité de
substance et non pas une simple unité numérique.»
Adv. Praxeam 25,
Initiation, page 123. Trinité?, 1989,
Les
affirmations de Tertullien sont une solide apologie du
trinitarisme classique. Il enseigne que les trois
personnes sont distinctes mais de même essence ou nature.
5. Hippolyte
Pour la SDTJ:
«
Hippolyte (mort vers 235 de notre ère) a dit que Dieu
est le Dieu unique, le premier et le seul, Créateur et
Seigneur de tout, de qui rien n'était contemporain
(...) mais Il était un et seul, qui, parce qu'Il le
voulait appela à l'existence ce qui auparavant n'était
pas, comme Jésus, qui fut créé avant de venir sur la
terre.»
Doit-on croire à la
page 7.
Textes d'Hippolyte:
«Christ
est le Dieu au-dessus de tout.» Philosophoumena
10:30, The Ante-Nicene Fathers, page 153.
«Un
homme même s'il ne le veut pas est forcé de reconnaître
Dieu le Père Tout-Puissant et Christ-Jésus le Fils de
Dieu qui étant Dieu devint homme, à qui également le
Père a assujetti toutes choses, Lui excepté et le
Saint-Esprit et ceux-là sont trois.» Contre Noët
8, The Ante-Nicene Fathers 5:226.
«II
n'y a rien de contemporain avec Dieu. Avec lui il n'y
avait personne, mais bien qu'il existât seul, il
existait en pluralité.» Contre Noët, The
Ante-Nicene Fathers 5:227.
Hippolyte
confirme donc que Dieu existe de toute éternité en trois
personnes, et que le Fils, bien que différent du Père,
n'en est pas moins Dieu.
«De
ce fait, il y a à côté du Père, c'est-à-dire de la
divinité même un autre, une deuxième personne tandis
que l'Esprit complète la Triade..» Contre Noët
10, Initiation page 121.
6. Origène
Pour la SDTJ:
«Origène
(mort vers 250 de notre ère) a dit que le Père et le
Fils sont deux substances (...) deux choses pour ce qui
est de leur essence et que comparé au Père, le Fils
est une très petite lumière.» Doit-on
croire à la Trinité? 1989, page 7.
Textes d'Origène:
«En
tant que rejeton du Père, Il (Jésus) procède éternellement
de l'être du Père et participe ainsi à sa Divinité.»
In Io, Commentaire sur St.Jean, II, 11, 16, Initiation,
page 139
Origène confesse l'éternité
du Fils.
«Cependant,
rien dans la Trinité ne peut être appelé plus grand
ou moins grand.» De Principiis 1.3.7.
Les trois personnes sont
donc égales.
«Cependant
nous sommes persuadés qu'il y a trois personnes, le Père,
le Fils et le Saint-Esprit.» In Io,
Commentaire sur St. Jean, II, 10, 75, Initiation, page
138.
«L'adorable
et éternelle Trinité.» In Io, Commentaire sur
St. Jean, VI, 33, 166, Initiation, page 140.
Chaque personne est
digne d'adoration et éternelle.
«Le
médiateur entre le seul Dieu véritable, le Père
ineffable et l'homme n'est pas en dernière analyse
l'homme-Dieu Jésus-Christ, c'est le Verbe qui rétablit
les relations entre la Divinité sans origine et les créatures.»
Contre Celse, II, 64, Initiation, page 166.
Origène
fut considéré comme hérétique non pas tant concernant
la Trinité mais en ce qu'il croyait en la préexistence
des âmes.
Les Pères
de l'Église cités dans la brochure des témoins de Jéhovah
ne sont donc pas opposés à la doctrine de la trinité.
Bien au contraire, ils en sont d'ardents défenseurs.
Remontons donc la filière, et examinons également
l'enseignement des Pères apostoliques sur ce sujet.
7. Clément de Rome:
«Frères,
il nous faut considérer Jésus-Christ comme Dieu et juge
des vivants et des morts.»
2ème épître
aux Corinthiens, I, 1, page 127, Les Pères Strasbourg.
8. Ignace dAntioche:
«J'ai
accueilli en Dieu votre nom bien-aimé, que vous vous êtes
acquis par votre naturel juste, selon la foi et la
charité dans le Christ-Jésus notre Sauveur, imitateurs
de Dieu, ranimés dans le sang de Dieu.» Lettre
aux Éphésiens I, 1, page 156, Les Pères Apostoliques,
117
«Car
notre Dieu, Jésus-Christ a été porté dans le sein de
Marie selon l'économie divine.» Lettre
aux Éphésiens, XVIII, 2, page 165, Les Pères
Apostoliques
«L'église
bien-aimée et illuminée par la volonté de celui qui a
voulu tout ce qui existe, selon la foi et l'amour de Jésus-Christ
notre Dieu.» Lettre aux Romains,
I, 1-3, page 185, Les Pères Apostoliques.
«Je
rends grâces à Jésus-Christ Dieu qui vous a rendus si
sages.» Lettre aux
Smyrniotes, I, 1, page 203, Les Pères Apostoliques
«Je
souhaite que vous vous portiez toujours bien en notre
Dieu Jésus-Christ.» Lettre
adressée à Polycarpe, VIII, 3, page 220, Les Pères
9. Polycarpe:
«C'est
pourquoi pour toutes choses je te loue, je te bénis, je
te glorifie par le Grand Prêtre Éternel et céleste Jésus-Christ...»
Le martyre de Polycarpe, XIV, 3, page
253, Les Pères
«Car
Lui, nous l'adorons parce qu'Il est le Fils de Dieu.»
Le martyre de Polycarpe, XVII, 3, page 255, Les Pères
Apostoliques.
«Nous
vous souhaitons bonne santé, frères, marchez selon l'Évangile
dans la Parole de Jésus-Christ, avec lui gloire à Dieu
le Père et au Saint-Esprit pour le salut des saints élus.»
Le martyre de Polycarpe, XXII, 1, page 258, Les Pères
Apostoliques
10. Méliton de
Sardes (170 de notre ère)
«
Le Seigneur, étant Dieu, revêtit l'homme, souffrit
pour celui qui souffrait, fut enchaîné pour celui qui
était captif, fut jugé pour le coupable, fut enseveli
pour celui qui était enseveli.»
Homélie pascale adressée à Marc-Aurèle,
65-66, 100-103,
Tous ces
Pères ont mis en évidence la totale Divinité de celui
que les témoins de Jéhovah cherchent à abaisser. Le
Concile de Nicée (325) fut l'aboutissement logique de
toutes ces réflexions
sur la personne de Jésus. Pourtant, nous croyons en la
totale Divinité de notre Seigneur Jésus-Christ non pas
tellement à cause du témoignage des Pères mais grâce
à l'enseignement de la Parole de Dieu. Que ces Pères
aient ébauché la doctrine trinitaire en tâtonnant est
totalement vérifiable. En fait, par leurs discussions,
ils ont préparé le Concile qui allait concrétiser ces
enseignements.
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